Ividata, l’entreprise qui optimise le bien-être de ses salariés

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     11/12/18    
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Établie il y a tout juste quatre ans, l’agence de consulting spécialisée dans le digital et le Big Data, Ividata, mise tout sur l’innovation mais surtout, sur le bien-être de ses salariés. Dans le cadre d’une immersion, le groupe nous ouvre les portes de ses splendides locaux. Visite guidée placée sous le signe de la modernité.

Découverte d’un univers insoupçonné. 

Face à cette imposante bâtisse de briques rouges, nous nous serions presque crus dans le nord de la France. Le soleil est pourtant au rendez-vous, rue Baudin à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en ce milieu de matinée. Passés l’arche d’entrée, nous découvrons un tout autre univers avec un hall d’immeuble moderne, sobre et épuré. Une jeune femme à l’accueil nous demande de nous présenter, avant de nous convier à emprunter l’ascenseur. Les boutons tactiles semblent nous rapprocher un peu plus de l’univers digital au sein duquel nous devons être immergés. Direction le quatrième étage, où, là encore, sinon le tag noir « Ividata » inscrit simplement sur l’un des murs, le hall blanc ne laisse rien pressentir. Louis Texier, Responsable de communication, rejoint par Ian Bradac, dirigeant de l’entreprise, nous accueille avec courtoisie. Nous remarquons un premier espace chaleureux composé de petits canapés vintages et d’un tableau où sont affichées des photos des équipes lors des derniers évènements. Invités à s’entretenir avec le cofondateur le temps d’une interview dans une salle de réunion, nous parcourons rapidement une partie des bureaux. Teintée de beige, gris et marron clair, la moquette défile sous nos pieds pendant que nous apercevons plusieurs espaces vitrés, tous conçus dans un style moderne et apaisant à la fois.

Donner du sens au travail de ses salariés. 

À l’intérieur de cette grande salle de réunion, trois petites plantes vertes sont entreposées sur une imposante table boisée et vernie, sous une horloge digitale qui indique l’heure en toutes lettres. L’air décontracté, un café à la main, Ian Bradac revient sur la genèse du projet : « Avec Etienne Aboulker, nous avions déjà monté une première entreprise, spécialisée dans le conseil pour les banques d’investissement, il y a dix ans de cela. » Seulement, un an après la création, la fameuse crise de l’automne 2008 complique l’affaire. Ils tiendront le choc pendant cinq ans, avant de revendre à un grand groupe, tout en restant intégrés à la structure. « Nous avions l’habitude de gérer l’entreprise à notre façon et nous nous sommes retrouvés dans une organisation très politisée. Cela a eu un impact sur la motivation des salariés qui se sont révélés moins efficaces », confie le dirigeant. Les deux cofondateurs décident alors de partir pour fonder Ividata, en 2013. Deux axes stratégiques émergent : le business en finance de marché, avec le Big Data, mais aussi le bien-être. « Voir des personnes devenir moins productives parce que moins motivées nous a fait réaliser l’importance de donner du sens au travail des salariés. Pour y parvenir, nous avons essayé de faire en sorte qu’ils se sentent bien », explique-t-il.

700 m² de locaux pour une trentaine de présents

Pour Ian Bradac, le temps passé au bureau démontre l’importance de savoir l’apprécier. « Nous nous sommes demandé ce que nous allions faire et avons réalisé que trop de structures affichaient de beaux discours. Nous voulions des faits et qu’ils soient parlants immédiatement. » Grâce à l’argent issu de la vente de leur première entreprise, les cofondateurs investissent dans l’aménagement de leurs locaux. « Nous y sommes allés un peu fort car nous avons pris 300 m² de bureaux à deux », avoue le dirigeant sans avoir l’air, pour autant, de regretter. Il poursuit : « Nous avons mis un million d’euros sur la table, sans business plan avec simplement une vague idée de ce que l’on souhaitait faire. » L’année dernière, à peine leurs voisins partis, ils font le choix de racheter leur espace de travail pour le joindre au leur. Alors qu’une trentaine de salariés travaillent sur place (les autres, consultants, étant régulièrement en déplacement chez leurs clients, ndlr), ils s’agrandissent pour une surface totale de 700 m². « Les personnes qui découvrent nos locaux se disent souvent que, si l’on a dépensé autant dans ce sens, cela est sans doute que le bien-être des salariés est au rendez-vous », confie-t-il.

