Le VRM (Vendor Relationship Management) ou le monde à l'envers !

Jean-Michel Gobet     07/06/13    
Vendor Relationship Management

Un nouveau concept tente d'émerger autour de la relation de chacun avec les marques et les services. Ce concept s'appelle VRM ce qui signifie Vendor Relationship Management. La proximité avec le terme CRM est voulue : le VRM c'est l'inverse du CRM. Tout comme le CRM sert à un marchand, un opérateur ou même une marque à gérer ses clients, le VRM sert à un individu à gérer les vendeurs et autres services qu'il utilise.

Oui le VRM ça existe !

Tout d'abord cela n'est pas un canular : VRM est bien dans wikipedia et dispose aussi d'un site de référence (http://cyber.law.harvard.edu/projectvrm/ en anglais celui ci) et d’un gourou Doc Searls, dont vous pouvez lire la bio sur son blog (ici: http://blogs.law.harvard.edu/doc/about/).

Ensuite, cela peut sembler injouable, surtout pour ceux qui ont côtoyé de près un CRM : sa mise en œuvre est un travail significatif et son utilisation nécessite des procédures et des formations, au final utiliser un CRM n'est vraiment pas quelques chose que l'on se souhaite en rentrant le soir du travail.

Mais il faut prendre cette notion sous deux angles différents :

Tout d'abord le propos du VRM n'est pas de fournir un super intendant à chacun, lui permettant depuis son ordinateur, sa tablette ou même son smartphone de gérer l'ensemble de sa vie commerciale. Le propos du VRM est plutôt de fournir des micro-outils simplifiant cette vie quotidienne comme Azigo (https://azigo.com/my/) ou Onecub (http://www.onecub.com/) par exemple qui vous fournissent des emails et un contexte pour mieux interagir avec les marques (et arrêter de se faire spammer accessoirement), greenbureau (http://greenbureau.fr/) qui centralise les factures de tous vos fournisseurs de services ).

Ensuite le VRM doit aussi se voir sous l'angle plus large de la désintermédiation, c'est-à-dire la possibilité que donne Internet à chacun à se réapproprier une partie de la chaine de valeur du commerce ou des services: avec Airbnb on peut être loueur, avec eBay ou Amazon on peut être vendeur, avec Wengo expert, etc…

En conclusion, nous pouvons dire que malgré tout, le VRM est assez défensif finalement, plus focalisé sur la privacy (la protection de la vie privé et le contrôle de son (ses!) cloud. Assez peu de services ont véritablement émergés autour du VRM et c'est finalement assez dommage.