Le futur, une préoccupation de tous les dirigeants

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     20/03/18    
futur preoccupation dirigeants

Pour les entreprises, le futur devient une inquiétude. Les changements dus au numérique et à la digitalisation préoccupent de plus en plus de dirigeants. Ils tentent de cerner les nouveaux enjeux de l’entreprise pour perdurer dans le futur sans échouer face aux avancées de leurs secteurs.

Les attentes des dirigeants pour le futur

Avant le dernier congrès de l’Entreprise du Futur qui se tient à Lyon chaque année depuis 2016, une étude a été réalisée avec Segeco, le co-fondateur de l’évènement. Pour connaître les préoccupations des dirigeants concernant les futures pratiques en entreprise, 256 personnes ont été interrogées. Les différentes transformations liées au digital, aux nouvelles technologies, au management et aux modèles économiques sont considérées comme essentielles pour 91% des sondés. Ils sont 58% à déclarer être en mesure de faire face à ces changements dans les prochaines années. En 2017, ils étaient 12% de moins à reconnaître les enjeux et à s’y préparer, une nette progression s’affiche.

Pour les entreprises, le futur va rencontrer des mutations par le biais des technologies. L’arrivée de l’IA (Intelligence Artificielle), des objets connectés et de la sécurisation des données préoccupent les dirigeants mais aussi le management qui sera lui aussi affecté en raison des ambitions relatives à la qualité de vie au travail et au besoin incontournable d’attirer les millennials et les travailleurs en freelance. De plus, le modèle économique est en train de se transformer et les enjeux de l’organisation de l’entreprise et la performance collective seront des contraintes ou opportunités à bien cerner. Le futur reste difficile à concevoir pour certaines organisations, particulièrement les grandes entreprises qui rencontrent des difficultés à envisager les changements car elles gèrent un fonctionnement similaire depuis des décennies et faire face aux enjeux de demain leur demandent d’opérer une transformation qui est épineuse à mettre en place à cause de leur taille et du nombre d’employés.

La préparation des entreprises

Une prise de conscience commence à émerger chez les dirigeants, les domaines changeants sont tous plébiscités aux alentours de 90%. Les entreprises peinent pourtant à développer des actions pour satisfaire les enjeux futurs. Le niveau de préparation des entreprises est bien inférieur à celui de la préoccupation des dirigeants. Les nouvelles technologies, par exemple, s’inscrivent comme un élément majeur, comme thème et ils sont 88% dirigeants à les souhaiter, mais les entreprises ont du mal à l’appréhender. En ce qui concerne les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle rencontre elle un taux de préparation de seulement 24%, taux bien en-dessous de celui de l’année précédente. Devenue cependant essentielle pour le futur, sa complexité refreine l’ardeur des entreprises à s’y atteler.

Pour s’adapter aux changements futurs, certaines entreprises l’envisagent avec sérénité. Les entreprises de Services rencontrent ainsi moins de difficultés que celles de l’Industrie. Pourtant ce dernier secteur est en forte progression pour réussir à suivre les tendances futures. Les petites et les grandes entreprises ne rencontrent pas le même challenge : celles de moins de 10 salariés ont de toute évidence plus de facilités à mettre en place les changements. Avec une petite structure, le management est simplifié en raison des effectifs. 72% des entreprises de moins de 10 salariés se déclarent prêtes alors que pour celles de plus de 50 salariés seulement 39% sont concernées. Pour les mises en place futures, les entreprises ont de manière générale conscience des enjeux et elles souhaitent s’y préparer même si des domaines restent encore difficiles d’accès. Quant à certaines, elles ont fait le choix de s’inscrire dans le futur avec un modèle plus qu’atypique, c’est le choix de Buffer.

Une entreprise sans modèle pour le futur

Chez certains entrepreneurs, les organisations et les hiérarchies des entreprises deviennent inutiles et cantonnent l’humain dans un carcan nuisible au développement et le frein majeur se situe dans le manque de communication avec les salariés qui s’expriment a minima. Pour leur permettre de s’épanouir, Buffer a choisi une organisation sans contraintes. Créée en 2010 par Joel Gascoigne (CEO) et Leo Widrich (COO), cette entreprise a embauché environ 80 personnes et ne possède pas de locaux. L’équipe est « distribuée » un peu partout dans le monde. Les dirigeants ont fait ce choix pour permettre un épanouissement total aux salariés, ils travaillent à leur rythme d’où qu’ils soient. Cette organisation enthousiasme les millennials, ces nomades toujours en quête de voyages et d’aventures. Rien de bien compliqué finalement, il suffit seulement d’avoir un ordinateur et du Wi-fi. Travailler n’importe où on le souhaite est désormais possible.

Par son modèle atypique, l’organisation de Buffer entraîne forcément des contraintes en matière de management, de gestion de projets et de proximité avec les collaborateurs. Elle laisse pourtant place à la liberté et selon le dirigeant, les salariés lui rendent bien. D’après lui, ils sont hyper-productifs et très libres au quotidien dans leurs tâches, mais accorde une place non négligeable à leur vie personnelle. Pour l’entreprise, ce n’est pas le seul avantage, les salariés qui vivent aux quatre coins de la planète permettent une productivité sur 24h grâce à tous les fuseaux horaires. Cette entreprise a donc voulu miser sur un programme simple, faire confiance à ses salariés et leur laisser leur liberté. Une entreprise du futur qui satisfera plus d’un millennials. Le rêve absolu pour faire le tour du monde, tout en travaillant.

Certes l’exemple de Buffer ne peut pas être appliqué à toutes les entreprises. Une usine voyageuse n’existe pas encore ! Mais pour envisager toutes les possibilités, il est nécessaire de se préparer au changement et d’écouter ses salariés.  Ce qui était inconcevable, il a quelques années comme le télétravail est entré dans les habitudes de banques, d’assurances et des petites entreprises et offre un modèle de changement dans les esprits.  Chercher des idées, sortir des modèles pour innover est impératif…mais tout passe par le respect des femmes et des hommes qui sont la clef de voute des entreprises et non la hiérarchie pyramidale qui est utilisée pour justifier les choix, ces contraintes !!! !!! Qui inventera le nouveau modèle ?

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