Le père Noël, ce gestionnaire par excellence

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     08/08/16    
pere noel gestionnaire par excellence

Le père Noël, est-ce appeler un entrepreneur « gestionnaire » ? Chaque année, il se doit de distribuer aux enfants du monde entier une quantité faramineuse de cadeaux. Pour cela, il a su s’entourer d’une bonne équipe et développer une organisation béton. Focus sur les caractéristiques qui font de ce personnage fictif un gestionnaire… idéal !  

Un travailleur multitâches qui ne s’arrête jamais ! 


Contrairement à ce que l’on pense, si le père Noël existait, il ne travaillerait pas qu’un seul jour par an. Avant la livraison à proprement parler, il effectue un tout autre travail en amont. Selon une étude décalée réalisée par Insure.com, un site d’assurance, le personnage travaillerait dans son usine 8h par jour pendant 364 jours. Il y fabriquerait en continu les jouets que réclament ses clients. En plus de cela, ce gestionnaire hors pair devrait aussi s’occuper d’envelopper les cadeaux, de prendre soin des rennes, de manager ses collaborateurs… En bon entrepreneur, il ne ménagerait guère son temps et ne s’accorderait qu’un peu de temps en janvier, après la période de livraison (histoire de relâcher la pression et d’éviter le burn-out ?). Si le père Noël existait, il gagnerait environ 140 000 dollars par an pour un salaire horaire de 40,09 dollars, sans compter la rémunération pour des tâches annexes comme l’emballage des cadeaux et l’entretien des rennes qui s’élèverait environ à 4 000 dollars. Un travail de titan !

Un logisticien hors-pair 

14 200 : ce serait le nombre de rennes dont aurait besoin le père Noël pour transporter en si peu de temps le nombre impressionnant de cadeaux à délivrer chaque année (environ 707 millions soit 1,2 million de tonnes) ! Pour cela, ce dernier devrait prévoir un budget considérable pour l’entretien et la nourriture des montures. En entrepreneur de la vieille école, le père Noël n’utiliserait  aucune machine pour tracter son traineau, si bien que toute sa distribution reposerait sur ses animaux. Pour parer à tout risque, le personnage prévoirait toujours un surplus de 10 000 rennes pour remplacer ceux qui tomberaient malades ou qui se blesseraient lors des différents trajets. Bien qu’il mettrait un point d’honneur à s’occuper des rennes lui-même, il serait obligé d’engager des elfes pour l’épauler dans cette gigantesque tâche. Ceux-ci s’occuperaient de compter les rennes chaque semaine afin de prévoir, s’il le fallait, une nouvelle commande. Ils mettraient aussi sur pied le budget pour la nourriture et l’entretien. Les collaborateurs rendraient régulièrement des comptes au père Noël afin que celui-ci soit assuré qu’il n’y aura pas de problèmes lors de la livraison. En bon logisticien, il garderait toujours une longueur d’avance et parerait à toute éventualité.

Un manager appliqué et efficace 

Fort d’un business florissant, le père Noël devrait savoir s’entourer d’une sacrée équipe pour la gestion des stocks, du service client, de l’entretien des rennes. Pour cela, on imagine qu’il emploierait environ 500 lutins. Pour fédérer son équipe, le bonhomme barbu se baserait sur une communication interne en béton et n’hésiterait pas à déléguer les tâches les plus importantes aux elfes les plus anciens. Ceux-ci, fort d’une expérience acquise au fil des siècles, auront sans doute su acquérir le savoir-faire nécessaire et le respect des plus jeunes. En bon entrepreneur qui saurait gérer ses équipes, le père Noël n’hésiterait probablement pas à booster la motivation de ses employés en donnant des avantages à ceux qui travailleraient le mieux. Proche de ses employés, il y aurait fort à parier qu’il saurait aussi se montrer ferme en sanctionnant les éléments perturbateurs. 

Un patron qui sait entretenir sa relation client

Fort de plus de 2 milliards de clients, le père Noël aurait établi une stratégie commerciale hors pair au fil des années. Il posséderait des partenariats avec de nombreuses villes et pays où ces derniers, à renfort de guirlandes, de publicités, de décoration et de sosies annonceraient sa prochaine livraison. Le Père Noël posséderait un service uniquement dédié à la relation avec les clients, dans la mesure où ses équipes géreraient aussi bien les lettres manuscrites que les e-mails, qui lui arriveraient par milliers chaque jour !

Un gestionnaire de stocks avisé

Pour répondre à la demande toujours grandissante de ses clients, le gros bonhomme rouge devrait produire une quantité impressionnante de cadeaux. L’Unicef recense en effet 2,106 milliards d’enfants de moins de 18 ans à travers le monde. Si on prend bien sûr en considération que le père Noël effectue les livraisons sans tenir compte des religions, cela fait un nombre important de clients à gérer ! Il travaillerait  tous les jours de l’année pour produire un nombre suffisant de jouets, les tester, les emballer et les stocker jusqu’au jour J. 

Un pollueur qui souhaiterait  devenir écoresponsable 

S’il posséderait bien un défaut, cela serait celui-ci. Selon les estimations, son traineau, optimisé selon les normes actuelles et qui ne polluerait pas plus qu’une voiture traditionnelle (environ 115 g de CO2 par km), dégagerait 17,1 millions de kilos de C02 soit l’équivalent de l’émission de 2 000 Français par an ! Afin d’éviter des sanctions de la part des grandes instances et de rester compétitif à toute épreuve, il envisagerait de développer une stratégie de plus en plus écoresponsable. 

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