Une rémunération plus avantageuse ?

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     16/10/17    
remuneration plus avantageuse

Par rapport à un management classique, celui à la cool propose quelques avantages et attentions qui viennent compléter la rémunération de vos salariés. L’attribution de chèques-cadeaux, chèques-vacances, tickets restaurant ou systèmes de primes est bien souvent déjà instaurée dans les entreprises où le bien-être des salariés est au centre des préoccupations. Cependant même les start-up peuvent, elles aussi, proposer quelques-uns de ces avantages sans se mettre en péril et avoir des idées originales.

Les chèques-cadeaux comme avantage en nature

Au lieu de chercher un cadeau de fin d’année à offrir à leurs salariés, un grand nombre d’entreprises a recours aux chèques-cadeaux. Équivalent à une somme d’argent, ce type d’avantages en nature constitue un crédit d’achat pouvant être utilisé dans un magasin. Comme pour du cash, une carte bancaire ou un chèque, il s’avère un moyen de paiement qui permet, en échange de celui-ci, de bénéficier d’un bien ou d’un service. Le chèque-cadeau peut se révéler mono ou multi-enseignes. En d’autres termes, suivant sa nature, il peut être utilisé dans une ou plusieurs enseignes. Pour les comités d’entreprise ou celles de moins de 50 salariés, une exonération de charges sociales est prévue sous certaines conditions. La valeur des chèques-cadeaux ne doit pas dépasser 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale (soit 163 € en 2017), et doit intervenir dans le cadre d’un évènement toléré par l’Urssaf (fêtes de fin d’année, cadeaux de noël, cadeaux pour féliciter la naissance des enfants, ancienneté ou subvention vacances). Au moment de Noël,  ils permettent  de bénéficier à vos salariés d’un supplément de pouvoir d’achat pour se faire plaisir ou  faire plaisir à leurs proches.

Déjeuner avec des tickets restaurant

L’utilisation des tickets restaurant au sein des entreprises, devenue monnaie courante, présente un double avantage. Pour vos salariés, elle leur permet de bénéficier d’un complément de revenu dédié à la restauration net d’impôt et de toute retenue salariale pouvant atteindre 1 183,60 euros par an et par salarié. Côté entreprise, les tickets restaurant représentent une économie de 33 % par rapport à une augmentation de salaire soumise aux charges patronales. L’employeur n’est tenu de ne financer qu’une partie de leur valeur nominale, l’autre partie étant financée par le salarié. Afin que vous puissiez profiter de l’exonération, votre contribution doit être comprise entre 50 et 60 % de la valeur du titre. Le salarié ne doit ainsi payer que 40 à 50 % de sa valeur. Notez qu’un seul titre ne peut être attribué par jour de travail et qu’ils ne peuvent servir que pour le paiement de repas ou préparation alimentaire. Les chèques-vacances, facultatifs

Réservés aux vacances et aux loisirs, les chèques-vacances constituent des titres de paiement que l’employeur peut proposer à l’ensemble de ses salariés. Là encore, cet avantage permet de bénéficier d’exonérations de cotisations sociales pour l’entreprise et d’un complément de revenu pour le salarié. Prenant la forme de coupures physiques de 10, 20, 25 ou 50 euros ou bien de e-chèques, valables sur internet uniquement, d’une valeur de 60 euros, les chèques-vacances sont utilisables auprès d’environ 170 000 professionnels du tourisme et des loisirs comme des hôtels, trains, avions, restaurants, campings, parcs d’attractions ou clubs de vacances. Ils ne concernent néanmoins que la France et les voyages organisés au sein de l’Union européenne. À partir de leur date d’émission, ces titres sont effectifs pour une durée de deux ans mais restent échangeables en fin de validité, sous trois mois. Pour l’entreprise, proposer ce type d’avantages n’est en aucun cas une obligation mais constitue une démarche volontaire. Une partie s’avère à la charge de l’employeur, le reste étant à celle du salarié concerné. 

Plusieurs formules d’épargne salariale 

Concrètement, l’épargne salariale désigne l’ensemble des dispositifs qui associent financièrement les salariés à la bonne marche de l’entreprise par le biais de primes ou bien en se constituant une épargne salariale.

Les systèmes de primes

Il existe deux systèmes de primes. D’abord, la participation, qui représente une partie des bénéfices réalisés par l’entreprise reversée aux salariés sous la forme de prime annuelle. Elle s’avère obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. L’intéressement, quant à lui, consiste également à reverser aux salariés des primes annuelles mais demeure facultatif. Souvent associé à un objectif de performance de la société, il se révèle fréquemment utilisé par les managers comme un moyen pour motiver les salariés. 

La constitution d’une épargne

Concernant la constitution d’une épargne salariale, le PEE (Plan Épargne Entreprise) rentre en ligne de compte. Lui aussi facultatif, ce plan d’épargne permet aux salariés de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières. Ils peuvent alors y verser des sommes provenant de la participation, de l’intéressement voire effectuer des versements personnels. Le PEI (Plan d’Épargne Inter entreprise) se présente comme une variante du PEE. Il sert à faciliter la mise en place d’un plan d’épargne salariale dans les petites ou moyennes entreprises. Enfin, le PERCO (Plan d’Épargne pour la retraite collectif) se place également comme une déclinaison du PEE. La différence est que celui-ci s’avère uniquement destiné à apporter un complément financier au salarié pendant sa retraite, sous la forme de rente viagère ou de capital.

D’autres types de primes

Qu’elles soient liées à l’exécution du travail (prime de qualité/rendement, d’assiduité ou de sécurité), au type de travail effectué (prime de pénibilité, de nuit ou d’insalubrité), à des évènements spécifiques (prime de Noël, de naissance, de mariage) ou aux primes historiques (treizième mois, prime d’habillage ou d’outillage), celles existantes demeurent multiples. Elles dépendent des obligations en vigueur mais aussi et surtout, des entreprises. Dans le cas où elles s’avèrent facultatives, il revient à la charge du dirigeant de choisir les primes qu’il souhaite mettre en place au sein de son entreprise pour mieux stimuler ses salariés. 

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