Il faut savoir dire « non »

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale    06/12/16    0
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En milieu professionnel, il est difficile de dire « non » à son interlocuteur. Savoir dire « non » demeure toutefois vital, autant pour le manager que pour le salarié. Parfois, la peur de décevoir et la crainte de l’autorité contraignent l’individu à fournir une réponse positive. Donner une réponse négative à son supérieur ou à son collaborateur peut générer des conséquences non négligeables. Pour limiter les dégâts, il convient de respecter certaines règles. 

Pourquoi dire « non » est-il difficile ?

Savoir dire « non » représente un challenge d’ordre psychologique. Le manager peut considérer ce refus comme une manifestation du caractère affirmé de son collaborateur. De son côté, le salarié pourrait considérer cette réponse négative comme un mépris. Dire « non » renvoie à un refus d’aider, de donner ou parfois même de comprendre, ce qui peut générer des conflits internes difficiles à résoudre. Cela peut induire un sentiment de remords et de culpabilité. Particulièrement pour le manager, cela peut générer un sentiment d’affaiblissement par rapport à son collaborateur. Dire « non » exige du savoir-faire afin d’éviter qu’il ne provoque un impact négatif sur la relation professionnelle.

Comment faire pour dire « non » correctement ?

- Prendre le temps 

Avant de donner une réponse, il faut s’accorder un temps de réflexion pour manifester la considération des besoins d’autrui. Ne jamais répondre dans un moment de précipitation ou de stress. La réponse négative fournie avec un ton calme et serein permet d’apaiser voire d’éliminer le risque de sensation de mépris qui pèse sur le demandeur. 

- Visualiser les conséquences

Il faut déterminer préalablement les enjeux de votre réponse en évaluant les conséquences positives et négatives y afférentes. Particulièrement pour le cas du salarié, accepter une tâche supplémentaire peut lui générer des débordements qui risquent de compromettre son travail et sa mission principale. En pesant le pour et le contre de son refus, il est plus facile de faire comprendre à l’interlocuteur les raisons en émanant.

- Argumenter et proposer des alternatives

Avant de dire « non », il faut identifier les raisons du refus. Expliquer les raisons d’une réponse négative permet d’éviter la sensation de culpabilité et de remords. Aussi, cela permet à l’interlocuteur d’accepter plus facilement la réponse. Chaque individu dispose d’une vision des choses qui lui est propre. Pour éviter les incompréhensions et les malentendus, il vaut mieux s’expliquer clairement et calmement. Pour manifester la considération de ses besoins, il ne faut pas hésiter à trouver des alternatives et proposer d’autres solutions à l’interlocuteur. 

- Tenir ses engagements et rester en contact

Que la réponse soit négative ou positive, cela génère des engagements. L’art de savoir dire « non » induit la connaissance et l’estime de soi. En refusant la demande de son interlocuteur, le manager ou le collaborateur montre qu’il a conscience de la valeur d’un engagement. Certes, savoir dire « non » permet à un individu d’imposer sa personnalité et sa légitimité, toutefois, il faut modérer les réponses négatives. Le but ne consiste pas à mettre en valeur son caractère ou son pouvoir, mais à éviter de porter préjudice à ses propres intérêts et à ceux de l'entreprise.

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14 novembre 2014 6
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