46 conseils que vous n'entendez pas assez pour développer votre business

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale    11/07/16    2
conseils entendez pas assez

De la cave au grenier de l’entreprise, un dirigeant est à tous les étages et sur tous les fronts. Management, financement, informatique, recrutement… Autant de domaines à connaître sur le bout des doigts. Mais parce que nous sommes avertis qu’il est impossible de tout savoir, nous avons listé pour vous ces 46 conseils. A utiliser sans modération.

1. Apprenez à gérer votre temps. 

Vous devez avoir de l’organisation et de la méthode pour gérer les différentes facettes de votre vie de chef d’entreprise et mettre du temps de côté pour votre vie privée. Au fait ? êtes-vous au courant qu’une journée se compose de 24h ? Partant de ce constat – que vous le vouliez ou non – inamovible, vous pouvez à présent vous donner les moyens d’organiser votre temps comme bon vous semble. Attention toutefois aux distractions les plus courantes et qui, sous des airs utiles, vous font perdre plus de temps que vous ne l’imaginez. Jetez-y un œil. Combien de fois par jour vérifiez-vous votre boîte e-mail ? Rien de grave mais à y regarder de plus près, vous perdez en concentration. Et ce regard distrait sur votre smartphone à chaque fois qu’un push ou une notification des réseaux sociaux sur lesquels vous êtes abonné, apparaît ? Là encore, rien de très important si ce n’est le dérangement d’un rendez-vous d’affaire ou le week-end « promis-juré-sans-travail » que vous aviez promis à votre conjoint. Apprenez-donc à ne pas vous laisser perturber par ce qui se passe autour de vous, les e-mails que vous pouvez recevoir, les push de vos amis, les tweets de vos followers… Chaque chose en son temps et au moment de travailler, restez concentré. Organisez-vous avec la bonne vieille « to-do-list », paramétrez votre téléphone et réorganisez les applications de votre smartphone. Et puis, quand vous avez une forte envie de procrastination…. Faites en premier ce que vous remettriez volontiers au lendemain. Rigueur, on vous dit, rigueur. 

2. Soyez toujours prêt à pitcher votre business en 30 secondes chrono.

C’est l’idée du « pitch elevator ». Communiquer son projet à une personne importante rencontrée dans l’ascenseur, dans un délai pour le moins très bref et d’une manière impactante. Pour que votre présentation atteigne le top, faites de ces trois principes clés la base de votre discours : soyez clair, crédible et captivant. Vous pensez que l’idée de votre projet et de votre entreprise est bien plus complexe qu’une présentation en une demi-minute et qu’il vous faudrait le même temps puissance 10 pour l’expliquer ? C’est une erreur. La simplicité est un art difficile. Et si vous n’arrivez pas à le faire, il faudrait penser à creuser du côté de la stratégie de votre entreprise pour l’améliorer et la rendre plus percutante. Votre voix et votre intonation doivent trahir votre enthousiasme. Le vocabulaire utilisé ne doit pas être hyperbolique. Restez fidèle à ce que vous avez pour l’instant réalisé sans vous vanter de qui vous n’êtes pas encore devenu. Ce pitch doit laisser une première impression de votre entreprise, service ou produit. Il doit également attiser la curiosité de ceux qui vous écoutent, qui conquis, vont souhaiter en savoir davantage. Cela ne s’improvise pas. Bachotez votre pitch à l’avance pour acquérir l’aisance et la confiance nécessaires, quel que soit le stress ! 

3. Partez du principe que personne ne vous donnera d’argent.

Avant de vous lancer, mettez les points sur les « i » de vos illusions. Et faites le constat suivant : aucun Business Angel ne voudra laisser des plumes dans votre financement, aucune banque ne va croire en votre projet pour vous faire un prêt. Vous êtes seul. Du moins, c’est ce que vous devez penser pour ne pas dépendre de qui que ce soit. Si au moment d’établir le business plan de votre société, vous vous rendez compte que vous avez besoin de gagner le prochain Euro millions ou de lever d’importants fonds pour créer votre entreprise, mieux vaut revenir à la case départ. Redimensionnez votre business model pour qu’il s’adapte à un petit budget : le vôtre. Misez sur la démonstration que votre entreprise est « scalable », c’est-à-dire capable de monter en charge. Si votre concept est innovant, ne craignez rien, vous allez en avoir des investisseurs. D’ici là… patience et raison. 

