Ces entrepreneurs qui réussissent sans internet

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     08/03/14    
Ces entrepreneurs qui reussissent sans internet

A l’heure du tout numérique où internet est positionné comme un moyen essentiel au développement des performances des entreprises sans quoi rien ne serrait possible, certains business subsistent en toute pérennité sans cet outil de communication. Quel est le profil de ces entrepreneurs qui réussissent sans le web ? Quels peuvent être les risques encourus par ces dernières ?

Retour sur les faits

Une étude de l’Insee, dévoilée mi-février dernier, faisait état des rapports des entreprises françaises aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Globalement, tout comme l’enquête menée il y a environ deux ans par OpinionWay, les résultats sont sensiblement similaires et dénotent du manque d’appropriation certain des TIC par les TPE, positionnant ainsi la France à la traîne derrière ses voisins européens. 

En effet, un quart des TPE n’utilise pas d’ordinateur et seulement 28% de celles en possédant un ont accès à internet, à contrario des structures employant entre 10 et 19 salariés qui elles sont équipées à plus de 98%. Ces entrepreneurs dotés d’une connexion l’utilise essentiellement pour gérer leurs emails, leurs opérations bancaires et leurs télé-déclarations. Enfin, autre donnée d’importance, seulement 25% d’entre eux se sont pourvus d’un site web.

Qui sont ces entrepreneurs ?

Comme le démontre l’enquête menée par l’Insee, les TPE qui possèdent un ordinateur et une connexion à internet sont principalement celles dont l’activité est dépendante ou liée à l’informatique. Les TIC représentent donc pour elles un besoin, une condition de leur existence.

Pour la part d’entrepreneurs non équipés, les raisons suivantes peuvent être évoquées. Tout d’abord, un facteur démographique et générationnel peut-être pris en compte : la moyenne d’âge des dirigeants étant aujourd’hui située autour de la cinquantaine, ces derniers n’ont pas été éduqués aux TIC. Ainsi, ils ne mesurent pas le potentiel de développement que peut leur procurer leur présence sur la toile. Pour justement parer à cette difficulté, le géant Google collabore depuis plusieurs années avec les Chambres de Commerce et d’Industrie afin de sensibiliser les entrepreneurs sur l’importance de leur présence sur internet. Il s’agit donc principalement d’un manque de connaissance à palier par la pédagogie et la formation.

Une problématique de couverture géographique du territoire peut également expliquer le phénomène. Certains endroits ne sont pas encore dotés d’un accès au réseau internet suffisamment continu et fluide, et imposent aux entrepreneurs de se connecter en pleine nuit par exemple pour pouvoir télécharger leurs emails...

Enfin, la proximité, qui est à la base de leur démarche commerciale et de leur relation clients, semble une des raisons importantes au faible développement des TIC auprès des TPE. Celles-ci sont en effet dirigées par des hommes de terrain où la pratique de la communication verbale et en face à face représente une valeur et attachement fort, aussi bien pour les entrepreneurs que leurs clients.

Les risques à ne pas suivre le cap d’internet

Si certaines entreprises subsistent ainsi sans difficultés sans s’être soumises à la déferlante des TIC, d’autres n’y résistent pas, comme l’a constaté une enquête menée par Email Brokers. En effet, 81% des entreprises défaillantes en 2013 n’étaient pas dotées d’internet. Les TIC s’avèrent donc indispensables pour la pérennité des entreprises dans un monde ultra-concurrentiel, et notamment pour les structures jeunes.

D’une part, elles sont un outil de communication primordial pour faire connaître et développer la notoriété des entreprises et de leurs produits ou services, facilitant ainsi la mise en relations avec les clients. D’autre part, elles sont une source et/ou un relai de croissance fantastique avec la montée en puissance de l’e-commerce ces dernières années, certaines entreprises se développant d’ailleurs uniquement sur le web, sous réserve toutefois qu’elles aient les moyens humains compétents et suffisants pour assurer la mise à jour régulière de leur site.

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