Les Business Angels : Les anges de l'entrepreneuriat

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     01/01/07    

Le Business Angel est une personne qui investit et s'investit dans l'entreprise qu'il a choisi d'accompagner

Cyril de Maleprade, Délégué Général de Paris Business Angels. www.parisbusinessangels.com

Qui sont les Business Angels chez Paris Business Angel ?

Les Busines Angels sont des personnes possédant la fibre entrepreneuriale et quelques moyens financiers, intéressées pour participer au développement de jeunes pousses en leur proposant un accompagnement financier et humain. Un Business Angel est avant tout une personne qui investit et qui s'investit dans l'entreprise qu'il a choisi d'accompagner.

Parmi les investisseurs de Paris Business Angels,

  • 1/3 sont des retraités, qui apportent leurs compétences techniques et sectorielles et leur expérience ;
  • 1/3 sont des entrepreneurs qui se cherchent un deuxième sort après avoir réalisé la vente de leur précédente entreprise ;
  • 1/3 sont des cadres en activité qui, outre leur expérience, ont l'avantage d'avoir un carnet d'adresses vivant.

Quels critères appliquez-vous pour sélectionner les projets ?

Tous les projets d'entreprises dites de croissance, mis en œuvre par un ou des entrepreneurs convaincants, nous intéressent. Ce critère est très subjectif. L'idée est d'accompagner une entreprise qui a suffisamment d'ambitions pour que cela justifie d'y consacrer du temps et de l'argent. Ce qui tire la croissance, c'est soit une innovation marketing, soit une innovation technologique. Les autres critères sont plus techniques, et négociables :

  • Proximité : le Business Angel veut pouvoir rencontrer l'entreprise facilement ; c'est parfois essentiel lorsque l'entreprise rencontre des difficultés (ce qui n'arrive bien entendu jamais). Il privilégie donc des investissements à moins de 1h de chez lui.
  • Critère financier : au delà de 300 K€, on sait qu'il est difficile de réunir les fonds demandés dans notre réseau. C'est pour cela que nous avons noué un partenariat avec le fonds d'amorçage régional Ile de France Développement, pour augmenter les moyens financiers et mutualiser nos compétences respectives.
  • Stade de maturité du projet : on attend en général ce que le « proof of concept » soit déjà réalisé. Le premier cercle de financement, les « friends, family & fools », font avant tout confiance à l'entrepreneur qu'ils connaissent personnellement. Les Business Angels ont besoin de créer cette confiance, et donc de voir des premières réalisations concrètes de l'idée du fondateur. De plus, chaque Business Angel investit en vue de vendre sa participation après une période d'accompagnement de 5 ans environ, pour pouvoir réinvestir dans d'autres projets.
  • Le total des besoins de financement : les investisseurs sont sensibles au fait que l'argent qui est levé doit permettre d'arriver à un équilibre de financement d'exploitation. Selon la règle intangible « cash is king », les financeurs en amorçage ne veulent pas risquer d'être évincés dans le cadre d'une 2e levée de fonds.
  • Secteur d'activité : il faut que l'un des investisseurs comprenne l'activité du projet, pour pouvoir en évaluer le potentiel et pour pouvoir accompagner utilement 'entrepreneur.

Quels sont en général les montants que l'on vous demande ?

Les montants qui sont recherchés par les entrepreneurs sont souvent de 300 à 500 K€ ; nous réussissons plus facilement à apporter de 100 à 200 K euros. Nous constatons cependant que les besoins sont souvent exagérés.

Les outils pour les entrepreneurs pour chercher du financement ?

C'est avant tout un bon Executive Summary qui doit être concis et précis, en 4 pages maximum. Il faut raconter qui on est, quelle est l'ambition du projet, qui sont les clients et comment on leur vend, à quoi vont servir les fonds levés… et quelques chiffres pour visualiser rapidement le potentiel du projet par rapport aux fonds levés. Nous avons une trame d’exécutive summary sur notre site internet que vous pouvez utiliser.

Plus globalement, le porteur de projet doit avoir à l'esprit que la recherche d'argent est une opération marketing : on « vend » une partie de son capital dans un environnement très concurrentiel. Il faut donc avoir une offre claire et très argumentée.

Combien de projets avez-vous financé ?

Sur 350 dossiers reçus en 2006, nous en sélectionnons une quarantaine qui sont présentés à tous les investisseurs du réseau. Cette année, nous ferons environ quinze investissements.