4. Pas de jargon ! Utilisez les mots que tout le monde comprend.

Un groupe de philosophes employant des termes kantiens tels qu’impératifs hypothétiques, impératifs catégoriques, épistémologie ou perspective transcendantale, cela vous laisse coi ? Par contre, les termes lead, backlinks, benchmaker, pipe, deal vous parlent davantage ? Eh bien, pensez que pour votre client comme pour votre maman, lorsque vous parlez le jargon entrepreneurial, vous énoncez du Kant. Ce n’est pas toujours évident de s’en rendre compte quand les mots à consonance anglophone sont devenus familiers à vos oreilles et révèlent un certain professionnalisme lors de vos discussions entre start-upers. Ce vocabulaire vous permet de vous inscrire dans une famille d’entrepreneurs et reste un facteur d’identité essentiel. Vous apparaissez intelligents et crédibles… Pas aux yeux de tous !  Adaptez vos messages à vos interlocuteurs et ne perdez pas leur attention. Lorsque vous utilisez des mots qui sonnent bien, posez-vous la question sur le sens qu’ils ont pour votre interlocuteur ? 

5. Séparez-vous des clients qui ne (vous) respectent pas (votre travail).

Tous les clients ne sont pas bons pour votre société. Si certains sont plus difficiles que d’autres, votre expérience vous permet de reconnaître ceux pour qui rien ne sera jamais assez convenable à leurs yeux. Vous pouvez vous rendre fou, être aimable, gentil et poli avec eux sans jamais avoir le moindre signe de reconnaissance. Comprenez bien que certains clients veulent toujours trouver matière à se plaindre. Il vaut mieux choisir de les perdre plutôt que de passer trop de temps à vous inquiéter ou tenter de résoudre leurs problèmes (qui ne cessent jamais) et d’apaiser leur mal-être. Cela peut vous faire mal au cœur de laisser partir à la concurrence l’un de vos clients. Toutefois essayer de mettre à pied d’œuvre l’impossible pour l’un d’entre eux n’est pas sain. Vous allez y perdre du temps – que vous pourriez consacrer à ceux qui en valent vraiment la peine !

6. Respectez les limites que vous vous fixez avec vous-même.

En tant qu’entrepreneur, vous travaillez de manière indépendante. Seuls quelques « happy fews » sont réellement capables de comprendre ce que vous expérimentez... et la plupart d’entre eux vivent, comme vous, à cent à l’heure. à présent que vous êtes grand, mature et (presque) sorti de l’adolescence, il est l’heure de prendre les choses en mains et de respecter vos propres limites. Apprenez à vous dire « non » et à vous responsabiliser. économisez vos énergies est primordial pour la suite de l’aventure. L’entrepreneuriat est un marathon, ne l’oubliez pas. Pas un sprint !

7. Célébrez chaque succès. Même les plus petits. 

Le premier produit. Le premier contrat. Le premier article paru dans la presse. Et toutes ces petites et grandes victoires qui jalonnent la voie du succès. Chacune d’entre elles doit être fêtée du fait que le but a été atteint. D’ailleurs souffler les bougies de ce qui a été accompli permet d’avoir une attitude de vainqueur, un état d’esprit qui doit vous inspirer jusqu’à la prochaine étape. L’idée est de se fixer des objectifs à moyen et à long termes. Certains font office de vision et ne seront atteints qu’une fois votre société totalement en marche, toute voile dehors. Ces réussites si modestes qu’elles soient peuvent être intégrées dans la culture de l’entreprise. Les célébrer vous fera du bien au moral ainsi qu’à celui de vos salariés qui y liront un aboutissement de leur investissement. Vous serez d’ailleurs davantage motivé, vous et eux, pour aller jusqu’à la victoire suivante. Qu’importe que la fête ait lieu dans un grand restaurant ou autour d’une pizza, sur un terrain de foot ou dans les locaux de l’entreprise. La plus-value réside essentiellement dans la reconnaissance de ce qui a été accompli !

8. Prenez soin de la planète. cela fait du bien à votre portefeuille.

Savez-vous qu’une grande partie de la consommation d’énergie est engendrée lorsque les appareils électriques ne sont pas utilisés ? Si vous n’avez pas forcément la fibre écologique, ce simple fait devrait vous alerter sur les économies que vous pouvez réaliser à l’échelle de votre entreprise ! Il existe plusieurs méthodes pour réduire sa facture. La plus efficace consiste à adopter des gestes simples (ou de les faire adopter). Privilégiez la lumière naturelle - gratuite ! - à un éclairage artificiel et faites attention aux types d’éclairage que vous utilisez. Les ampoules basse consommation par exemple utilisent trois fois moins d’énergie que les ampoules traditionnelles. Vous pouvez également utiliser des multiprises avec interrupteur qui permettent de couper l’électricité de tous les appareils en un clic. Le mode veille représente une perte d’énergie qui peut s’élever jusqu’à 15 % de votre facture d’électricité. Vous pouvez également travailler sur les économies de chauffage et de climatisation en veillant régulièrement à leur bon fonctionnement. Enfin, réaliser un diagnostic énergétique en entreprise peut être une démarche primordiale pour détecter les différents postes consommateurs d’énergie et faire émerger des solutions adaptées à l’entreprise. Son coût est assez important mais peut être amorti par des aides financières de l’Agence française de maîtrise de l’énergie (ADEME) à hauteur de 50 % et jusqu’à 70 % pour les TPE. 

