La presse me prend en otage : comment réagir ?

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     09/01/18    
presse prend otage reagir

Aujourd’hui personne n’est à l’abri des critiques justifiées ou non. Les avis recommandés par exemple deviennent un piège qui peut se refermer sur votre entreprise sans que vous puissiez intervenir…. Défaut de fabrication, problèmes de santé publique, malfaçon… Certains journalistes sont à l’affût du moindre dérapage et de la moindre incartade pour réaliser un bon papier et ils sont parfois « éclairer » par des concurrents qui ont trouvé pour seule stratégie de vous dénigrer. Des articles peuvent même mettre en péril votre entreprise et donc aussi l’emploi de vos salariés, il faut opter pour une réaction adéquate.

Il faut le savoir en France, nombre d’associations défendent des idéaux à juste titre qui sont la protection de la nature, de l’environnement, des personnes … et deviennent la source des informations des journalistes. Mais aussi, les informations circulent à la vitesse d’un éclair dans les blogs, réseaux sociaux … Alors que faire ? Voici, quelques techniques stratégiques qui devraient vous aider à faire retomber la pression.

Sachez adopter la bonne stratégie de communication pour ne pas vous enliser dans un piège sans fin !

Contester si vous êtes sûr de votre bon droit

Un gérant de PME s’est vu pris à partie par la presse pour des propos désobligeants qu’il aurait tenu vis-à-vis d’une collaboratrice. Patron de cette entreprise familiale, élu local, son entreprise est connue depuis de nombreuses années dans sa commune.
Il a choisi de nier tout en bloc. S’appuyant sur sa réputation sans faille, il s’est farouchement opposé aux journalistes, en clamant haut et fort son innocence et en envoyant un communiqué de presse préparé par son épouse, conseillère en communication média. La presse a repris l’info et la plainte a été retirée. Cette stratégie n’est valable que si vous êtes très sûr de vous et que vous connaissez les rouages journalistiques. Attention, elle peut aussi se retourner contre vous si vous choisissez mal vos mots et votre moyen de communication.

Argumenter avec des faits précis

Un petit producteur de champagne local a vu son exploitation accusée d’insalubrité. La presse locale a stigmatisé son exploitation. Il a reconnu que ses installations étaient anciennes, « dans le plus pur sens de la tradition champenoise », et a apporté les preuves qu’aucun manquement sanitaire n’était à déplorer.
Faute avouée est à moitié pardonnée. Le simple fait de reconnaître que les installations étaient anciennes a contribué à crédibiliser le chef d’entreprise. Pour couper court à ces diffamations auprès de sa clientèle locale, il a offert des bouteilles à ses meilleurs clients. Cela ne l’a pas empêché de faire l’économie d’une modernisation de son exploitation. Il est allé jusqu’à inviter les journalistes pour l’inauguration des nouvelles installations. Cette stratégie tue le serpent dans l’œuf et évite une polémique qui pourrait être très nuisible pour l’entreprise. Elle nécessite néanmoins de réagir rapidement au niveau marketing, commercial et opérationnel.

Attendre le temps opportun

C’est la meilleure riposte quand on n’a ni réseau, ni notoriété. Ainsi, le gérant d’un restaurant où un jeune avait dîné avant de décéder des suites de son repas a-t-il préféré encaisser les coups des gros titres de la presse plutôt que de se risquer à parler lui-même. À l’instar de bien des patrons de PME, le gérant n’avait pas d’expert en communication de crise sous le coude. En outre, l’enseigne lui ayant retiré toutes ses franchises, il s’est retrouvé désarmé, isolé. Il a donc opté pour le silence et a pris un avocat. Cette stratégie permet d’éviter de rentrer dans un débat sans fin et risqué. Elle a pour objectif de laisser les choses s’amenuiser par elle-même.

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