Une maison mère, cinq filiales, et de l’innovation

Au cours de l’interview, le cofondateur revient plus en détail sur le concept d’Ividata : « Le groupe se compose de cinq filiales. Se doter d’entités juridiques indépendantes présente l’avantage de pouvoir piloter plus facilement ces marques, qui ont des clients spécifiques. » L’idée consiste d’abord à récupérer et à stocker les données avec Ividata Value, spécialisée dans la production informatique, puis à les traiter à l’aide d’algorithmes, avec Ividata Stats. Parce que la composante métier reste à considérer, Ividata Link s’occupe du développement applicatif permettant de visualiser les données traitées. En accompagnant les projets, Ividata Expertise permet, quant à elle, la prise de décision en temps réel. Enfin, Ivizone se présente comme un centre de R&D intégré à l’entreprise. Elle constitue un moment clé de son développement : celle-ci passe d’une simple activité de conseil à l’innovation. Selon Ian Bradac, lorsqu’on se lance dans ce secteur, la difficulté réside bien souvent dans le fait d’être en avance sur le marché : « Avant de vendre à des grands groupes, ces derniers doivent d’abord s’organiser et changer les mentalités. Étant donné que nous finançons nous-mêmes notre centre de recherche grâce au groupe, même s’il génère de la perte, nous pouvons évoluer au rythme de nos clients, sans pression. »

Une ambiance libre, presque « bon enfant »

En se baladant dans les locaux aux côtés de Louis Texier, celui-ci nous informe qu’ils comprennent six salles de réunion et trois espaces dits de détente. Au sein de l’un d’entre eux, grand, lumineux, mêlant lit et chaises suspendus, coussins géants et peluche géante grise en forme de chien que l’on aurait fait avec un ballon à sculpter, un salarié passe un appel. « Il est fréquent que des commerciaux passent des appels dans le lit suspendu », précise le Responsable de communication. Habillé en jean, tee-shirt bleu et s’amusant avec une balle en mousse verte, nous apprenons qu’il s’agit de Romain, l’un des business managers. « Le "Venez comme vous êtes" était déjà pris ! », lance le dirigeant avec humour pour évoquer l’aspect « free wear » (littéralement « tenues libres », ndlr) présent chez Ividata. Disposé à l’américaine en s’ouvrant sur les bureaux, un espace cuisine propose cafés à volonté et corbeille de fruits. Prévue initialement pour huit personnes, la table pour déjeuner se révèle bien souvent « remplie par une vingtaine de salariés dont le dirigeant. Nous mangeons généralement tous ensemble, avant de faire une sieste, pour certains d’entre nous », confie Louis Texier tout en nous indiquant la salle de jeux vidéo, où, selon lui, tous les soirs, s’organise un match ou tournoi de football sur la console.

L’entreprise : un bien communautaire grâce à la redistribution

Du petit espace type « salon de terrasse » au hamac disposé sur de la pelouse artificielle où se déroulent fréquemment des entretiens d’embauche, selon Ian Bradac, tout semble avoir été pensé pour le bonheur des salariés. Pour le dirigeant, le mix entre bien-être, ambition et redistribution se place comme un élément clé. « À chaque fois qu’on atteint les résultats espérés ou lorsque nous les dépassons, nous nous demandons comment dépenser une partie de cet argent pour nos salariés. Des challenges bien-être sont ainsi organisés », déclare-t-il. À titre d’illustration, si tel palier de chiffre d’affaires est atteint, ils engagent une masseuse, qui vient chaque semaine au bureau, d’après le cofondateur. « Des prestataires bien-être tels qu’un sophrologue, un mentaliste, un chef pâtissier, un maître sushi…, viennent également sur place. Nous organisons d’autres types d’évènements assez régulièrement comme des afterworks : soirées dans des bars, au restaurant, en boîte de nuit…, afin que chacun, même nos consultants qui, habituellement, sont sur le terrain, ait le sentiment d’appartenance à l’entreprise », ajoute Ian Bradac. Toujours dans cette démarche « bien-être », l’année dernière, ils ont participé à leur première enquête Great Place to Work® (l’entreprise a fini 36e en 2016 et 19e en 2017 au classement de celles de 50 à 500 salariés, ndlr). Plus qu’une reconnaissance, cela leur a permis de prendre du recul sur ce qu’ils mettent en place pour leurs salariés afin de déterminer les points à améliorer. Au-delà de cela, l’impact se mesure au niveau du recrutement.