9. Engagez des meilleurs que vous.

En marge du recrutement, pensez investissement. Vous souhaitez le meilleur pour votre entreprise, n’est-ce pas ? Laissez donc votre ego de côté, qui consisterait à dire que le dirigeant ou le créateur doit être en tout point le plus compétent et drapez-vous d’humilité. Vous ne savez pas tout faire. S’il y a des points sur lesquels vous êtes très bon, d’autres laissent certainement à désirer. Choisissez, parmi les candidats qui se proposent à vous, les plus intelligents. Même si cela signifie, plus que vous. Certains entrepreneurs sont effrayés à l’idée de recruter des personnes dotées de compétences plus élevées qu’eux. Pourtant ces nouveaux éléments sont capables de challenger votre boîte et de lui apporter amélioration et progrès. Toutefois, gare aux personnes très performantes qui ne sont pas imprégnées des mêmes valeurs que vous. Le recrutement est un choix difficile que vous devez mener judicieusement en réfléchissant également à la dynamique de votre équipe. Quitte à mettre sur la touche quelque fois des meilleurs éléments qui ne s’adapteraient pas à la culture d’entreprise. 

10. Soignez votre photographie sur les réseaux sociaux. 

L’usage courant prétend qu’une photographie vaut mieux que mille mots. Et pour que votre photo de profil sur les réseaux sociaux (Twitter, LinkedIn, Viadeo, Facebook…) mène à la discussion, autant mettre toutes les chances de votre côté. Il est fort à parier que dans un monde d’hyper-connexion, clients, investisseurs ou futurs associés « googlisent » votre nom après une première entrevue ou après réception de dossiers vous concernant. Vous devez faire de votre portrait web votre allié et éviter que celui-ci ne vous discrédite professionnellement parlant. Pour que votre photographie inspire confiance, quelques conseils sont à prendre en compte. Misez tout d’abord sur la cohérence et la simplicité. Attirez l’attention grâce à un portrait resserré et évitez les arrière-plans décalés (une plage de sable fin fait rêver mais n’interpelle pas forcément vos futurs clients). Bannissez également les selfies de groupe dans lesquelles vous seriez très peu reconnaissable. Votre visage parle pour vous. Donnez-lui de l’animation. Un sourire ou un éclat de rire, même figé, est communicatif et incite à la conversation. Ne cherchez pas non plus à vous la jouer « cool » en arborant des lunettes de soleil. Vous semblez davantage compétent et engageant lorsque vos yeux peuvent être captés dès le premier regard. Enfin, évitez le piège des vêtements. Vous proposez vos services de DJ ? Un costume n’est peut-être pas nécessaire. Par contre, en tant que chef d’entreprise dans la vente et le conseil, cela peut fort aider… 

11. Allez en soirée networking... et soyez actif !

Il faut se motiver pour aller aux soirées networking après une journée de travail éreintante ! Surtout quand tout vous appelle à rentrer chez vous et quand certains de vos amis entrepreneurs ne cessent de vous répéter que les soirées de réseautage ne servent à rien sauf à perdre du temps. Et pourtant, si vous souhaitez à la fois vous faire connaître et rencontrer des personnes intéressantes pour votre entreprise, vous devez rentrer dans l’arène du networking ! Là il est encore simple de rester assis sur sa chaise, et de se persuader que toutes les démarches ont été faites depuis que vous avez franchi la porte. Erreur. Le networking est un sport de contact et vous devez vous y engager à fond ! Le moyen le plus clair pour sortir de votre coquille si vous n’êtes pas un habitué du réseautage est de se fixer une stratégie avec des objectifs à la clé. Un nouveau contact par mois, au moins. Cela vous challenge. Et quand on parle de contact, on sous-entend un VRAI contact. Non pas une carte de visite que vous allez poser sur votre bureau en oubliant deux semaines plus tard, la personne de référence. Intéressez-vous à son profil, son projet, ses objectifs. Vous pouvez également prendre le temps d’aider la personne si cela est dans vos cordes et de passer du temps à la conseiller et à l’écouter. Il paraît que le business karma existe aussi dans le domaine entrepreneurial et que vos bonnes actions peuvent jouer en votre faveur. Dernière chose. Le networking, ce n’est pas seulement quand vous le sentez ou en soirée professionnelle. C’est tous les jours et même dans les endroits les plus improbables ! Alors ouvrez l’œil et restez motivé. 

