Comment repérer un élément néfaste dans l’entreprise ?

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     22/12/16    
Comment reperer un element nefaste dans l entreprise

Une des clés du succès des entreprises employant du personnel est de bien choisir ses collaborateurs. Faute d’attention suffisante, le dirigeant peut se retrouver confronté à des salariés dont le comportement perturbe la bonne organisation de l’activité : mauvaise qualité de travail, dégradation des relations… qui peuvent impacter toute l’équipe. Qui sont ces éléments néfastes ? Comment les repérer ?

Les différents profils

Avant toute chose, il existe très peu de profils néfastes par nature. C’est plutôt l’association de personnalités différentes, parfois situées à des extrêmes opposés, qui peut révéler des comportements perturbateurs et conduire à la détérioration des conditions de travail. La difficulté est donc, outre les compétences professionnelles, de bien cerner les traits de caractère des collaborateurs afin d’éviter de faire travailler ensemble des salariés trop différents pouvant entraîner des situations conflictuelles.

Par exemple, on distingue les salariés totalement autonomes et sûrs d’eux dans leurs missions et ceux ayant besoin d’une assurance et d’un accompagnement constant dans la réalisation de leur tâches. Dans cette situation, il convient d’être vigilant pour ne pas créer de sentiments d’exaspération d’un côté ou d’échecs de l’autre. On perçoit également les extravertis et les timides, les colériques et les calmes, les objectifs et les négatifs…

L’entretien d’embauche

Après l’étude du curriculum vitae qui présente les expériences professionnelles du candidat, et donc ses principales compétences, l’entretien d’embauche permet de confirmer ses capacités mais également de tirer une première ébauche de sa personnalité. Cet échange est le moyen de détecter si le futur collaborateur, selon le profil recherché, a les qualités adéquates pour le bon fonctionnement et avec l’esprit de l’entreprise : niveaux d’initiative et d’adaptation, perspectives d’évolution, résistance au stress, capacité d’écoute, ouverture au consensus... C’est d’ailleurs cette notion d’esprit d’entreprise que les dirigeants ne prennent pas suffisamment en compte dans les recrutements et qui peut engendrer des conflits par la suite. 

Que ce soit sur les compétences professionnelles ou les qualités relationnelles, l’employeur peut décider de faire passer des tests aux candidats, soit par le biais d’un cabinet externe, soit en utilisant des logiciels spécifiques sur lesquels il se sera formé au préalable. Les résultats permettent au recruteur de conforter son choix ou de réorienter sa décision.

La période d’essai

La période d’essai est la seconde étape pour confirmer que le nouveau salarié cadre bien avec les attentes de l’entreprise. Là encore, beaucoup d’employeurs ne se montrent pas suffisamment disponibles et attentifs à l’égard de leur nouvelle recrue.

Un point important est de planifier l’arrivée et la formation du collaborateur pour lui permettre d’être opérationnel rapidement, et vérifier ainsi la maitrise qu’il a des missions qui lui sont confiées, mais également pour éviter de ne pas tenir des promesses qui auraient pu être faites lors de l’entretien d’embauche et qui pourraient alors donner un sentiment négatif au salarié. L’arrivée de ce dernier passe aussi par la présentation à ses collègues, afin de favoriser son intégration dans l’équipe et ainsi mesurer ses capacités d’entente avec les autres personnalités.

Au besoin, il convient de se laisser le temps, de ne pas avoir peur de prolonger une période d’essai ; sans oublier d’en informer et de l’expliquer préalablement au salarié oralement pour qu’il ne soit pas effrayé en recevant la lettre officielle.

Au cours de l’emploi

Une fois les étapes précédentes réussies, l’employeur n’en est pas moins garanti qu’un salarié ne viendra pas perturber à un moment donné le fonctionnement de l’entreprise, d’une part car certains profils néfastes sont très durs à détecter et mesurer, et d’autre part car les collaborateurs évoluent dans leurs besoins impactant par là-même leurs humeurs.

Le dirigeant doit être à l’écoute pour repérer les comportements pouvant être sources de conflits, lors des réunions, des entretiens individuels ou des évènements d’entreprise par exemple. L’importance est de détecter très vite les signaux d’alerte pour faire les recadrages qui s’avèrent nécessaires et éviter ainsi que les choses s’enveniment. Toute situation prise en main à temps évite bien souvent des départs de l’entreprise.

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