Top et flop des secteurs en vogue ou en perte de vitesse

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     30/05/16    
top flop secteurs vogue ou perte vitesse

Quels sont les secteurs économiques les plus en forme ces dernières années ? à l’inverse, quels sont ceux en perte de vitesse ? La rédaction vous livre son classement.

TOP

La vente d’articles sportifs

Le sport allié au commerce forment la combinaison gagnante de ce top. Les Français le pratiquent de plus en plus et revêtent donc plus fréquemment leur survêtement, même pour aller marcher. Les clubs comptaient déjà pas moins de 16,2 millions de licenciés en 2008. Le vélo, la natation et la plongée arrivent en pôle position des sports les plus exercés. Avec cet engouement, le « sportswear » réalise un chiffre d’affaires en constante évolution. Ce chiffre a même doublé entre 1996 et 2006. De nouvelles enseignes et de nouveaux concepts voient régulièrement le jour tout comme de nouveaux projets de magasins associant produits et zones de pratiques sportives … 

La restauration rapide

Les Français sont adeptes de la restauration rapide ! 9,6 % d’entre eux optent pour elle le midi et 29,7 % se font livrer au bureau. La restauration rapide se divise en fast-food à l’américaine, sandwicheries - viennoiseries - pâtisseries, livraison à domicile ou au bureau, l’ethnic-food et le bio. Fini les serveurs, la vaisselle à laver avec la restauration rapide, tout demeure plus simple. Le prix attractif reste un argument de choix. En 2008, les 25 000 établissements existants réalisaient un chiffre d’affaires global de 7 milliards d’euros, soit près de 15 % du chiffre d’affaires total de la restauration. De 2008 à 2013, il continue son augmentation. Chaque année, ce secteur crée entre 5 000 à 10 000 emplois. 

La santé connectée

Au sein des objets connectés, le domaine de la santé fait fureur. De grands groupes comme Google, Apple et Sony s’en sont emparés. Si tous les produits ont pour objectif de vous faciliter la vie, ils servent avant tout un but. Ils améliorent votre bien-être au quotidien. Ce secteur sert autant à prévenir un patient d’un danger qu’à le suivre dans l’évolution de sa maladie. Ils assurent alors le suivi de votre cure ou de votre médication et modifient le lieu de soin et la prise en charge du malade. La santé connectée ne se limite pas aux simples gadgets mais englobe : la télémédecine, l’e-santé et l’ensemble du numérique en termes de santé. 

Les applications mobiles

Selon un rapport de la Commission européenne,  publié en 2014 : ce secteur « parti de zéro, est devenu en moins de 5 ans le champion de l’économie numérique ». En Europe, le secteur des applications mobiles offre des opportunités de travail à un million de développeurs informatiques et 800 000 autres personnes dans des fonctions commerciales et de support. Ce secteur totalise 25 % de croissance par an en moyenne. D’après les prévisions de la Commission européenne, d’ici 2018, les applications mobiles pourraient générer 5 millions d’emplois et atteindre un chiffre d’affaires global de 63 milliards d’euros. L’amélioration des services de haut débit sans fil (4G) est également prévue. 

Le vélo 

L’année 2013 totalisait 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires dans le secteur du vélo, englobant le vélo électrique, avec une hausse de 3,1 % par rapport à 2012. Ce secteur vendait 2,8 millions de ces produits en 2013. 410 000 vélos à Assistance Electrique (VAE) ont également été commercialisés en Allemagne contre 56 000 en France. Le secteur des VAE semble d’ailleurs en pleine expansion. Un succès mérité pour ces produits légers et silencieux qui, même s’ils ne dépassent pas les 25 km à l’heure, révolutionnent la manière dont les consommateurs se déplacent dans les zones urbaines. Le coût des VAE (840 euros en moyenne en 2013) reste un frein à son expansion, mais la prise de conscience écologique a tendance à faire de ce secteur un domaine en vogue.

FLOP

Le commerce de détail d’habillement

Avec la crise, le pouvoir d’achat des consommateurs a diminué en France. Les Français portent plus d’attention aux prix et attendent les soldes et les promotions pour investir, où les marges pour le commerçant restent moindres. L’e-commerce et les grandes enseignes mettent également à mal les plus petites structures qui sont obligées de mettre la clé sous la porte. En 2012, 48 % des clients ont acheté leur produit en ligne. La charge des loyers, toujours aussi élevés, pèse également sur ce secteur, qui n’a bien souvent plus les moyens de payer le coût de son emplacement. Le chiffre d’affaires du secteur est lui aussi en perte de vitesse. En 2010, il ne représentait qu’un dixième du chiffre d’affaires global du commerce de détail. Un piètre résultat. 

L’artisanat

Le secteur artisanal continue sa chute libre en 2015. Selon une récente enquête menée par l’Union Patronale Artisanale, le chiffre d’affaires des entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité aurait reculé de 2,5 % au premier trimestre de l’année, une tendance qui ne fait que s’accentuer depuis maintenant trois bonnes années. Tous les secteurs sont impactés, des travaux publics (-10,5 %) aux services (-2 %) en passant par le bâtiment (-3 %) et l’hôtellerie-restauration, la fabrication et l’alimentation (-1,5 %). Conséquence : l’artisanat fait face à une pénurie de main d’oeuvre, ce qui n’encourage pas l’amélioration de la santé économique du secteur.

L’agriculture

La méthanisation à la ferme, c’est-à-dire le processus naturel biologique de dégradation de la matière organique en absence d’oxygène, reste le frein majeur au développement de l’agriculture. Ce procédé demeure indispensable à ce secteur. Bien que les textes réglementaires et les tarifs ne constituent pas le problème essentiel, leur mise en place se révèle parfois bien compliquée. Le véritable souci concerne certaines cultures, à vocation purement énergétiques, qui ne sont pas adaptées à cette méthode. Le statut des digestats, sorte de déchets, reste également à clarifier. En se regroupant, les acteurs de la méthanisation devraient être plus forts. 

L’édition

Ce n’est un secret pour personne : le tout numérique a eu un impact important sur la santé du secteur de l’édition. Les tablettes et les liseuses sont en passe de remplacer les livres, internet regorge de magazines et de support de presse... Le papier est-il réellement mort ? Face à cette révolution numérique, la presse papier et magazine semble avoir (tardivement) intégré la nécessité de se réinventer, et nombreux sont les groupes de presse à chercher à renouveler leur business model. Mais force est de reconnaître que les ventes s’effritent, notamment dans les kiosques. Les journaux voient également leur chiffre d’affaires diminuer car ils perdent le budget jadis dédié aux petites annonces, désormais disponibles sur les pure players. La Commission européenne a même émis le souhait de passer au tout numérique pour tout le culturel. Le frein ? Les droits d’auteur. Une fois cet obstacle levé, adieu beaux livres papier. 

L’immobilier

En 2008, le nombre de créations d’entreprises dans l’immobilier baissait de - 3 % face à une hausse de + 3 % en 2007. Les promoteurs restent de moins en moins sereins. Les ventes de logements neufs et d’occasions ont connu une forte diminution. à Paris, les prix des biens immobiliers se sont stabilisés sur une fourchette assez haute : de 9 500 € à 12 000 €/m² dans le 8e arrondissement. Autant d’éléments inquiétants qui n’encouragent pas l’entrepreneuriat dans ce secteur. En 2014, cette pénurie s’étend à l’immobilier de luxe que les agents pensaient intouchable. Les transactions et les prix chutent fortement dans les grandes villes françaises : Bordeaux, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Nantes,...

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