Réfléchir à 2 fois avant de dépendre d’une réglementation ou d’une plateforme

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     07/10/17    
reflechir fois avant dependre reglementation plateforme

Faire le choix de dépendre d’une loi française, d’une réglementation européenne ou encore d’une plateforme est à nuancer. Alors que ce n’est pas forcément le cas pour eux, votre sort dépend du leur. S’ils changent d’organisation, vous excluent ou disparaissent, vous pourriez bien voir votre business model s’effondrer…

L’abrogation ou l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi

De deux choses l’une, soit la loi ou réglementation qui permettait à votre business de subsister vient d’être abrogée, soit une nouvelle loi vient planter votre modèle économique en lui ôtant tout intérêt financier. Dans les deux cas, l’addition s’avère salée. Que faire contre une décision prise par l’état lui-même ayant pour objectif, selon lui, l’intérêt économique du pays ? À l’échelle nationale, ce dernier compte davantage que le sort d’une voire de quelques entreprises. Il faut donc être extrêmement vigilant avant d’opter pour ce type de business model. Imaginez, par exemple, que vous créiez une entreprise de conseil aux personnes dites « fortunées » afin qu’elles payent le moins d’impôts possible. Votre principale source de revenu repose sur les astuces pour ne pas payer l’ISF (Impôt Sur la Fortune). Sauf qu’après l’élection présidentielle de 2017, admettons que l’ISF soit supprimé. Perdre sa principale source de revenu peut vous mener à la liquidation. En clair, l’enjeu demeure énorme pour vous et votre entreprise.

Se faire virer d’une plateforme dédiée aux applications 

Beaucoup d’entrepreneurs se lancent dans la création d’une application pour mobiles. Ils prennent le risque de dépendre de la ou des plateforme(s) qui les hébergent. Prenons un exemple concret. Simon Dawlat a décidé de créer AppGratis (ndlr : d’abord connue sous le nom de AppGratuites), destinée à présenter et comparer les applications pour mobiles. Celle-ci connaît une croissance fulgurante et se développe à l’international. Une histoire qui démarre bien jusqu’au jour où Apple s’en mêle. Le géant au logo de la pomme, considérant que AppGratis concurrence iTunes, annonce à Simon que son application va être supprimée de l’App Store. Coup dur pour l’entrepreneur qui tirait la majeure partie de son chiffre d’affaires de la plateforme. Voilà pourquoi il ne faut pas se lancer tête baissée dans ce type d’aventure, mais bien réfléchir à deux fois en tentant de peser toutes les éventualités. 

Les réseaux sociaux comme point d’ancrage 

Imaginez un concept à l’instar de MinuteBuzz. Plus de site internet mais uniquement des vidéos postées sur les réseaux sociaux. Alors oui, cela peut très bien fonctionner, mais cela reste extrêmement risqué. Si pour X ou Y raison la plateforme qui vous hébergeait venait à disparaître ou décidait de ne plus vous laisser publier votre contenu sur celle-ci, vous pourriez bien mettre la clé sous la porte. À méditer…

L’opportunité de 1001Pharmacies

Cofondée par Sabine Safi, spécialiste en marketing et Cédric O’neill, étudiant en pharmacie, la société spécialisée dans la vente de produits de santé sur internet, 1001Pharmacies, voit le jour en octobre 2012 après une année et demie de travail. Le principe est simple : les officines partenaires peuvent vendre « clés-en-main » leurs produits sur internet. En contrepartie de frais de service, les pharmaciens ainsi que les laboratoires peuvent proposer leurs produits. L’entreprise se spécialise au début dans la parapharmacie, les lois françaises ne permettant pas la vente de médicaments à distance. Mais le besoin et bel et bien présent : les pharmaciens ne sont alors que peu présents en ligne et la volonté de redynamiser une profession, gagne les fondateurs. Ils décident de travailler sur le réseau de pharmacies et sur le site internet afin de proposer l’offre la plus complète possible. Une directive adoptée par le Conseil européen en mai 2011 indique que le marché va s’ouvrir en permettant la vente en ligne de médicaments alors que les fondateurs redoublent d’effort. En décembre 2012, la législation française change effectivement. Elle permet désormais aux pharmaciens établis en France et titulaires d’une pharmacie d’officine de vendre des médicaments (hors ceux qui font l’objet d’une prescription obligatoire). Une belle anticipation des changements législatifs. 

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