Ces publicités qui cassent les codes

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     15/01/18    
publicites cassent codes

Les publicités sont au cœur de notre quotidien, pour le meilleur ou pour le pire… Certains tentent d’ailleurs de casser les codes de la publicité dans le but de transmettre un message fort. Sortir de l’ordinaire pour donner une image différente de celles habituelles est une stratégie qui, parfois, s’avère payante. Les détails.

Kenzo, une empreinte de folie

La marque Kenzo continue de faire parler d’elle avec son nouveau spot pour un parfum, Kenzo World. Sur la publicité, on voit une femme se déhancher de manière étrange, presque sauvage. Ce spot totalement décalé a su bousculer les codes de la communication traditionnelle sur les parfums de luxe. Plus habitué aux égéries célèbres mises en valeur à travers des ambiances luxueuses, le domaine de la publicité s’en retrouverait, presque, ringardisé. Kenzo, quant à lui, joue sur une publicité semblable à un court-métrage pour sortir des sentiers battus. Elle donne ainsi une image plus « street » et décalée de la marque. Chaque détail semble pensé. Par exemple, les célèbres fleurs et coquelicots ont été abandonnés pour un côté plus sauvage. Le réalisateur Spike Jonze s’est inspiré de surréalisme. En brisant les codes, cette publicité a bel et bien fait le buzz sur la toile. La décadence rompt avec les codes de la haute-couture et du luxe, où les femmes très apprêtées interprètent souvent un conte de fées…

Desigual n’a pas peur des complexes

Pour l’été 2017, Desigual a sorti le grand jeu. L’été signifie, bien souvent, maillot de bain. Les marques en profitent alors pour publier des campagnes avec des mannequins vêtues de la sorte. Dans son spot publicitaire, Desigual tente, lui, de casser les codes de la publicité estivale et n’hésite pas à montrer les femmes sous leur vrai jour. Lors d’une campagne publicitaire pour des maillots de bain intitulé « Un été sans complexe », la mannequin Charli Howard n’hésite pas à dévoiler ses rondeurs. Par ce choix, la marque Desigual a choisi de s’émanciper des codes classiques de minceur. Charli Howard est d’ailleurs connue pour avoir critiqué l’industrie de la mode et ses exigences en matière de physique. À travers son spot, Desigual inspire les femmes et les décomplexe pour l’été. Un coup marketing qui semble fonctionner. Cette campagne délivre, en effet, un message fort qui s’impose dans une ère où les diktats de la mode disparaissent peu à peu.

Mercedes et sa publicité touchante

Les publicités sur les automobiles sont très fréquentes sur nos écrans. En 2017, Mercedes a choisi de se différencier de ses concurrents et de se montrer plus réaliste à travers une campagne publicitaire. Terminé le stéréotype de la voiture parfaite pour séduire ou faire des road tripes. La marque, au sein d’une mini-série intitulée « Grow-Up » (« grandir », en français, ndlr), s’adresse à tous et transpire la réalité. Elle s’articule, pour ce faire, autour de différentes figures amenées à vivre des étapes décisives de leur vie (subir une rupture, devenir parent, obtenir un emploi…). Mercedes s’est ainsi, essentiellement, concentré sur du storytelling au lieu de la voiture en elle-même et fait preuve d’originalité en démontrant des sujets qui concernent chacun de nous au quotidien. Misant davantage sur l’émotion procurée au consommateur, il s’agit d’une première étant donné que la marque n’est pas, au sein de cette mini-série, mise au premier plan.

 

Intermarché, c’est tout miser

L’année dernière, Intermarché a, lui aussi, brisé des codes, ceux des publicités autour de la grande distribution, les spots pour l’agro-alimentaire étant très récurrents à la télévision. Malgré la récurrence des comparatifs des prix entre concurrents mis en avant dans ce type de spots, Intermarché a su se différencier. Au mois de mars, une publicité de trois minutes diffusée une seule fois sur TF1 en heure de « prime time » en constitue la preuve. Sur celle-ci, on peut y voir un adolescent faire ses courses, très régulièrement, chez Intermarché afin de séduire une caissière. Au fil de l’histoire, il achète des produits de plus en plus sains pour être bien perçu par celle-ci. Intermarché se démarque alors en pratiquant le storytelling et en touchant son audimat. L’important ne serait-il donc pas de transmettre des émotions au lieu de vendre des produits ? Par ce coup marketing, Intermarché a misé gros en ne pouvant la diffuser à la télévision qu’une seule fois. Mais les retombées médiatiques sur les réseaux sociaux en ont fait un véritable buzz. La publicité a été vue plus de 6,7 millions de fois sur Youtube. Pari réussi donc.

Monoprix, la communication par les mots

Après Intermarché, Monoprix s’élance à son tour avec une publicité de plus de quatre minutes. Sur le spot, la marque n’hésite pas à s’inspirer du court-métrage pour émouvoir les téléspectateurs. Contrairement à son concurrent, les produits Monoprix sont, ici, mis en avant. Sur la publicité, un petit garçon communique grâce aux jeux de mots rigolos des produits Monoprix dans le but de dévoiler ses sentiment à une fille de son âge (la marque a fait de ses jeux de mots un emblème depuis plusieurs années). Cette dernière déménage et laisse entrevoir une fin triste pour, finalement, faire se retrouver les deux jeunes ados plus tard dans leur vie. Une campagne publicitaire qui a su séduire les consommateurs pour son originalité et les émotions qu’elle suscite.

Ces dernières années, les marques tentent d’innover en matière de publicité. Originalité et émotions semblent être leurs maîtres-mots. Et si, vous aussi, vous créiez votre propre storytelling pour promouvoir votre marque ?

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