Le changement se fait... avec les salariés !

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     26/04/12    
Pour faire bouger son entreprise, le dirigeant doit avant tout donner envie à ses salariés de prendre en main le changement. Une nouvelle vision du management qui donne à tous la mission de la réussite de l’entreprise.

Qui n’a jamais entendu un dirigeant d’entreprise animé des meilleures intentions expliquer que, malgré les précautions prises, la transformation qu’il appelait de ses vœux n’aurait pas lieu. En cause, les équipes n’ayant pas adhéré au sens que leur patron trouvait, quant à lui, d’une absolue évidence…

Changer notre vision du leadership

Comment se fait-il alors que les projets de transformation soient aujourd’hui encore l’épine dans le pied des leaders ? N’y a-t-il pas là un problème de compréhension du rôle à jouer dans la conduite de projets de transformation lorsque le dirigeant se perçoit – et a le sentiment sincère d’être attendu par son entourage direct – comme l’homme providentiel, celui par qui le changement viendra, le dépositaire de la vision. Il en va de sa légitimité de patron !
Et si l’on changeait notre regard sur le leadership ? Et si l’on imaginait un monde où le dirigeant à la tête d’un projet de transformation aurait pour mission de permettre – au sens de donner la liberté, de libérer le pouvoir de faire et le pouvoir de dire – à ses équipes et aux collaborateurs qui les composent, de créer ensemble ce fameux Graal pour eux et pour ceux qui les entourent…

Faire émerger les intrapreneurs

Le dirigeant serait alors celui qui autorise et orchestre un processus de co-construction d’une ère nouvelle qui libèrerait la parole dans l’entreprise, amenant chacun à exprimer en confiance ses idées et à s’affranchir de ses pesanteurs personnelles. On voit par exemple se créer dans des entreprises des « chambres d’expression libre », espaces réservées et sécurisés dans lesquels les collaborateurs sont invités à écrire ouvertement et sans autocensure, sur des grands murs vierges tapissés de papier blanc, leurs peurs, leurs réticences mais également leurs aspirations et leurs besoins.
Un processus au travers duquel se révèleraient « les intrapreneurs » qui sommeillent en chacun. Chaque collaborateur, animé par la confiance en sa capacité de proposer, d’innover, de faire « bouger les lignes », se vivrait alors non seulement comme un acteur de « sa » transformation, mais aussi comme un élément solidaire de la chaîne de transformation, recherchant le meilleur pour lui et pour l’autre et faisant ainsi évoluer ses pratiques et ses comportements dans le sens de l’intérêt commun.

Jouer collectif pour faire bouger l’entreprise

Un processus qui ferait le pari de la décision collective, la voix du dirigeant ne s’imposant pas urbi et orbi. Un processus qui soutiendrait le développement de la coopération en interne et au-delà, avec l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise, notamment par la mise en place d’outils conversationnels (plateforme communautaire, wiki, forum, etc.), le dirigeant ne cherchant plus à maîtriser les diverses initiatives prises par ses équipes mais plutôt à favoriser l’émergence de communautés vivantes au service de l’adaptation permanente de son entreprise…