Ce qu'il faut savoir sur la liquidation judiciaire

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     21/09/14    
Ce qu il faut savoir sur la liquidation judiciaire

En principe, la liquidation judiciaire constitue une procédure correspondant à la mort économique de l’entreprise. Seul le tribunal peut déclarer la liquidation judiciaire d’une entreprise. Le juge prend généralement cette décision lorsqu’il constate que la société ne peut plus payer ses dettes. Ainsi, l’entreprise se trouve obligée de se mettre en situation de cessation de paiements.

Les conditions d’ouverture

Pour procéder à une demande de liquidation judiciaire, le demandeur doit répondre à certaines conditions. Ainsi, il doit déposer sa demande au greffe du tribunal dans un délai de 45 jours après la cessation de paiements. Les commerçants et les professionnels immatriculés au répertoire des métiers doivent s’adresser au greffe du tribunal de commerce. Pour les autres cas, le tribunal de grande instance demeure l'autorité compétente pour y statuer. La demande d’ouverture d’une liquidation judiciaire peut émaner du débiteur. Elle peut faire suite à une assignation du débiteur par son ou ses créanciers, à une saisie d’office du tribunal, ou à une saisie du tribunal par le ministère public.

Les organes de procédure

Parmi les organes de procédure, le plus important est le juge, car c’est lui qui statue sur la question afférente à la liquidation judiciaire de l’entreprise. À part cela, il y a le liquidateur. Désigné par le tribunal, il doit faire partie des mandataires judiciaires. Le Juge commissaire procède quant à lui au contrôle de ses actes. À la fin du processus, l’administrateur judiciaire intervient en cas de poursuite provisoire des activités de l’entreprise. Tout comme le liquidateur, il est soumis au contrôle du Juge Commissaire.

Le déroulement d’une liquidation judiciaire

- Jugement d’ouverture
Cette phase consiste à la nomination du liquidateur. À partir du moment où le tribunal nomme le liquidateur, le débiteur se trouve dessaisi de l’administration et de la disposition de ses biens. Il n’a plus de droit sur son patrimoine qui se trouve entre les mains du liquidateur. Celui-ci procède aux licenciements économiques. Si le débiteur représente une personne physique, il n’a pas le droit d’exercer des activités commerciales, artisanales, agricoles ou professionnelles tout au long de la procédure de liquidation judiciaire. Le tribunal fixe la date de la clôture de la liquidation judiciaire qui peut faire l’objet de prorogation.

- Le paiement des dettes
Étant donné que le liquidateur détient le droit sur le patrimoine dessaisi du débiteur, il lui incombe de payer les créanciers. Dans ce contexte, il doit répartir le produit des ventes et définir l’ordre de paiement des créanciers. Pour liquider les biens, il dispose de deux options : soit il y procède par la procédure de gré à gré, soit il procède à une vente aux enchères publique.

- Clôture de la procédure
Différentes raisons motivent la clôture de la procédure. À savoir, l’absence de passif exigible ou encore l’insuffisance de l’actif. Aussi, si le liquidateur possède assez d’argent pour désintéresser les créanciers, la clôture de la procédure peut intervenir. Cette étape fait partie des conséquences d’une liquidation judiciaire. 
Cette procédure peut générer d’autres conséquences, mis à part la cessation immédiate des activités de l’entreprise ou la clôture de procédure. Elle peut provoquer l’extinction du passif d’une part, et la radiation de la société du registre du commerce d’autre part.

Donnez une note à cet article