Les tendances à prendre en compte

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     17/12/15    
tendances prendre compte

Pour être un entrepreneur à la page, il reste nécessaire de s’informer des nouvelles tendances qui se dessinent. Zoom sur quelques-unes d’entre elles.

S'intéresser aux nouvelles tendances peut s’avérer utile pour le développement de votre entreprise. Elles peuvent influencer vos décisions stratégiques voire vous amener à modifier complètement votre business model. Avant d’être dépassé par elles et de voir votre offre devenir obsolète, vous devez les connaître.

Un monde de l’internet et des réseaux sociaux

Comment ne pas commencer par ce point ? Le monde est de plus en plus connecté à Internet. Pour preuve, selon une étude de We Are Social, on comptait en 2014 plus de 2,4 milliards d’internautes sur 7 milliards d’habitants. Les réseaux sociaux ne sont pas en reste avec 1,8 milliard d’utilisateurs. Si le monde est connecté, la France l’est également avec pas moins de 81 % de la population française (54 millions d’internautes) et 68 % des français inscrits sur un réseau social. Ils passent en moyenne plus de 4h par jour sur Internet et environ 1h30 sur les réseaux sociaux. Alors ne pas prendre en compte Internet serait se priver d’un moyen d’être visible et de vendre plus. Si disposer d’un site marchand n’est pas forcément nécessaire suivant le produit, une présence peut s’avérer être un véritable avantage notamment pour élargir le rayon d’action de l’entreprise.

L’importance des données 

Si Internet demeure constamment présent dans le quotidien des français, une expression est réellement devenue à la mode ces dernières années : il s’agit du « big data » ou littéralement  « mégadonnées ». La croissance des données stockées se révèle particulièrement impressionnante. Ainsi de 1,2 zettaoctets stockées en 2010, elles sont passées à 2,8 zettaoctets en 2012 et devraient s’élever à 40 zettaoctets en 2020. Ces données peuvent être de nombreuses natures et de formats différents. Elles sont déjà utilisées par exemple pour les prévisions météorologiques. Mais gérer l’ensemble des données constitue un véritable challenge pour les entreprises qui doivent en analyser de plus en plus afin d’approfondir leurs connaissances afin de mieux comprendre leur clientèle ainsi que leurs prospects. Certains avancent même qu’il sera possible de prédire l’avenir par l’analyse des données liées aux comportements. 

S’adapter à un client « acteur » 

Le client étant de plus en plus volatile dans un monde où la concurrence fait rage, les marques sont invitées à se pencher sur la personnalisation de leur offre, à l’image de Coca-Cola et M&M’s qui permettent de créer un produit qui ressemble à son client. Il n’est plus passif et s’attend de plus en plus à être associé aux décisions de la marque. Son implication dans la vie globale de la société est facilitée par l’apparition de nouvelles technologies permettant de prendre en compte son avis à tout moment. étant celui qui l’utilise et l’achète, il représente généralement un excellent conseiller pour l’entreprise dans le but de l’améliorer et vous faire prendre une longueur d’avance. Alors pourquoi le négliger ?

Des méthodes de vente différentes 

Une pléthore de nouvelles méthodes de vente toutes plus innovantes les unes que les autres sont apparues ces dernières années. Parmi elle, les pop-up stores ou magasins éphémères qui représentent des boutiques qui sont ouvertes à très court terme. Contrairement aux magasins traditionnels, l’objectif demeure rarement la vente immédiate de produits. Ces derniers permettent en général de célébrer les moments forts de l’entreprise comme un lancement de produit ou encore d’écouler des stocks sans affecter les points de diffusion habituels. Les pop-up stores peuvent servir à tester un quartier ou encore une zone de chalandise avant de s’y installer et les avantages de cette technique sont nombreux : notoriété accrue, présence médiatique, coûts réduits car sur une période délimitée, durée de l’engagement diminuée,… Une technique notamment utile si vous n’êtes présent que sur Internet. 

