Et si l’entrepreneuriat n’avait pas que des avantages ?

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     10/10/16    
entrepreneuriat avait pas que avantages

Avant de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale, il convient de réaliser que ce ne sera pas chose facile. On a souvent tendance à ne voir que le bon côté de la balance, en pensant à une plus grande liberté et l’absence de contraintes, mais il faut être conscient que la vie d’entrepreneur « n’est pas un long fleuve tranquille ». Etre son propre patron sous-entend plus de responsabilités, de contraintes et de difficultés que l’on n’avait pas forcément envisagées.

Une protection sociale à gérer soi-même

Tous les entrepreneurs ne sont pas forcément des travailleurs non-salariés (TNS) : par exemple, le dirigeant de SAS qui possède moins de la moitié du capital de son entreprise, possédera le statut de salarié. Les autres ont le statut de TNS. Dès lors, leurs cotisations sociales sont 30 à 50 % moins élevées que celles des dirigeants recevant une fiche de paie tous les mois. La protection octroyée à ces TNS est moins qualitative.

En effet, les cotisations au RSI ne permettent pas d'être indemnisé en cas d'accident du travail, de maladie professionnelle, ou bien sûr de chômage résultant de la cessation d'activité. Cela semble particulièrement problématique dans le cas des métiers comportant un risque important, comme ceux du bâtiment.

Certaines prestations sont subordonnées à l'ancienneté dans l'activité : il faut compter un an d'affiliation pour pouvoir bénéficier des compensations en cas de maladie ou de maternité. Le délai de carence est toujours de 7 jours pour un arrêt maladie.

Il existe néanmoins des solutions pour y remédier. Les cotisations obligatoires étant plus basses, il semble nécessaire d'épargner au moins une partie des sommes économisées pour ensuite les placer dans des assurances volontaires, privées ou non. Il est possible de s'assurer volontairement auprès de la Sécurité Sociale pour se protéger des risques liés aux accidents du travail et maladies professionnelles. Tout ce qui est versé dans des assurances complémentaires destinée à couvrir les aléas comme la vieillesse, la santé, la maternité, l'invalidité-décès, est déductible de votre revenu professionnel. C'était l'objectif des contrats Madelin par exemple. Aujourd'hui, il existe même des assurances privées couvrant le risque de chômage.

Autre alternative pour ceux que ces inconvénients rebutent : vous pourrez aussi choisir un statut salarié (gérant minoritaire de SARL, de SAS...), ce qui vous permettra de contourner ces problèmes.

Entreprendre comporte des risques

Lancer une entreprise suppose en général d'investir a minima beaucoup de temps, et bien souvent des sommes non négligeables.

Il semble devenu assez simple de protéger son domicile principal. Auparavant, il paraissait indispensable de constituer une société commerciale (EURL, SA, SARL, SAS...) pour bénéficier de la séparation des patrimoines privés et professionnels. L'autre solution, non sans risques, consistait à jouer sur le régime matrimonial (on rendait le conjoint seul propriétaire des biens du couple). Depuis la Loi Dutreil, on peut désormais réaliser une déclaration d'insaisissabilité par les créanciers professionnels de la résidence principale, devant un notaire (cette démarche n'est pas rétroactive).

Les investissements professionnels constituent encore un risque qu'il faut être prêt à assumer lorsqu'on décide de devenir entrepreneur. Ce risque pourra nuire dans les relations avec son banquier, mais aussi, et c'est peut-être plus grave, avec ses proches. Nombreux sont en effet les entrepreneurs qui sollicitent leurs familles et leurs amis lors de la création d'entreprise. Que se passera-t-il s'ils se révèlent incapables de rembourser leurs dettes ?

La fin de la tranquillité d'esprit

Lorsque l'on entreprend, il devient très difficile de séparer le temps professionnel du temps privé. Il y a toujours quelque chose à faire, et certains ont du mal à se déconnecter, concrètement (smartphone allumé, boîte e-mail professionnelle ouverte même le dimanche, etc).

Cela peut se comprendre au regard des lourdes responsabilités à assumer. Lorsque l'entreprise grandit, il faut parfois embaucher et choisir les personnes avec qui l'on va travailler, chose pas forcément aisée. Les managers et la gestion d'équipe ne se déroulent pas toujours comme on le souhaiterait. Avec les fluctuations de l'activité économique, c'est aussi risquer de devoir licencier, à un moment donné. 

Parmi les difficultés classiques de l’entrepreneur, on compte aussi la complexité des démarches administratives. Faire ses comptes, déclarer ses revenus, gérer sa protection sociale, ce sont autant de tâches complexes, prenantes et généralement stressantes. Les difficultés à gérer sa trés

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