Le secteur des véhicules autonomes, une course sans merci

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     25/04/18    
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Le monde évolue et la technologie y participe grandement. Dans la plupart des films, le futur est représenté avec des voitures volantes mais les préoccupations actuelles se focalisent essentiellement sur les voitures autonomes. Ce secteur en pleine expansion est encore en phase de test mais suscite l’attention et l’intérêt des consommateurs. 

L'autonomie d'un véhicule, kesako ? 

Bien que la voiture autonome fasse parler d’elle, il existe différents niveaux d’autonomie en fonction de ce que peut réaliser le véhicule. Pour déterminer une autonomie totale, il doit être piloté uniquement avec une intelligence artificielle. Avec des capteurs et un programme intelligent, il sera capable d’éviter toute collision avec des objets ou encore des piétons. Les programmes des constructeurs automobiles sont étudiés pour que le véhicule puisse s’adapter en toutes circonstances. Pour le moment, les voitures disponibles sur le marché peuvent accompagner les conducteurs dans leurs trajets mais ceux-ci doivent encore rester attentifs au volant. Les entreprises s’essayent à l'autonomie complète, mais rarement dans un environnement urbain où le véhicule pourrait rencontrer des véritables difficultés. 

Pour déterminer la capacité d’autonomie, il existe un tableau avec 5 niveaux différents : le niveau 0 concerne les véhicules sans aucune automatisation, le niveau 1 nécessite une assistance à la conduite avec la régulation de vitesse ou le changement de voie, le niveau 2 propose des véhicules où plusieurs fonctions sont régies par une automatisation mais la conduite s'effectue encore par un conducteur. À partir du niveau 3, l’autonomie est envisagée, puisque la personne doit seulement rester attentive au cas où elle devrait reprendre la main sur le volant. Quant au niveau 4, le passager n'a plus la nécessité de rester à l'affût. Et l'automatisation totale s'effectue réellement au niveau 5.

Une commercialisation relativement faible

Si les marques tentent de viser les niveaux 4 et 5, les véhicules autonomes atteignent pour le moment seulement le niveau 3 en zone urbaine et le niveau 4 sur des circuits fermés. Des marques comme Audi ou Tesla ont commercialisé dernièrement des véhicules de niveau 3 et restent relativement marginales. Les constructeurs tous passionnés par l’arrivée des nouvelles technologies, souhaitent tous inclure une intelligence artificielle au sein de leur nouveau véhicule mais cela reste tout de même complexe pour l'instant. Pourtant qualifié de véhicule autonome, le niveau 3 demande tout de même de la concentration et de la vigilance de la part du conducteur. 

Les grands acteurs du secteur

En pleine folie, le secteur ne cesse de se développer, toutes les marques travaillent sur leurs intelligences artificielles tout en réalisant des tests régulièrement pour juger de l’efficacité de leur voiture autonome. Les plus connues restent les pionnières des voitures haut de gamme, mais la folie ne s’arrête pas là. Aux Etats-Unis, par exemple, 27 entreprises ont demandé un permis pour réaliser des tests pour leurs véhicules autonomes. En France, certaines voitures se baladent dans Paris, dernièrement un Range Rover équipé de la technologie Valeo a traversé la place de l’Etoile à plusieurs reprises. Toujours accompagnées pour le moment d’un conducteur vigilant, elles connaissent différentes phases de tests pour apporter des innovations aux technologies. 

Dans cette course, Tesla ou bien Volvo demeurent sur le devant de la scène mais les productions françaises réalisent elles aussi leurs tests. Renault a, par exemple, testé la technologie Callie sur son modèle électrique ZOE qui permet d’éviter brutalement des obstacles avec la même facilité que les pilotes de courses. Son concurrent PSA effectue aussi régulièrement des tests. Le constructeur souhaite tester une communication entre véhicules (V2V) afin qu’ils se préviennent mutuellement des dangers sur la route pour envisager ou non des possibles dépassements, ou aider les services de secours à circuler plus rapidement. 

Des nouveaux arrivants pour d'autres technologies

La voiture autonome n’attire pas que les constructeurs automobiles, d’autres entreprises spécialisées dans l’informatique y voient aussi un marché fructueux. Nvidia, une entreprise connue principalement pour ses cartes graphiques très évoluées, a annoncé en Janvier 2018 qu'elle allait travailler avec Uber et Volkswagen sur les programmes d’intelligence artificielle. Les entreprises de l’automobile pour réussir leur pari de rendre la voiture autonome font régulièrement appel à des entreprises du numérique et de la technologie. Il en va de même pour les géants qui voient aussi la possibilité de se positionner sur ce marché, comme Apple ou encore Samsung. Comme la voiture autonome de niveau 4 permettra au passager de se laisser conduire d’un point A à un point B sans rien faire, les géants souhaitent devenir des pionniers en matière d’interfaces au sein des voitures. Les véhicules autonomes deviendront un lieu propice au divertissement et bien des entreprises l’ont compris. 

Un problème de sécurité 

La voiture autonome selon les experts devrait faire chuter le nombre d’accidents mortels sur les routes. Son développement et les nombreux tests laissent encore les spécialistes perplexes. Bien que des essais soient effectués chaque jour, les voitures commercialisées possèdent seulement un niveau 3 engendrant parfois des accidents comme dernièrement aux Etats-Unis. Deux accidents mortels se sont produits à quelques mois d’intervalle. Le premier concernait un véhicule de niveau 3 de la marque Volvo pour l'entreprise Uber, provoquant un accident mortel en renversant un piéton. Quant au second, il s’agit d’un véhicule Tesla qui n’a pas pris en compte un obstacle et a tué alors le conducteur. 

Le secteur de la voiture autonome ne cesse de fasciner. Les constructeurs du monde entier se livrent une bataille sans merci, pour tenter d’être les pionniers sur le marché. Malgré des tests récurrents et de larges recherches, les véhicules restent encore semi-autonomes et demandent une réelle vigilance. Ce secteur questionne bien des spécialistes d’un point de vue juridique, afin de savoir qui pourra être rendu responsable lors d’un accident impliquant des voitures autonomes. Un changement qui pourrait bien impacter le secteur de l’assurance. 

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