Contre la sinistrose : l’antidote W

Carole Tawema     29/03/13    
la solution w

Rien ne va plus, les médias étrangers relayés par la presse nationale décrivent une France pessimiste, défaitiste, paresseuse, méfiante, xénophobe… Mais une fois ce constat racoleur réalisé est-il possibilité d’espérer une once de solutions ? 

Face à cette vague dépressive, c’est le monde de l’entrepreneuriat plus précisément du citoyen entreprenant qui montre la voie. Le citoyen engagé, audacieux, qui va de l’avant et perçoit chaque obstacle comme une opportunité de changement. Mais vers quoi tend-il ? Comment ce spécimen à part parvient-il à voir ce que les économistes, journalistes et hommes politiques les plus au fait de l’état de la société ne perçoivent pas ? 

La réponse est sous vos yeux, plus près au niveau de votre barre de navigation, la voyez-vous cette lettre devenue si banale dans l’écriture d’une URL que vous n’y accordez plus d’importance ? Pourtant c’est dans cette lettre que se dessine le futur: W

Lors de la dernière Edition du salon des entrepreneurs à Paris, Nelly Rodi du Bureau d’innovation éponyme l’annonçait : les tendances futures se déclinent sous la lettre W : We, Words,Woman, Weather et l’on peut ajouter sans trop prendre de risque Water et Weeds. 

L’antidote We

Le français se méfie de l’entrepreneur mais plébiscite les entrepreneurs sociaux. L’essor de l’économie collaborative, l’entrepreneuriat à impact social et environnemental (ne pas confondre avec la RSE) moins exposé que l’industrie aux retournements conjoncturels est une source d’optimisme dans une économie moribonde. D’autant que ce secteur fait une place unique aux femmes et aux jeunes. De la cellule familiale au monde de l’entreprise en passant par les partis politiques; le partenariat, l’association, la participation active, bref le lien entre deux univers qui s’opposent et interagissent peu traditionnellement semble être la clé. 

Localement, près de vous, mais présente dans le monde entier, une jeunesse citoyenne, non partisane, apolitique, s’active. Vous ne les connaissez pas encore pourtant ils ont œuvré et œuvrent encore ensemble, pour votre bien-être, bénévolement, en se basant sur les forces de leur territoire. http://www.jci.cc/guests/

En France, le forum « Osons la France » réunira le 05 avril les français qui veulent y croire. De l’universitaire à l’entrepreneur, le maître mot est l’audace et la mise en avant des forces vives.
A l’international, l’ONU invite chaque citoyen du monde à donner son avis sur la société d’après 2015. Une première dans l’univers des institutions internationales.
http://www.myworld2015.org/

L’anditote Woman

Eduquer un homme c’est éduquer un individu. Eduquer une femme c’est éduquer une nation. Une lapalissade, pourtant du Nord au Sud, d’Ouest en Est, l’être sacré qui détermine l’avenir d’une nation doit faire face aux violences sexuelles, à l’inégalité de droits d’accès aux terres, à l’éducation, à la parole, à l’initiative, aux prises de décisions. Les initiatives sont nombreuses et se multiplient pour défendre les droits de la femme. La plus remarquable étant celle de Vandana Shiva, peu connue du grand public, féministe certes mais surtout écologiste et physicienne. Le lobby pro OGM s’acharne contre elle mais la France est l’un des premiers pays européen à lui donner la parole.

L’antidote Weather

La misère serait moins pénible au soleil, certainement pas sous la canicule. Pourtant au fil des années face à une production et consommation excessive d’énergie, la température grimpe. Elle entraîne non seulement des désordres climatiques, fortes chaleurs suivies par de fortes vagues de froid mais aussi des désastres humanitaires (famines, inondations). A moins que vous n’ayez réservé une place dans le bunker norvégien de Svalbard, la transition énergétique n’est plus uniquement l’affaire d’écologistes utopistes. Elle vous concerne aussi. 

L’association française Négawatt propose une solution crédible à étudier : http://www.negawatt.org/le-manifeste-negawatt-p98.html

Les antidotes Water et Weeds

La guerre pour l’accès à l’eau, l’eau potable qui représente à peine 1% des ressources disponibles sur la planète, ne sont pas une fiction. Sur ce plan La France comme la plupart des pays riches sont les mieux lotis pour s’en sortir. Mais il est illusoire de penser que les populations du Sud ne pouvant accéder à cette ressource vitale patienteront derrière leur frontières dans l’attente d’aide humanitaire ponctuelles et la charité de multinationales. Les solutions naturelles à leur portée existent pour transformer simplement l’eau insalubre en eau potable. Il « suffit » de le savoir et s’intéresser à cette plante de culture vivrière, utilisée dans la médecine ayurvédique que l’on croise dans les pays tropicaux, au bord des routes ou par hasard dans un champ … parmi les mauvaises herbes: le moringa Oléifera. Une plante dont les vertus pourraient rendre leur autonomie à de nombreux pays du Sud. Il ne vous reste plus qu’à divulguer l’information :

Pour en savoir plus : http://www.fao.org/docrep/r7750F/r7750f04.htm

L’antidote Web

Inutile de vous convaincre sur ce point ! Qu’on le veuille ou non lorsque les médias traditionnels vous noient sous une actualité anxiogène, le web reste la première source d’information choisie et positive. Il est cependant tout à fait possible de vivre sans… loin de tout.