La mauvaise association : à proscrire

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     01/10/17    
mauvaise association proscrire

Dans l’aventure entrepreneuriale, le choix du ou des associés demeure fondamental. Il intervient au moment de la création ou au cours du développement de la vie de l’entreprise. Une mauvaise association peut rapidement conduire cette dernière à sa perte. 

L’association comme cause d’échec fréquente

Avant même de penser à vous associer, il est indispensable de prendre conscience que la mésentente entre associés est l’un des premiers motifs d’échec des entreprises. L’association est  souvent comparée au mariage et à la difficulté de trouver l’âme sœur. Si celui-ci passe souvent par une période de tests, d’échanges, voire de vie commune, l’association dans le cadre entrepreneurial esquive souvent ces « préliminaires ». Vous vous rendez directement du stade de connaissance à celui de la bague au doigt. Pourtant les risques sont élevés en cas de mauvaise association, parce qu’elle peut conduire à une paralysie de l’entreprise notamment si les associés-fondateurs possèdent le même nombre de parts et en cas de différence de point de vue sur la stratégie future de la société. Ensuite, l’aventure entrepreneuriale représente une épopée dans laquelle vous serez soumis à un fort stress et la tendance naturelle peut être de le déverser sur celui qui comprend le mieux votre situation et que vous voyez parfois plus que votre conjoint(e), votre associé(e). Les conflits peuvent rapidement naître, qu’ils soient liés aux méthodes de travail, au stress cumulé, à une simple divergence de vision ou encore à l’implication souhaitée de l’associé.

S’assurer d’avoir une bonne raison de s’associer

Demandez-vous quelles sont les raisons qui vous invitent à faire de cette manière. Le besoin en compétences complémentaires représente souvent la première raison de l’association. Ceci est d’autant plus vrai pour les jeunes entrepreneurs, qui peuvent rechercher des personnes qualifiées là où ils ne le sont pas eux-mêmes. Une autre raison peut résider dans le capital nécessaire à la réussite de la société. Au démarrage de l’activité, les fonds servent à constituer le capital social mais peuvent aussi servir à son développement futur, à financer l’innovation ou bien des équipements coûteux. Le besoin d’un carnet d’adresses ou de crédibilité peut également constituer l’une des causes d’une association. Face aux investisseurs, disposer d’un bon carnet d’adresses ou s’entourer d’un dirigeant expérimenté est rassurant. Enfin, vouloir s’associer peut tout simplement émaner d’une volonté de ne pas être seul face au stress et à toutes les responsabilités qui incombent à l’entrepreneur, ou encore, de pouvoir profiter d’un meilleur recul grâce à un autre regard. Mais attention : s’associer n’est toutefois pas toujours la bonne méthode à adopter.

Trouver l’associé(e) idéal(e)

Il est tout à fait possible de détenir un projet mais de n’avoir aucune idée de comment choisir et où trouver son associé. Le plus classique demeure de faire appel à son entourage (famille, amis, connaissances, collègues,…). Des offres d’association sont également diffusées sur internet. Prenez tout de même en compte qu’il est souvent considéré qu’une bonne association passe par la complémentarité des compétences et des appétences. Si les deux associés souhaitent faire la même chose dans l’entreprise et ont les mêmes types de compétences, il se pourrait bien qu’une aile essentielle de l’entreprise ne soit pas couverte. L’exemple le plus caractéristique apparaît de manière évidente avec des , les associés ingénieurs qui développent une solution porteuse de business mais qui n’ont pas la compétence commerciale. Dans tous les cas, n’oubliez pas que le dialogue reste essentiel entre associés.  

Se mettre d’accord sur la vision

Une fois la personne ciblée, il vous reste à vérifier si celle-ci partage la même vision que vous du projet et de la stratégie prévisionnelle, mais aussi les mêmes valeurs que vous en matière de management et d’éthique. N’hésitez pas à aller loin dans les détails. Vous devez pouvoir lui faire confiance et discuter notamment de ce qui se passe en cas d’offres conséquentes ou si vous souhaitez procéder à une levée de fonds. Surtout, vos deux personnalités doivent pouvoir converger même s’il existe des différences. Avoir déjà travaillé avec la personne peut vous permettre de déceler une bonne ou mauvaise association. à défaut, renseignez-vous sur le passé de votre potentiel associé, plutôt que découvrir, a posteriori, de fâcheuses surprises. Deux choses auxquelles vous devez porter une attention particulière. Vous devez vérifier si la personne en question ne fait pas l’objet d’une procédure collective qui pourrait aboutir à la vente de son patrimoine. Dans le cas où elle s’avère mariée sous le régime de la communauté, il faut aussi vous assurer que son conjoint renonce à la qualité d’associé à laquelle il pourrait prétendre dans les cas d’accident ou de décès. 

Quelques précautions juridiques à prendre

C’est ici que se pose la question de la répartition des parts. Il s’agit de déterminer si l’un sera majoritaire, l’autre minoritaire ou si vous restez à parts égales. Vous pouvez dès le début déterminer la manière de trancher les décisions pour éviter tout blocage. Selon le statut juridique de la société, il peut devenir fortement conseillé d’établir ce qu’on appelle un pacte d’associés ou pacte d’actionnaires. Rédigé sous seing privé et souvent confidentiel, ce document mentionne chacun des points relatifs à la collaboration des associés. Ce document permettra, dans la foulée, de bien assimiler et déterminer le rôle et les responsabilités de chacun.

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