L’entreprise qui repense le concept d’apprentissage des langues

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     26/12/18    
entreprise repense concept apprentissage langues

Speaking-agency, entreprise créée par Antoine Gentil et Julien Viaud, a démarré sur le créneau de l’apprentissage des langues pour évoluer vers le recrutement de personnel multilingue pour entreprise ! Proposant initialement des services de baby-sitting en langues étrangères au contact d’intervenants natifs, la société a su se différencier et innover pour s’adapter à son marché.

Des études à la création de la boîte il n’y a qu’un pas. 

Après avoir suivi la formation post-bac de management international du groupe ESSEC, Antoine Gentil couple cet apprentissage à un double diplôme de marketing et économie à l’Université de Tongji en Chine. De son côté, Julien Viaud étudie quatre ans à HEC Montréal et se spécialise en finance. Les deux étudiants se retrouvent à l’ESCP Europe en mastère « innover et entreprendre » et créent la société avant la fin de leurs études. « Au cours de notre parcours scolaire, nous avons réalisé quelques stages. La création de notre entreprise s’est faite directement à la sortie de l’école » précise le cofondateur. « L’une des difficultés que nous avons rencontrée provient du fait qu’avec Julien, nous n’avions jamais travaillé dans une entreprise auparavant » explique-t-il. Les entrepreneurs doivent rapidement progresser sur le management, point sur lequel ils rencontraient quelques difficultés à leurs débuts.

Une expérience de vie qui pousse à entreprendre. 

L’idée du concept de Speaking-agency vient à Antoine de son vécu : « J’ai habité deux ans aux états-Unis, dans le Texas, avec mes parents et mes trois petites sœurs. Nous en sommes tous revenus avec un très bon niveau d’anglais » raconte-t-il. Le cofondateur retient de cette expérience une problématique simple et se demande pourquoi il ne proposerait pas des services d’immersion linguistique à domicile. « à l’époque, tout un ensemble d’agences de garde d’enfants se développait et nous nous sommes dit : pourquoi ne pas proposer ce service en langue étrangère » précise Antoine. Les deux associés creusent l’idée : « Nous avons pas mal discuté avec des parents pour essayer de mieux comprendre le besoin et l’intérêt liés au service ». Avec l’aide d’une amie graphiste, ils commencent à établir un site internet. Et en 2009, Speaking-agency est née : « Nous ne nous sommes pas posés de question. Nous avons foncé et puis c’était parti ! » s’exclame le dirigeant. Pour le développement de leur activité, ils choisissent l’autofinancement et la dette bancaire. « Pour l’instant, nous nous développons grâce à nos fonds propres et à de la dette, nous envisageons de lever des fonds à court-moyen terme pour développer nos nouveaux services » déclare Antoine Gentil. 

Changer de nom pour marquer une diversification de l’activité. 

Ne proposant à l’époque que de la garde d’enfants, l’entreprise voit d’abord le jour sous le nom de Baby-speaking. Trois années plus tard, les deux cofondateurs font évoluer le nom de leur société pour prendre celui de Speaking-agency. Le baby-speaking ne constitue plus le seul service proposé par l’entreprise et le changement de nom semble nécessaire pour désigner l’ensemble de l’activité. La société, spécialisée dans l’apprentissage des langues, n’intervient plus seulement sur la garde d’enfants en langue étrangère mais propose également des cours de langues à domicile. Antoine Gentil explique : « Nous avons choisi de faire évoluer le nom de la marque pour que les personnes puissent facilement identifier ce que l’on propose désormais, à savoir, en plus du baby-sitting, des cours de langues pour enfants et pour adultes. » à la suite de plusieurs demandes de parents concernant des cours de langues étrangères pour adolescents notamment, cette diversification s’est faite naturellement. « Ils nous faisaient part de leurs autres besoins. Nous avons donc fait évoluer l’offre en créant ce service de cours de langues pour s’adapter à notre marché » ajoute-t-il.

Miser sur le réseau. 

