La mise en place d’outils de contrôle

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     21/09/17    
mise place outils controle

Gérer une hyper croissance n’est pas toujours simple. Des indicateurs spécifiques existent pour mieux piloter son entreprise. Mais quels sont ces outils au juste ?

Les indicateurs de performance

Le KPI (Key Performance Indicators) ou ICP (Indicateurs Clés de Performance) regroupe l’ensemble des indicateurs délivrant des métriques business. Fréquemment utilisé en web analytique, il consiste à mesurer l’efficacité globale des actions marketing. Il peut s’agir du suivi de la quantité des stocks, du nombre d’abonnés newsletter, de celui de formulaires remplis, de commandes effectuées, de produits en production, de points de vente ouverts, de catalogues demandés, de chiffre d’affaires généré… Ce type d’informations clés permet de surveiller et de maîtriser chacun de ces indicateurs mais surtout de savoir si vous êtes dans la bonne direction ou non. Il détecte rapidement une mauvaise performance et vous permet de rectifier le tir en anticipant les effets sur la trésorerie future. Si vous voyez, par exemple, que vos ventes sont insuffisantes ou plus lentes qu’escomptées, peut être devrez-vous diminuer vos dépenses.

Les indicateurs de gestion

Le premier indicateur fait référence à la trésorerie. Il s’agit de répondre à une question simple : avez-vous suffisamment de trésorerie pour assurer la pérennité de votre entreprise ? Une structure qui connaît le succès se doit de détenir une trésorerie solide. Sauf exception, il n’est pas rare que plus on vous fasse de commandes, plus vos achats, afin de satisfaire la demande, augmentent. De nombreuses sociétés qui connaissent un vif succès se retrouvent paradoxalement… à court de trésorerie. Les indicateurs du type « cash flows » délivrent des indications sur trois flux de trésorerie : le BFR (Besoin en Fonds de Roulement), calculé en soustrayant les ressources stables aux emplois stables ; des investissements ; et des flux de financement. Les cash flows permettent d’anticiper les besoins en trésorerie et doivent être suivis rigoureusement. L’évidence, en matière de comptabilité, reste de connaître le compte de pertes et profits, en anglais, « P&L » (Profit and Loss). Il se définit comme une analyse comparative entre l’ensemble des revenus et des charges engagés par la société au cours d’un exercice comptable. Appelé communément « compte de résultat », celui-ci permet de mesurer l’écart entre ce qui était prévu par le business plan et la réalité comptable. Les produits et les charges y sont croisés mois par mois. L’enjeu demeure de savoir si l’exploitation fait gagner ou non de la trésorerie afin de pouvoir par la suite réagir en conséquence.

La base de données clients

Du côté des autres indicateurs, il existe des données propres à ses clients. Parmi elles, celles dites internes regroupant notamment les données personnelles, qu’on peut diviser en trois sous-catégories. Les données dites de contact servent à établir une prise de contact avec un internaute grâce à une adresse e-mail, un numéro de téléphone ou encore un simple pseudo sur les réseaux sociaux. Complémentaires, celles identitaires, telles que le nom ou l’âge, permettent d’en savoir plus sur l’internaute en question. Enfin, les données comportementales suggèrent l’idée de connaître le comportement qu’un internaute adopte, comme ses habitudes de connexion, d’achats… Autant de données pertinentes et non négligeables, particulièrement pour les entreprises positionnées sur le web.

Une collecte clients nécessaire

Avant de pouvoir correctement traiter l’ensemble de vos informations et analyser le fonctionnement de votre entreprise, il faut d’abord les collecter. Si les différents indicateurs vus précédemment s’avèrent essentiels, les données clients représentent, elles aussi, un élément clé pour mieux comprendre l’évolution de votre business. Pour progresser, vous devez connaître leurs habitudes de consommation et adapter votre produit ou service selon des besoins qui peuvent évoluer. Il existe plusieurs méthodes pour collecter toutes ces données. Ces dernières varient selon la stratégie de votre entreprise, le degré de précision souhaité, le type de variable… Quoi qu’il en soit, elles demeurent indispensables si votre start-up grandit et devient scale-up. à titre d’exemple, prenons le cas des entreprises du web. Pour ces dernières, cette collecte constitue le moyen d’obtenir des informations, basées sur des données sociodémographiques et comportementales, sur les visiteurs de leur site internet ou de leurs pages présentes sur les réseaux sociaux. Il est question d’identifier l’influence, ou plutôt les forces mais aussi les faiblesses de son discours marketing et commercial. Ces données permettent notamment d’améliorer la performance des campagnes e-mailing ou la sortie de nouveaux produits. 

La récupération de données externes 

Qu’il s’agisse de rapports financiers, de données personnelles issues de réseaux sociaux, d’avis clients sur les différentes plateformes sociales, d’information de contact par le biais d’annuaires en ligne, des données d’un marché existant dans des organismes tels que celui de l’Insee ; les données externes demeurent essentielles. Disponibles publiquement ou bien de manière payante, elles renseignent également sur l’actualité d’autres entreprises concurrentes, relayée dans des communiqués de presse ou autres sources d’information, principalement en ligne. Ce type de données constituent le moyen de connaître le niveau de croissance de ses concurrents, d’en savoir plus sur les sorties de leurs nouveaux produits ou services, leurs réussites ou échecs pour des projets spécifiques,… Autant d’éléments utiles pour vous adapter en conséquence des évolutions de votre marché, et mieux vous positionner sur votre secteur. 

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