De l’ingénieur au commercial, il n’y a qu’un pas

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     26/04/18    
ingenieur commercial pas

Tous deux ingénieurs de formation, Nathaniel Elbaz et Fabien Bidaud sont passés du « côté obscur de la force », comme le dit si bien ce dernier. À la tête d’une société de conseil et d'accompagnement au développement commercial, AbiStart, les deux cofondateurs ont passé avec succès l’étape du fameux démarrage.

« En deux ans, je n’ai jamais autant appris, lance Nathaniel Elbaz, cofondateur d’AbiStart. Même si l’aventure devait s’arrêter demain, j’en tirerais énormément de choses qu’on n’apprend pas toujours à l’école. » Depuis 2015, l’entrepreneur évolue dans le secteur du conseil aux entreprises. « Un certain nombre de start-up, TPE et PME développent leur concept autour d’un sujet technique et laissent de côté l’aspect commercial par manque de temps ou de savoir-faire », affirme-t-il. « Pour les accompagner, nous mettons à leur disposition des consultants commerciaux », ajoute l’autre cofondateur, Fabien Bidaud. À travers son activité de conseil, AbiStart accompagne les entreprises en qualifiant des besoins, en allant à des rendez-vous clients…, le tout pour les aider à se développer.

De profil ingénieur, Nathaniel et Fabien se sont rencontrés chez Bertin Technologies, qui œuvre dans l’innovation technologique et industrielle. Après s’être noués d’amitié, ils décident de fonder AbiStart. « À la base, nous étions deux ingénieurs prédestinés à une carrière technique alors qu’aujourd’hui, nous sommes 100 % orientés vers le volet commercial et, en plus, nous proposons du consulting à des entreprises. On est passé du côté obscur de la force ! », lance Fabien Bidaud, le sourire aux lèvres. Qui a dit que les profils d’ingénieur et de commercial n’étaient pas compatibles ?

« Comme une petite famille »

« - bi » pour « business », « - Start » pour « démarrage » et « A », tout simplement pour se placer en tête de liste des annuaires sur internet, classés par ordre alphabétique. « Être au démarrage du business des entreprises, telle est la volonté d’AbiStart », résume Nathaniel Elbaz. Et en parlant de démarrage, le dirigeant, Fabien Bidaud, se souvient de leurs premiers pas : « Le premier jour, on s’est tous les deux assis dans notre bureau, fraîchement débarqués, chacun sur son ordi, et on s’est regardé en se disant : ''Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?''. » Désormais, la machine est lancée et roule toute seule, enfin presque. Moins d’un an après la création, soit en septembre 2016, les deux cofondateurs décident d’embaucher leurs premières recrues. Alors qu’ils ont ouvert un bureau à Lyon il y a plusieurs mois, l’équipe d’AbiStart compte à présent sept collaborateurs. L’étape du recrutement n’a pourtant pas été facile, selon Nathaniel Elbaz. 

 « Au début de l’aventure, il s’est avéré compliqué d’attirer des talents et de les conserver. Mais depuis, nous sommes comme une petite famille : on passe du bon temps tout en travaillant et en étant efficace, lâche l’entrepreneur. On organise des sorties team building, des petits-déjeuners, on va au restaurant, boire un verre, faire du sport… » Fabien Bidaud précise au sujet de l’investissement personnel : « En tant que chefs d’entreprise, nous sommes très investis étant donné qu’il s’agit de notre projet. Obtenir la même part d’implication des autres collaborateurs demeure un véritable défi. » 

Un démarrage plus qu’amorcé

Si les grands groupes sont envisagés, pour l’heure, les deux associés se concentrent sur les start-up, les indépendants, les TPE ainsi que les PME comme clients. « Il faut pouvoir trouver la bonne formule pour approcher les grandes structures et les personnes qui ont besoin de nous sont d’abord celles qui n’ont pas beaucoup d’argent à consacrer à la partie commerciale ou qui ont des commerciaux mais aimeraient en prendre un supplémentaire qui viendrait booster l’équipe », explique Nathaniel Elbaz. 

En attendant, les axes de développement semblent plus qu’envisagés puisqu’AbiStart propose, d’ores et déjà, une offre au niveau international. Lancée début 2017, elle vient en aide aux sociétés étrangères qui souhaitent s’implanter en France. « Pour l’instant, c’est l’entité française qui va chercher celles étrangères. Notre prochain objectif : ouvrir un bureau au-delà de nos frontières », précise le dirigeant. Et il y a quelques mois, le service a investi dans une société, NeoDeal, spécialisée dans l’optimisation de la prospection sur les réseaux sociaux (automatisation des actions sur LinkedIn, récupération de coordonnées…). Pour Nathaniel Elbaz, le tout est de ne rien lâcher et d’aller jusqu’au bout des choses. Autant dire, qu’à première vue, l’aventure ne fait que commencer.

Donnez une note à cet article