Faut-il toujours placer son argent en bourse ?

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     09/11/10    
Le 4 septembre 2000, l’indice parisien était au plus haut de son histoire (6 922 points). Une décennie plus tard, il évolue péniblement autour des 3 700 points, soit 400 milliards d’euros de capitalisation boursière partis en fumée. Pendant ce temps là, l’immobilier a plus que doublé. 100 000 euros placés en bourse en 2000 sont devenus 60 000 euros (dividendes réinvestis), alors que ces mêmes 100 000 euros, s’ils avaient été placés dans un appartement, vaudraient aujourd’hui autour de 230 000 euros.

Alors faut-il placer toute son épargne en immobilier et bouder les placements financiers ?

Tout d’abord il convient de dire qu’il ne serait pas judicieux de placer 100 % de son épargne dans l’immobilier. La priorité est d’être propriétaire de sa résidence principale, puis de souscrire un contrat d’assurance-vie.

Il faut d’abord pouvoir avoir de l’épargne à court terme (Livret A et LDD). Ensuite, il faut orienter son épargne sur des placements plus judicieux que les Fonds Euros, dont la performance va se situer autour de 3,70 % en 2010.

La baisse des marchés depuis 2010 a fait émerger les conseillers en gestion de patrimoine (CGPI). Ils sont aujourd’hui 4 000 en France qui gèrent le portefeuille de 700 000 clients. Les clients de CGPI sont des personnes qui ont conscience qu’ils doivent prendre leur avenir patrimonial en main et qui ont en général entre 5 000-120 000 euros à placer. Ils font donc appel aux CGPI car les banquiers ne sont pas présents sur ce segment de clientèles.
En 2009, les CGPI ont collectés plus de 2,9 milliards d’euros.

Les clients des banques ont investi dans les Placements maisons des banques qui ont fait péniblement l’indice depuis 10 ans. Les clients des CGPI, eux, ont eu accès à des maisons indépendantes (CARMIGNAC GESTION, Financière de l’Echiquier, Tocqueville Finance, Prigest, Compagnie Financière Edmond de Rohtschild). Aujourd’hui ils sont ravis d’avoir pu connaître des performances alléchantes.

Cette crise a démontré encore que les conseillers ne sont pas les payeurs et que les clients des banques qui avaient achetés aveuglement des sicav maisons se tournent aujourd’hui vers les CGPI