Pour se faire connaître et trouver leurs premiers clients, Antoine et Julien utilisent leur réseau d’anciens d’école. La deuxième stratégie de communication adoptée repose sur le référencement. L’idée est, pour eux, de remonter dans les moteurs de recherche pour mieux se positionner lors de recherches effectuées par des parents en quête d’une solution de garde d’enfants ou autres les concernant. D’un autre côté, ils disposent aujourd’hui d’une communauté de plus de 50 000 candidats multilingues qu’ils animent et qu’ils font intervenir auprès de leurs clients. Le dirigeant confie : « Nous avons embauché 1 500 personnes sur la dernière année scolaire et cette année nous recruterons un peu plus de 2 000 personnes. » Dès le début de l’entreprise, un procédé de recrutement très précis a été mis en place. « Nous sommes capables de trouver à nos intervenants un job qui répond à leurs disponibilités et qui met à profit leurs compétences » ajoute Antoine.

Mettre en avant la valeur ajoutée face à la concurrence. 

Pionnier sur le segment de la garde d’enfants en langue étrangère, Speaking-agency perçoit « de nouvelles offres qui voient le jour et le marché au noir reste notre premier concurrent ». La réponse de Speaking-agency ? « Nous créons de la valeur aussi bien pour le client que pour notre ‘Speaker’ : notre client a une prestation de qualité, le ‘Speaker’ est formé, reçoit du matériel pédagogique, et fait partie de la plus grande communauté multilingue en France, participe à nos évènements… » Pour l’entrepreneur, la première expertise de Speaking-agency est bien de disposer d’une base de données de plus de 50 000 candidats multilingues pour répondre à la demande croissante !

Des ambitions pour l’instant limitées à l’hexagone. 

Speaking-agency n’intervient pour le moment qu’en France, au sein de six grandes villes : Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes et Toulouse. « Nous n’envisageons pas dans un futur proche un développement à l’international nous souhaitons devenir un leader national avant de nous exporter » explique le dirigeant. La majeure partie de leur activité se trouve sur Paris, avec environ 80 % des demandes, et 10 % sur Lyon (le reste, minoritaire, est reparti entre les quatre autres villes). Leur objectif demeure de devenir le premier recruteur en France de personnel multilingue. 

L’essor d’une nouvelle activité. 

Cette année marque pour les deux cofondateurs la création d’une nouvelle activité sous l’appellation de Speaking-talent. Se définissant comme la plus grande communauté de talents multilingues en France, leur objectif est de répondre aux besoins linguistiques des entreprises en élargissant leur activité au B to B. « Une trentaine de clients nous font déjà confiance sur des services de traduction, pour des vendeurs multilingues et d’autres métiers » explique Antoine. Une autre spécificité est de répondre au besoin linguistique sous différentes formes : l’entreprise cliente peut embaucher l’intervenant ou payer un taux horaire. Le mot d’ordre ? « On colle aux besoins des entrepreneurs : gain de temps, économies, fiabilité et flexibilité ! » argumente Antoine. « étant entrepreneurs et très exigeant... on a fait comme si c’était pour nous ! ». Speaking-talent s’articule autour de six métiers : le service client, la traduction, la vente, le tourisme, l’enseignement et l’accueil. Plus concrètement, lorsqu’une entreprise fait appel à Speaking-talent, cette dernière consulte d’abord sa base de « talents » pour les sélectionner selon les critères souhaités, puis valide ou non le niveau de langue, de compétences et d’expérience des candidats. Il ne reste alors plus qu’à l’entreprise à choisir ceux qu’elle estime les plus en adéquation avec ses attentes. En plus de leurs 7 ans d’expérience, les deux cofondateurs n’hésitent pas à se servir de leur première entreprise, Speaking-agency, comme d’un véritable atout en matière de création de réseau. « L’avantage formidable dont nous disposons demeure dans la base de données qualifiée de 68 000 talents multilingues capables de répondre à la demande des entreprises ! De là, nous allons pouvoir contacter les recruteurs de chaque secteur » précise le dirigeant. Une diversification pour le moins logique et qui devrait permettre à l’entreprise de se développer toujours plus.

Donnez une note à cet article