L’héritier de Samsung condamné à 5 ans de prison

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     28/08/17    
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Le 25 août dernier, le vice-président du groupe coréen, Lee Jae-Yong, a été jugé coupable de corruption suite au scandale récent qui impliquait la conseillère de l’ex-présidente du pays, Park Geun-Hye au printemps dernier. Celui-ci vient d’écoper de cinq ans de prison et fait appel de cette décision. Ce genre de situations demeure récurrent en Corée du Sud. 

Une longue histoire de trahison

Le 23 mai dernier, la présidente de Corée du Sud, Park Geun-Hye, comparaissait devant le tribunal de Séoul pour répondre à dix-huit chefs d’accusation, dont corruption et abus de pouvoir. Fille de dictateur démocratiquement élue, la femme politique s’était, par la suite, vue destituée en décembre 2016 par le Parlement. Cette action faisait suite à une affaire impliquant l’une de ses plus anciennes confidentes et amies, Choi Soon-il. Cette dernière, qui n’occupait aucune place dans le gouvernement, se voyait accusée d’avoir utilisé ses relations pour obtenir des faveurs politiques de la part de grands conglomérats comme Samsung, qui auraient ainsi versé près de 70 millions de dollars à des fondations qu’elle contrôlait. Aujourd’hui, c’est au tour de la firme payer le lourd tribut de cette affaire.

Le vice-président de Samsung condamné

Lorsque ces nouvelles ont éclaté au grand jour, les conglomérats dont les noms étaient cités se sont aussitôt retrouvés dans le viseur de la justice sud-coréenne. Parmi eux, le géant de la téléphonie mobile à l’international : Samsung Electronics. Lee Jae-Yong, le vice-président du groupe, vient de se voir condamné à cinq ans d’emprisonnement pour motif de corruption. Celui-ci aurait versé des pots-de-vin à l’ex-présidente, tombée suite au scandale. Alors que le ministère public réclamait une peine de douze ans d’incarcération à l’encontre de Lee Jae-Yong, ses avocats font appel de cette décision finale, rendue vendredi dernier. Le tribunal de Séoul souhaitait, à travers ce geste, blâmer ouvertement les liens de corruption persistants entre politiciens et entreprises dans le pays.

Des relations dangereuses entre conglomérats et politiciens

Robert Kelly, professeur de science politique à l’Université nationale de Pusan, commentait les affaires de corruption en Corée du Sud « La trop grande influence financière des conglomérats sur le système politique par le biais de faveurs et amitiés sont une préoccupation légitime ». Il ne s’agit effectivement pas du premier cas de corruption dans le pays. Les conglomérats tels que Samsung ou Hyundai ont contribué au miracle économique de la Corée du Sud, emploient des milliers de personnes et jouissent d’une grande réputation à l’international. Leurs étroites relations avec les politiques locaux leur ont valu plusieurs arrangements, notamment une protection contre la concurrence étrangère, ce qui leur a permis de devenir leaders dans certaines industries comme les télécommunications. Depuis le scandale ayant éclaboussé la présidence, la justice coréenne se surveille davantage ces grands groupes.

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