Ces femmes qui entreprennent

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     06/11/17    
femmes entreprennent

De plus en plus de femmes réussissent et rejoignent le paysage entrepreneurial. Un pari qui peut paraître risqué mais qui est tenu avec brio par de nombreuses entrepreneures. Aujourd’hui en France, 36% des créateurs d’entreprises demeurent des femmes. En attendant que leur nombre augmente, voici pour vous cinq portraits de femmes qui ont entrepris avec succès.

Bertile Burel, l’expérience en coffret cadeau

Bertile Burel fonde aux côtés de son époux James Blouzard, la société Wonderbox. Une marque spécialisée dans les coffrets cadeaux et la vente d’activités de loisirs sur internet. La jeune femme explique qu’après avoir quitté son emploi pour parcourir le monde aux cotés de James, elle souhaitait offrir des cadeaux à sa famille, semblable à l’expérience qu’ils avaient vécu. Ne trouvant pas ce qui leur correspondait dans différentes enseignes, ils décident de se lancer sur le marché de la box en offrant des « expériences » à leurs clients. Le succès demeure au rendez-vous et la jeune femme place son entreprise comme leader du marché français. « Si nous sommes numéro 1 aujourd’hui, c’est parce que nous avons toujours cherché à faire les choses un peu mieux, aussi bien pour nos clients que pour nos partenaires. Nous savions que, si nous traitions bien nos partenaires, ils serviraient bien nos clients. ». Lors du Salon des micros-entreprises Bertile Burel affirme « je suis persuadée que les femmes ont beaucoup à apporter à l’entreprise, elles sont organisées, dotées d’un esprit pratique, en prise avec le réel et elles ont surtout un grand atout, elles savent plus naturellement transformer la vision stratégique en actions concrètes. »

Fany Pechiodat, les bons plans d’une parisienne

La jeune femme débute une carrière marketing au sein du groupe l’Oréal. Mais cette dernière a pour passe-temps favori de dénicher des bons plans. Pour les trouver Fany Pechiodat passe son temps libre à se balader dans les rues de Paris. Avec l’aide de sa petite sœur elle décide de rédiger un mail comprenant des « bonnes adresses » qu’elle envoie à une cinquantaine d’amis. Un engouement se met en place et en à peine quelques mois la jeune femme réunit près de 10 000 abonnés grâce à ses newsletters. En 2008 elle décide de lancer son site MyLitlleParis , un groupe média assez original qui partage astuces et bons plans « Avec des adresses secrètes et insolites qu'on souffle dans leur boîte mail, des box qu'on glisse dans leur boîte aux lettres, des idées inspirantes qu'on pushe dans leur téléphone. » affirme le site de la jeune femme. Une réussite due à un cocktail d’originalité et de nouveauté. « Capitalisez sur la posture d’outsider et adoptez ce qu’on appelle chez nous le Forrest Gump way. C’est la naïveté qui mène à la créativité. L’expertise est l’ennemie de l’innovation donc ne complexez pas de vous lancer sur un marché que vous connaissez mal » conseille-t-elle aux entrepreneurs sur le site les Echos.

Celine Lazorthes, une cagnotte en ligne

La jeune femme est étudiante à HEC Paris lorsqu’on son idée lui vient en tête. Cette dernière était chargée d’organiser le weekend d’intégration de sa promotion avec la responsabilité de collecter des fonds auprès de ses camarades. Pour réaliser sa mission en toute tranquillité, elle décide de développer une plateforme qui permet de collecter l’argent en ligne et en toute sécurité. En mars 2009 le site en ligne Leetchi.com est lancé. Anniversaire, pot de départ, weekend à plusieurs, mariage... Toutes les occasions sont bonnes pour créer une cagnotte en ligne et inviter son entourage à y participer. En 2013, Céline figure première au classement des 100 personnalités qui font le web français, dans la catégorie « entrepreneur du moment ». La même année son entreprise fut désignée « meilleure start-up française » par le magazine de référence des nouvelles technologies Wired Europe. Celine Lazorthes reste très engagée dans la cause des femmes entrepreneures « je pense qu’on est souvent son propre ennemi, il faut répéter que c’est possible et que ça rend heureux » confie-t-elle au site du Figaro.

Anne-Laure Constanza, les envies de vêtements (et de Fraise) d’une maman

Lors de sa première grossesse Laure Constanza se rend compte qu’il devient difficile de trouver de beaux vêtements pour femmes enceintes. Elle perçoit un marché du prêt-à-porter qui n’exploite pas assez cette tendance ou de manière trop coûteuse. Elle décide de prendre les choses en mains et lance sa propre marque sur internet : « Envie de Fraise ». Une marque de vêtements responsable qui a pour objectif de « proposer les plus belles créations à porter du début à la fin de la grossesse et même après, et le faire à un prix juste ». La jeune femme démarre avec un avantage : celui d’avoir travaillé au sein de grandes maisons de luxe françaises et d’être accompagnée par les conseils de sa grand-mère couturière. La marque connait un fort succès et peut se vanter d’avoir habillé des grands noms tels que Natalie Portman, Anne Hathaway ou Serena Williams. Le fait d’allier maternité et entrepreneuriat n’a pas démotivé la jeune femme « En France, la situation me paraît plutôt favorable pour devenir Mompreneur. Ce n’est pas un hasard si nous sommes championnes d’Europe de la fécondité. Concilier vie professionnelle et vie de maman, en France, n’est pas si compliqué, comparé à d’autres pays. » Confie-t-elle sur le site Parents.fr

Pauline Laigneau, des bijoux chaleureux et colorés

L’idée de la jeune femme née lors d’un des plus beaux moments de sa vie : lorsque Charif son compagnon lui demande de l’épouser. Les futurs mariés passent par une étape des plus « romantiques » le choix de la bague de fiançailles de Pauline. Les tourtereaux se rendent dans des boutiques de grand joailliers mais l’engouement du début fait peu à peu place à de la déception. Le monde de la joaillerie leur parait « froid et intimidant », associé à des bijoux plutôt classiques seulement composés d’or blanc ou de diamant et une crainte de ne pas trouver le prix qui leur correspond. L’écoute et les conseils de professionnels ne sont pas non plus au rendez-vous. Suite à ce constat la jeune femme et son époux décident de créer leur propre marque de joaillerie : Gemmyo. « Une maison de joaillerie où chacun serait libre d’avoir un bijou unique et qui lui ressemble vraiment ; une maison de joaillerie accessible partout et tout le temps ; une maison de joaillerie qui aurait à cœur de faire de l’achat d’un bijou un vrai moment de plaisir et non pas une épreuve » explique leur site en ligne. Elle parvient à atteindre un chiffre d’affaires de trois millions d’euros, seulement trois ans après sa création. La jeune femme de 34 ans définit sa passion pour l’aventure entrepreneuriale comme une des clés du succès. « J'écoute toujours ceux qui me disent qu'ils veulent changer de vie. L'entrepreneuriat est une aventure personnelle, un désir qui compte plus encore que l'idée d'entreprise » confie-t-elle sur le site la Tribune.

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