L'apprentissage en France : la diversité des profils

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     01/05/09    
Une voie de formation attractive, entre tradition et mutation.

L'apprentissage représente une voie de formation qui permet de préparer un diplôme professionnel de l'enseignement secondaire (CAP, BEP, BAC PRO, BP, BT), de l'enseignement supérieur (BTS, DUT, diplômes d'ingénieur, d'école de Commerce) ou encore d'obtenir un titre enregistré au répertoire national des certifications professionnelles.

L'ouverture à l'enseignement supérieur : le moteur de croissance du nombre d'alternants

L'apprentissage s'est progressivement ouvert à tous les niveaux de formations grâce à la loi SÉGUIN du 23 juillet 1987. La réforme Licence-Master-Doctorat (LMD), mise en place en 2002, a permis le fort développement dans le supérieur d'inscriptions d'apprentis en licence et aujourd'hui en master. Cette diversité des formations accessibles en alternance représentent une véritable aubaine pour les entreprises qui peuvent choisir leurs futurs apprentis dans presque toutes les formations.

L'apprentissage reste tout de même majoritairement orienté vers les formations techniques et professionnelles.
Les spécialités de la production demeurent celles qui forment le plus d'apprentis en France. Néanmoins, les secteurs qui accueillaient traditionnellement les apprentis (alimentation, hôtellerie, restauration, bâtiment, carrosserie, réparation automobile, coiffure etc.…) s'ouvrent également aux métiers du tertiaire, sur des spécialités du domaine des services (gestion, finances, communication, ressources humaines…). On assiste également au développement d'un apprentissage post-baccalauréat qui forme des alternants dans des domaines nettement plus variés.

Les apprentis ont vieilli !

Si le nombre d'apprentis augmentent, leur âge moyen augmente de manière notable : l'orientation très précoce vers l'apprentissage est en baisse, avec un taux 7,7 % des entrants qui n'ont pas atteint la classe de troisième contre 13,5 % en 2000.

Le développement de l'apprentissage dans le supérieur a entraîné le « vieillissement » des apprentis : la part des apprentis âgés de 20 ans ou plus passant ainsi de 28,8 % en 2003 à 32,3 % en 2006. Désormais, l'âge des apprentis se situe en moyenne entre 18 et 19 ans.

Un milieu qui demeure largement masculin mais qui est en pleine évolution.

La part des jeunes filles dans le taux d'alternants et d'apprentis est passée de 28,8 % en 1996 à 30,5 % en 2006. Les spécialités de formation restent très marquées par des divergences dans leurs proportions d'étudiants fille/garçon : 81 % des garçons choisissent le domaine de la production, tandis que 85 % des filles préfèrent celui des services. à noter également : les filles sont globalement plus présentes dans l'apprentissage en enseignement supérieur que dans le secondaire.