L’ultra-connectivité 

Si le monde est de plus en plus connecté à Internet et aux réseaux sociaux, il l’est de bien des manières différentes. Les mobiles et tablettes représentent d’excellents moyens de rester connecté. Selon le CREDOC, 74 % des français « disposent d’une solution pour se connecter en mobilité » (en croissance de 50 % sur les deux dernières années). Mais ce n’est pas tout, les objets connectés apparaissent en ce moment et sont à l’origine de nombreuses opportunités : montres connectées, balances, réfrigérateur, … tout y passe. Il y aurait actuellement plus de 15 milliards d’objets connectés dans le monde et ce nombre devrait s’élever, selon une étude menée par Gartner et l’Idate, à environ 80 milliards en 2020. Cette croissance explique que de nombreux fleurons des technologies investissent en masse dans ces objets. Si l’Institut GFK  prévoit un chiffre d’affaires pour ce secteur de 400 millions d’euros en 2015, il devrait rapidement augmenter.

Une influence de l’image

Le développement des nouvelles technologies de partage de l’information a fortement contribué à la diffusion de nouveaux formats tels que la vidéo et la photo. Le manque de temps dans un monde trop rapide où il y a beaucoup d’informations a entraîné une lecture qui se veut de plus en plus rapide et sur des formats de plus en plus compacts. L’écrit devenant de plus en plus abrégé (parfois à outrance), l’expression « une image vaut mille mots » prend de plus en plus de sens. Quelques chiffres pour étayer notre propos ? Une information véhiculée par l’image se rend 60 000 fois plus rapidement au cerveau. Les entreprises utilisant les infographies pour augmenter le trafic sur leur site (12 % par rapport à celles qui n’en utilisent pas même s’il ne faut pas négliger le référencement tout de même). Par ailleurs, les mentions « j’aime » sont supérieures pour les images que pour les textes. 

La robotique notamment domestique

La robotique devrait également devenir l’un des enjeux de l’avenir  pour les entreprises. Presque tous les domaines devraient être affectés par celle-ci et les robots existent déjà dans les usines, l’exploration spatiale, la réalisation autonome de travaux ménagers (le fameux aspirateur) ou l’assistance à la personne. Les mythes de robotiques humanoïdes n’ont jamais paru aussi proches et réels notamment quand on regarde les dernières innovations dans le domaine, certains robots pouvant être confondus physiquement avec des humains. L’intelligence artificielle a elle aussi connu une progression et rendu plus que probable la présence des robots dans le quotidien des foyers même si leur acceptation sera difficile dans un premier temps et que l’adaptation à un environnement varié n’est pas encore une chose acquise. 

Une économie de partage 

Si la crise a affecté les portefeuilles de nombreux français, elle a aussi contribué à une modification des usages. De nombreuses sociétés comme BlaBlaCar ou encore AirBnb basées sur le partage plus que sur l’acquisition sont apparues et permettent à chacun de faire des économies. Elles favorisent parfois les échanges entre les individus. 

La santé et le vieillissement de la population 

La population vieillit rapidement. Chaque année, la longévité s’allonge d’un trimestre. Selon l’Insee et en supposant que les tendances démographiques restent identiques, en 2050, « un habitant sur trois devrait être âgé de 60 ans ou plus contre un sur cinq en 2005. » Si le vieillissement de la population semble inéluctable, la santé devrait être également un des secteurs tendances à venir, qui devrait se développer. Les modalités de consommation devraient également changer pour s’y adapter à. Déjà dans certaines zones géographiques, on voit apparaître des supermarchés « adaptés » aux personnes âgées proposant par exemple des allées plus larges ou des caddies spécialisés. De nombreux objets sont repensés pour prendre en compte ce changement.

Des expertises de plus en plus présentes  

Sujet particulièrement sensible en France, la remise en cause du modèle salarial actuel fait rage dans les débats. La crise et la compétition mondiale entraînent une remise en cause du modèle dans certaines entreprises qui privilégient de plus en plus les nouvelles solutions externes à l’entreprise. Si on espère qu’il ne s’agit que d’une situation temporaire liée aux difficultés actuelles, le développement de l’ « auto-salariat » s’est développé. Certains avancent même qu’il s’agirait de la règle qui va prévaloir à l’avenir. Une nouvelle modalité de fonctionnement à prendre en compte par les entreprises ? De nombreuses autres opportunités et tendances restent à prendre en compte comme le fait que la mondialisation a entraîné un besoin de proximité de plus en plus fort, que les clients sont de plus en plus exigeants au niveau du respect de valeurs, ou encore de nouveaux business models basés sur une entrée gratuite (pour ne pas citer que facebook par exemple) et qui trouvent d’autres méthodes de rentabilité. 

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