Mettre en place une démarche de responsabilité sociétale

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale    17/03/16    3
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Adopter une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est un concept qui semble flou pour les petites entreprises. Pourquoi et surtout comment mettre en place une RSE ? Décryptage.

Qu’est-ce qu’une RSE ?

La RSE consiste à appliquer une politique de développement durable à une entreprise. Le temps semble venu de prendre en considération les problématiques écologiques, sociales et économiques, afin de les intégrer à vos opérations commerciales. Selon la définition de la commission européenne, la démarche RSE doit être volontaire et prendre en compte l’intégralité des interactions de la société, y compris avec les salariés, clients, collaborateurs… Dans la pratique, la démarche est jugée sur les décisions et stratégies mises en place par une entreprise. 

Les avantages d’une démarche RSE

Seules les entreprises de plus de 500 salariés sont obligées de rendre un rapport annuel sur leurs démarches RSE. Une telle démarche apporte une valorisation de l’image de votre entreprise, les engagements possédant souvent plus d’impact qu’une simple campagne publicitaire. En communiquant sur ce sujet, vous fidéliserez de nombreux clients et partenaires, qui se sentiront gratifiés de participer à une telle action. Le fait que les politiques RSE se font encore rares chez les PME et TPE vous permettra également de vous différencier. Le gouvernement compte étendre l’obligation de la mise en place d’une RSE à toutes les entreprises d’ici quelques années. 

Les freins possibles

La première étape pour instaurer une politique RSE consiste à dépasser les idées reçues et éventuelles peurs qu’un changement au sein de votre entreprise peut induire. Les principales raisons évoquées par les entrepreneurs récalcitrants proviennent d’un manque d’information ou d’intérêt pour le sujet. La plupart n’y pensent tout simplement pas tant qu’ils n’y sont pas obligés et certains ne se sentent pas concernés, considérant les démarches RSE uniquement comme une mesure écologique. D’autres craignent qu’en changeant de politique, certains clients les abandonnent. Mais le frein le plus courant évoqué réside dans le fait que les entrepreneurs n’envisagent que les objectifs à court terme, et perçoivent avant tout les dépenses à effectuer, sans penser aux bénéfices d’une stratégie sur le long terme.

Préparer sa démarche RSE

Commencez par identifier toutes les parties prenantes, internes comme externes. Une fois la liste établie, communiquez avec eux à ce sujet en prêtant particulièrement attention aux remarques de vos salariés, clients et fournisseurs, car ce sont eux qui seront les plus impliqués dans le projet ! Vous devrez ensuite procéder à un tri de toutes les informations qui sont ressorties afin de déterminer les enjeux de votre plan RSE. Il existe des outils gratuits, sur le site de l’association « Riposte verte » entre autres, qui vous permettent de cibler les secteurs à améliorer au travers d’un diagnostic. Vous pourrez aussi vous intéresser à ce que fait la concurrence en réalisant un audit et effectuer une étude de marché afin de connaître la demande dans votre secteur. Il vous serait également bénéfique de centrer votre stratégie sur un axe précis, car même si le but d’une démarche RSE est de concilier économie, environnement et social, vous favoriserez très certainement l’un de ces trois aspects. 

Communiquer sur votre RSE

La communication reste l’un des piliers d’une démarche RSE réussie. Annoncer vos objectifs et faire état de vos résultats positifs aura pour effet de booster votre réputation auprès des personnes qui vous connaissent, mais surtout d’élargir ce public. Faites néanmoins attention à ne pas tomber dans le mensonge ou l’exagération ! N’annoncez que des résultats avérés et des objectifs que vous pensez réellement pouvoir tenir, car trop d’objectifs non tenus feront chuter votre réputation. Un excellent moyen de communiquer sur votre RSE réside dans le fait de se faire labéliser. Certains organismes comme le « Label Lucie » ou encore la CGPME proposent des formations qui débouchent sur l’obtention d’un label attestant votre engagement en matière de RSE. 

Tenir la distance

Une fois votre démarche mise en place, il reste primordial de s’intéresser aux objectifs long-terme. Il vous faudra toujours faire en sorte de respecter votre ligne de conduite, d’envisager de nouveaux objectifs et même d’en abandonner certains trop peu rentables ou compliqués à tenir. N’oubliez pas non plus vos parties prenantes. Vos clients et fournisseurs ont participé à l’évolution de votre stratégie RSE, ne les mettez pas à l’écart maintenant que tout est lancé. Écouter leurs propositions reste un principe de base auquel vous pouvez ajouter quelques récompenses pour les plus impliqués.

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d Vidéo
14 novembre 2014 6
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3 commentaire(s)
Cyril

Un article exhaustif qui permet d'avoir une vision globale de la RSE pour les non-initiés ! Merci !
Et pour poursuivre la prise d'info avec les organisations citées, visitez leurs sites :
- www.riposteverte.com
- www.labellucie.com
- www.cgpme.fr

Mettre en oeuvre une démarche RSE n'est pas forcément très contraignant mais elle doit être formalisée pour assurer sa pérennité. Pour moi, c'est la clé.

Denis

La plupart des PME et TPE ont déjà une démarche RSE sans le savoir. Líntérêt de la RSE est de mettre en valeur ce qui est déjà fait dans ces entreprises en particulier les actions locales et les bonne pratiques de management.

Je pense qu'il n'est pas souhaitable de labelliser ou de certifier (ces 2 mots ont exactement la même signification) des pratiques vertueuses. Ce seront les plus malins qui arriveront à avoir le label. D'ailleiurs la norme ISO 26000 exclut explicitement toute certification RSE.

Pierre Borie

Très bonne présentation de la RSE, qui donne envie d'aller plus loin pour convaincre que si le concept parait encore flou pour nombre de PME et TPE, il n'en est pas moins gage de leur crédibilité sur leur marché de demain. Plus leur gouvernance prendra vite conscience que la soumission aux impératifs du court terme et à la logique du rendement du capital financier les mène dans une impasse, mieux ils pourront se préparer à faire droit aux exigences du capital humain et du capital-nature, et en tirer des avantages compétitifs par rapport à ceux qui ne se seront pas adaptés à temps, par exemple à la montée en puissance des "pollutaxes" qui grèveront leurs prix de revient. Toutes les entreprises auront notamment à mesurer leurs impacts, au moins les plus graves, sur l'environnement, et à en faire état publiquement avec transparence. C'est pourquoi leurs dirigeants ne doivent pas hésiter à se faire coacher par leurs conseils et partenaires habituels pour mettre au point une stratégie avec eux. Parmi les innombrables mesures susceptibles de les intégrer dans le cercle vertueux de l'économie circulaire, et plus généralement de l'économie positive, il y a des priorités à repérer et à gérer. cela ne s'improvise pas.

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