Ces start-up vertes qui préservent l’environnement

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     27/09/18    
start up vertes preservent environnement

Le monde se soucie plus que jamais de notre impact sur l’environnement. L’écologie est devenue une tendance qu’il est bon d’adopter et le développement durable un enjeu fondamental d’aujourd’hui et de demain. Pour préserver cet écosystème, les start-up se mettent, elles aussi, à s’interroger sur l’avenir de notre belle Planète bleue. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le vert est à l’honneur.

Éclairer sans électricité grâce à la bioluminescence 

« Glowee, c’est la mer qui nous éclaire. » Cofondée en 2014 par Sandra Rey, Geoffroy de Bérail et Samuel Juillot, cette start-up produit de la lumière sans utiliser d’électricité grâce au phénomène de la bioluminescence. Cette réaction chimique est en effet possible avec certains organismes marins notamment tels que des poissons, des algues, des méduses, des calamars ou encore des crevettes. Après avoir manipulé des bactéries qui sont ensuite mélangées à des nutriments, le mélange obtenu, à l’état liquide ou de gel, est par la suite enfermé dans une coque en résine organique, dont la taille varie selon l’intensité et la durée de lumière souhaitées. Faisant partie des start-up ambassadrices de la French Tech à la COP21, Glowee (qui provient de l’anglais « glow », qui signifie « lueur », en français, ndlr), a pour ambition de révolutionner l’éclairage urbain en limitant son impact environnemental. « À nos débuts, cette lumière ne durait que quelques secondes. L’année dernière, on est parvenus à la prolonger jusqu’à 48 heures et ces dernières semaines, on a atteint les 72 heures. Soit trois jours de lumière en continu », lance avec enthousiasme Sandra Rey. Un concept prometteur donc.

ILEK, le « 1er fournisseur d’électricité verte et locale »

Toujours dans une logique de développement durable, ILEK se place comme la première plateforme de vente et d’achat d’électricité 100 % renouvelable. La start-up toulousaine lancée à la fin de l’année 2016 propose aux consommateurs de choisir l’origine de l’électricité qu’ils utilisent, à savoir hydraulique, éolienne ou solaire. Tout a commencé à partir d’un simple constat : 32 millions de foyers utilisent l’électricité en France mais 87 % sont desservis par le fournisseur EDF. Or, 20 % de la production globale d’énergie provient du renouvelable et les modes de consommation prônent la valorisation du territoire et donc la proximité. D’où le choix, pour ILEK, de se tourner vers l’énergie verte et locale. « Il s’agit d’améliorer l’accès à l’énergie locale pour des milliers de Français et, demain, des millions d’Européens », explique son fondateur, Julien Chardon. Cet outil de mise en relation entre producteurs et consommateurs se voit par ailleurs doté d’un logiciel capable d’analyser et d’optimiser en temps réel la quantité d’électricité consommée. Et le concept semble déjà convaincre : « J’ai choisi de soutenir un producteur d’électricité renouvelable situé à 5 km de chez moi sans même savoir qu’il y avait un producteur aussi près de chez moi. Je participe donc à son développement », témoigne fièrement l’une des utilisatrices de la plateforme.

OptiMiam, l’application anti-gaspillage alimentaire

L’achat du « juste à temps » : un bon moyen de réduire le gaspillage alimentaire. La start-up à l’origine du concept compte déjà plus de 150 000 utilisateurs et 700 commerçants partenaires. Lancée en 2014 par Raodath Aminou, Alexandre Bellage et Meddy Menzikoff, OptiMiam géolocalise les consommateurs afin de leur proposer des offres proches de chez eux et pouvant aller jusqu’à 70 % de réduction. « Nous offrons en moyenne 40 % de rabais mais cela peut aller de 25 à 80 %. Il y a de bonnes affaires toute la journée mais surtout après le déjeuner et en fin de journée », affirme Raodath Aminou. Comment ça marche ? Quotidiennement, les commerçants mettent à jour leur inventaire en ligne. Ces derniers y indiquent alors leurs surplus alimentaires en promotions. Pour le consommateur, c’est l’occasion de profiter de produits frais à prix réduits. « Chez OptiMiam, on est convaincu que la nourriture, c’est fait pour être mangé et non jeté ! C’est pourquoi nous avons décidé de créer une solution innovante à l’heure du numérique pour donner plus de marge de manœuvre aux commerces de proximité alimentaires afin qu’ils puissent vendre à temps leurs produits frais », précise Alexandre Bellage. Gratuite pour les particuliers, l’application se rémunère grâce aux abonnements souscrits par les professionnels. Alors qu’elle compte déjà Subway, Le Fournil de Paris ou encore Carrefour City, OptiMiam entend bien élargir sa liste de commerçants.

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