Ces habitudes au bureau qu’on ne retrouve pas en France

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     08/11/17    
habitudes bureau ne retrouve pas france

Vous pensez avoir fait le tour du monde de l’entrepreneuriat et de ses pratiques ? Détrompez-vous ! Le modèle francophone n’est pas celui qui s’est diffusé à travers le globe. Chaque pays possède sa propre culture d’entreprise et certaines de leurs habitudes ne sont pas communes dans l’Hexagone. Voici un rapide tour du monde des habitudes de bureau qui diffèrent de celles de la France.

1- Le japon, adepte de la sieste

La sieste ? Une pratique assez mal vue dans l’Hexagone mais qui tend, peu à peu, à redorer son image auprès des travailleurs français. Si cette tendance se fait doucement une place, elle est déjà bien installée dans certains pays tels que le Japon. Ces derniers peuvent faire la sieste n’importe où : métro, bus…, et, souvent, au travail, ce qui serait une preuve de leur investissement. Si cette pratique est plus légitime au Japon qu’en France, cela reste sûrement dû au fait que « les Tokyoïtes sont les personnes qui dorment le moins au monde. Avec 54 minutes de moins que les Parisiens », selon une étude de la Fédération Internationale du Sommeil. Une heure de décalage qui implique ainsi le besoin de faire des siestes. Ces dernières, même si autorisées, demeurent, toutefois, soumises à certaines règles : le salarié doit être apte à reprendre à n’importe quel moment son travail. Alors, et si vous faisiez un petit somme ?

2- Les Etats-Unis, le monde du travail

Il s’agit de l’un des pays les plus ouverts au dialogue en lien avec sa culture du travail. Combien de folles idées ont pu émerger du pays de l’Oncle Sam ? Des concepts des plus innovants mais également des habitudes de travail atypiques. Si en France l’entrepreneuriat se voit assez réglementé au niveau de l’âge, par exemple, impossible de démarrer votre entreprise si vous n’avez pas atteint vos 16 ans. Aux États-Unis, c’est une autre affaire. La créativité des enfants n’est pas laissée de côté et, si leur projet se révèle prometteur et qu’ils sont accompagnés par un tuteur, ils peuvent monter leur propre entreprise. On appelle cela les « KidsPreneurs », un phénomène qui se répand, de plus en plus, sur le territoire américain.

3- Norvège, le bien-être avant tout 

Cette année, la Norvège fut désignée comme le pays où l’on est le plus heureux au monde, selon un rapport de l’ONU. Un titre sûrement dû aux conditions de travail assez souples des Norvégiens. Les dirigeants d’entreprise savent bien que le pays, soumis au froid, peut souvent causer diverses maladies à leurs salariés. Ils accordent donc 25 jours de congés maladies par an, sans réclamer de justificatif médical. Dans l’hypothèse où leurs enfants seraient malades, ils ont également le droit à 5 jours de congés supplémentaires. Si en France les heures de bureau varient et, salariés comme dirigeants, n’hésitent pas à effectuer des heures supplémentaires, eux quittent le bureau à 16 heure et ne ramènent le travail à la maison le soir qu’en cas de nécessité absolue. La Norvège ne privilégie, en revanche, guère les pauses, qui sont perçues comme une perte de temps. « La journée au bureau ne dure donc pas plus de 8 heures, en revanche, il n’y a aucune perte de temps au travail. Par exemple, la pause déjeuner est courte, 20 minutes seulement. A la machine à café, chacun prend sa boisson et revient directement à ton bureau, sans perdre de temps à papoter », explique Laure, Ingénieure dans le secteur de l’énergie, en Norvège, sur le site House of Cadre.

4- La Chine, le dirigeant comme pilier de l’entreprise

Peu à peu, une nouvelle tendance s’installe en France et pousse les dirigeants à plus de souplesse dans leur management afin d’encourager le développement des salariés et l’autonomie. À l’inverse, en Chine, la hiérarchie occupe une place prépondérante. Le chef d’entreprise, semblable au père de famille, s’immisce dans tous les secteurs de l’échelle hiérarchique. Celui-ci est désigné comme le plus compétent de la société et détient un rôle autoritaire. Le bien-être ainsi que les opinions des salariés sont perçus comme minimes face aux objectifs que doit atteindre l’entreprise. Un management assez rude donc qui a, cependant, réussi à placer la Chine comme première puissance économique mondiale.

5- L’Arabie Saoudite, sous le signe du respect mutuel

Dans l’entreprise française, tout le monde se tutoie et appelle ses collègues par son prénom. En Arabie Saoudite, lorsque l’on s’adresse à ses collaborateurs, dirigeant comme salarié, on emploie le « Monsieur » et le « Madame » pour se saluer comme signe de respect. Si le « on va boire un verre » après le bureau demeure assez populaire en France, ne vous attelez pas à cette pratique en Arabie Saoudite où la culture de l’alcool n’existe pas. Bien que la ponctualité est censée représenter un gage de votre investissement, dans les entreprises saoudiennes, les retards ne sont pas associés à un manque de professionnalisme et sont, bien souvent, tolérés.

6- L’Angleterre, un pays attaché à ses traditions mais tolérant

Les entreprises anglaises peuvent paraître assez paradoxales. D’une part, elles restent très attachées aux codes ainsi qu’aux conventions et encouragent à travailler n’importe où (transport, maison, gare… ). D’une autre, elles promeuvent la tolérance de la personnalité de chacun. Ainsi, malgré le fait que certaines professions soient représentatives de l’entreprise en France et soient soumises à toutes sortes de règlementations ou mœurs, ne soyez pas étonné de rencontrer des banquiers anglais recouverts de tatouages ou aux cheveux des plus colorés.

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