Il faut savoir dire « non »

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     07/07/18    
dire

Dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle, il est difficile de dire « non » à son interlocuteur. Savoir dire « non » demeure toutefois vital, autant pour le manager que pour le salarié. Parfois, la peur de décevoir et la crainte de l’autorité contraignent l’individu à fournir une réponse positive. Donner une réponse négative à son supérieur ou à son collaborateur peut générer des conséquences non négligeables.

Pourquoi dire « non » est-il difficile ?

Savoir dire « non » représente un challenge d’ordre psychologique. Le manager peut considérer ce refus comme une manifestation du caractère affirmé de son collaborateur. De son côté, le salarié pourrait considérer cette réponse négative comme un mépris. Dire « non » renvoie à un refus d’aider, de donner ou parfois même de comprendre, ce qui peut générer des conflits internes difficiles à résoudre. Cela peut induire un sentiment de remords et de culpabilité. Particulièrement pour le manager, cela peut générer un sentiment d’affaiblissement par rapport à son collaborateur. Dire « non » exige du savoir-faire afin d’éviter qu’il ne provoque un impact négatif sur la relation professionnelle.

Avant tout, il faudra se demander j’ai peur de quoi au juste.

J’ai peur de quoi
• d’entrer en conflit
• d’être jugé ou critiqué
• de passer pour un égoïste
• de déplaire ou de blesser
• de devoir se justifier ou s’excuser
• de culpabiliser
• d’être rejeté qui est liée à notre besoin d’être aimé et accepté…

et mettre en opposition les excellentes raisons de dire non et donc de s’affirmer.

mais aussi retourner vers les obligations imprimées depuis notre enfance :

• il faut faire plaisir aux autres… (et être toujours gentil !)
• il faut penser aux autres et leur donner ce qu’ils veulent…

mais aussi

• mon avis n’a pas d’importance ou ne compte pas…
• c’est malvenu ou impoli de dire non…

et chercher ce qui n’est que préjugés et idées reçues.

mais aussi

le manque d’estime et de confiance en soi qui conduit à ne pas se sentir légitime, de valoir moins que les autres, de ne pas être capable de dire non et de s’enferrer dans la négativité.

Comment faire pour dire « non » correctement ?

- Prendre le temps 

Avant de donner une réponse, il faut s’accorder un temps de réflexion pour manifester la considération des besoins d’autrui. Ne jamais répondre dans un moment de précipitation ou de stress. La réponse négative fournie avec un ton calme et serein permet d’apaiser voire d’éliminer le risque de sensation de mépris qui pèse sur le demandeur. 

- Visualiser les conséquences

Il faut déterminer préalablement les enjeux de votre réponse en évaluant les conséquences positives et négatives y afférentes. Particulièrement pour le cas du salarié, accepter une tâche supplémentaire peut lui générer des débordements qui risquent de compromettre son travail et sa mission principale. En pesant le pour et le contre de son refus, il est plus facile de faire comprendre à l’interlocuteur les raisons en émanant.

- Argumenter et proposer des alternatives

Avant de dire « non », il faut identifier les raisons du refus. Expliquer les raisons d’une réponse négative permet d’éviter la sensation de culpabilité et de remords. Aussi, cela permet à l’interlocuteur d’accepter plus facilement la réponse. Chaque individu dispose d’une vision des choses qui lui est propre. Pour éviter les incompréhensions et les malentendus, il vaut mieux s’expliquer clairement et calmement. Pour manifester la considération de ses besoins, il ne faut pas hésiter à trouver des alternatives et proposer d’autres solutions à l’interlocuteur. 

- Tenir ses engagements et rester en contact

Que la réponse soit négative ou positive, cela génère des engagements. L’art de savoir dire « non » induit la connaissance et l’estime de soi. En refusant la demande de son interlocuteur, le manager ou le collaborateur montre qu’il a conscience de la valeur d’un engagement. Certes, savoir dire « non » permet à un individu d’imposer sa personnalité et sa légitimité, toutefois, il faut modérer les réponses négatives. Le but ne consiste pas à mettre en valeur son caractère ou son pouvoir, mais à éviter de porter préjudice à ses propres intérêts et à ceux de l'entreprise.

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