Créer son propre label et viser l’excellence

L’entreprise détient également son propre label, Iviwell : « Nous l’avons d’abord créé parce qu’on y croit », affirme le dirigeant. « Nous nous sommes aussi demandé comment attirer les nouvelles générations, qui ne se dirigent plus nécessairement vers les grands groupes mais privilégient la liberté et le bien-être », poursuit-il. Pour eux, le label constitue une manière de s’engager sur le bien-être de leurs salariés. Des outils de mesure de satisfaction en temps réel ont, dans la même idée, été développés. « Par exemple, chaque vendredi, les salariés reçoivent un mail avec des questions leur demandant comment s’est passée leur semaine, pourquoi et si nous pouvons faire quelque chose pour améliorer cela. L’intégralité des feedbacks est récoltée et analysée afin de progresser », précise le cofondateur. Derrière ce côté « redistribution », l’ambition ne doit toutefois pas être oubliée, comme le rappelle le dirigeant : « Nous fonctionnons sur la base d’un management à la cool/participatif mais les objectifs ne doivent pas être laissés de côté. Nous pouvons nous permettre tout ce bien-être parce que l’entreprise dégage des profits. » Il ajoute : « Cette part d’autonomie et de liberté nécessite de l’engagement et un peu de contrôle, ce qui explique que nous prônons l‘excellence. »

Entre solidarité et pression positive

En déambulant dans l’espace, une forme de transparence entre les différentes salles nous interpelle. « Il est possible de voir d’un bout à l’autre des bureaux grâce aux baies vitrées  », explique Louis Texier. Effet d’optique ou manière de lier les équipes, quoi qu’il en soit, « tout le monde reste solidaire », lance le jeune Responsable de communication, qui travaille chez Ividata depuis près d’un an. « Si quelqu’un va mal, une équipe se forme pour l’aider à remonter la pente », ajoute-t-il. Dans le même temps, une forme de pression positive se dégagerait : « Nous sommes entourés de talents donc nous nous mettons tous plus ou moins la pression pour être au niveau. Lorsqu’on recrute une personne qui ne correspond pas à l’état d’esprit, l’organisation la rejette naturellement, un peu comme des anticorps lorsqu’un virus est détecté dans un corps. » Côté horaires, ceux-ci restent libres à partir du moment où les objectifs sont respectés. Le dirigeant revient sur ce point fondamental à ses yeux : « Notre organisation implique des objectifs réalisables et les salariés, autonomes, veulent les atteindre. Un équilibre pas évident à mettre en place et tourné vers la personnalité de ces derniers, qui ont compris leur rôle. Chacun sait pourquoi il bosse. » Récemment, les cofondateurs, pour qui se créer mais surtout, saisir des opportunités demeure essentiel, ont intégré une agence de communication digitale, Ohwee, afin de proposer à leurs clients, en plus de l’expertise sur l’ensemble des métiers du Big Data, celle sur le digital. Pour clôturer cette visite, chez Ividata, si l’avenir n’est pas une donnée mesurable, profiter de l’instant présent peut quelquefois l’embellir.

Les grandes valeurs de l’entreprise

  1. Innovation. Nous essayons de pousser les innovations de nos collaborateurs pour réaliser plein de projets.
  2. Bien-être. Nous tentons également de mettre en œuvre un certain nombre de choses assez nouvelles en rapport avec le bien-être.
  3. Excellence. Nous avons de l’ambition. Elle se traduit par l’envie d’aller loin et d’avoir les meilleurs chez nous.
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