Renault investit dans une coentreprise iranienne pour 660 millions d’euros

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     08/08/17    
renault investit coentreprise iranienne millions euros

Le constructeur automobile français a annoncé le 7 août dernier un accord de production avec l’Iran. Le groupe devrait notamment créer une coentreprise avec une firme locale et produire 150 000 véhicules à l’année sur le sol iranien.

L’histoire d’un accord d’entreprises franco-iranien 

Le constructeur automobile Renault et la société privée Parto Neguine Nasseh sont devenues, lundi 7 août dernier, les fondatrices d’une coentreprise qui permettra au groupe français de produire jusqu’à 300 000 véhicules par an en Iran. La relation entre ces deux pays ne date pas d’hier, comme le rappelle Thierry Bolloré, le numéro deux du groupe français signataire de l’accord : « Renault a prouvé son engagement avec sa présence sans discontinuité depuis le début de ses opérations en 2004 en Iran et cette signature confirme notre (…) engagement pour des opérations à long terme en Iran. » La firme tricolore avait en effet signé, en septembre dernier, un contrat avec Mohammad Reza Nematzadeh, ministre iranien de l’industrie, qui évoquait la création d’une coentreprise. Celle-ci sera détenue à 20% par la société Parto Neguine Nasseh, à 20% par l'Organisation pour la rénovation et le développement industriel, organisme public iranien et à 60% par Renault.

Renault renforce sa présence en Iran

Thierry Bolloré se réjouissait : « Nous sommes heureux de signer cet accord historique. Pour Renault, l’Iran est connu pour sa grande capacité industrielle, ses infrastructures pour l’industrie automobile, les compétences de ses ressources humaines et sa position géopolitique unique. » Déjà implanté au pays des ayatollas depuis plus de dix ans, le constructeur automobile devrait ainsi permettre d’agrandir sa production dans les usines locales : la coentreprise sera située à Saveh, à 120 kilomètres au Sud-ouest de Téhéran. Celle-ci produira, pour commencer, le nouveau modèle Duster de chez Dacia, firme roumaine rachetée par Renault, ainsi que la Renault Symbol. « La première phase de cet accord d'une valeur de 660 millions d'euros prévoit la construction de 150.000 voitures par an » a affirmé Mansour Moazami, le dirigeant de l'Organisation pour la rénovation et le développement industriel. « Il s’agit d’un contrat unique en termes d’investissement, de transfert de technologie, de localisation, du développement des talents iraniens, de la création d’un centre d’ingénierie et de la production de voitures modernes (…) et d’exportation. » a ajouté Thierry Bolloré.

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