12. Ne donnez pas votre décision sans prendre le temps de réfléchir. 

Vous connaissez l’adage « Il y a un temps pour parler et un temps pour se taire » ? Lorsque vous faites face à de nouvelles opportunités, que ce soit de marché, de partenariat, de diversification de votre offre, et même si celles-ci paraissent alléchantes, réfléchissez-y à deux fois. Vous avez entendu que vous devez être ouvert aux défis pour votre start-up/entreprise et que vous devez sauter sur les occasions qui se présentent à vous. C’est vrai !… Mais pas toujours. Préférez aussi la temporisation et la réflexion. Toutes les opportunités ne sont pas bonnes à saisir. Bien sûr, vous ne serez jamais certain à 100 % que votre décision est la meilleure mais prendre le temps de se poser une seconde plutôt qu’une demi-seconde avant de se lancer pourrait vous faire gagner du temps. Face à votre interlocuteur, sachez-vous taire pour laisser celui, en face de vous, parler et expliquer ce qu’il attend du projet qu’il vous propose. Puis donnez-vous quelques jours, semaines pour réfléchir à l’idée en la confrontant à votre équipe et à votre propre stratégie de croissance. Ensuite, si vous êtes convaincu, n’attendez plus, foncez ! 

13. Vous avez le droit de demander CONSEIL !

Bien s’entourer n’est pas seulement un conseil à donner aux entrepreneurs débutants. Le parcours entrepreneurial est dur et semé d’embûches. Et même si le voyage se fait parfois en solitaire, il ne faut ni avoir l’orgueil de penser tout connaître ni la crainte de passer pour un faible dès qu’on demande conseil. Le point de vue des autres peut faire une grande différence pour votre entreprise. Par contre, sachez que vos conseillers sont certainement très occupés. Alors posez leur une question à la fois, la plus précise possible, surtout si le contact se fait par e-mail. Présentez la situation de manière objective en essayant de vous détacher du problème. Vous serez plus à même d’accueillir le conseil qui vous est donné. Acceptez-le tel qui vient, bien qu’il puisse peut-être vous étonner au premier abord. Si vous avez des difficultés à trouver un mentor, faites appel à vos cercles de contact, aux professionnels qui vous ont entouré jusque-là ou aux experts sur votre marché. Vous pouvez aussi vous tourner vers des personnes plus spécialisées selon votre besoin comme des avocats.

14. Travailler plus ne veut pas dire QUE VOUS TRAVAILLEREZ MIEUX. 

L’idée répandue chez les entrepreneurs est que 70h de travail par semaine est un pré-requis sans quoi votre société ne va guère avoir le temps de se développer et vivre. Tous vos ainés vous l’ont déjà inculqué. L’entrepreneuriat se résume en trois mots : travail, travail et travail. Certes. Les coups de chance ne viennent pas seuls et le travail, paraît-il, finit toujours par payer. Mais si vous changiez la donne ? Il est bien de travailler plus que d’ordinaire mais ouvrez l’œil sur les économies de temps que vous pouvez faire et dont vous pouvez pleinement profiter. Vous vous connaissez mieux que n’importe qui. Il est inutile de commencer votre journée à 8h du matin si vous savez que votre rythme ne vous permet d’être frais et fonctionnel qu’à partir de l’après-midi et jusqu’en fin de soirée. Et inversement. Si vous savez que vous n’êtes plus efficace après 18h, inutile de rester au bureau. Travailler quatre heures de plus par jour ne signifie pas accomplir plus de tâches. Faites fi des convenances et de la bonne moralité entrepreneuriale ! Au contraire, écoutez et faites confiance à votre corps. Rechargez les batteries le temps d’une nuit complète ou d’un week-end lorsque vous sentez que vos forces s’épuisent. Un manque de sommeil peut vous conduire à tout faire valser alors qu’en récupérant quelques heures, vous serez apte à accomplir des prodiges. 

15. Apprenez de vos erreurs. Mais ne refaites pas deux fois les mêmes. 

Vous avez fait des erreurs. Vous faites des erreurs. Vous ferez des erreurs. Rien d’autre n’est plus banal dans la vie d’un entrepreneur. Et au dire de beaucoup, c’est même une nécessité ! Faire des choix conduit à prendre des risques, à essayer une voie plutôt que mille autres qui se présentent à vous. On vous souhaite de réussir. Gardez en tête la probabilité que vous allez échouer à un moment donné. Les belles et grandes choses prennent du temps. Soyez-en certain, vous êtes en marche. Faites en sorte que vos erreurs deviennent le socle de votre motivation. Non le terreau de vos excuses. Décidez dès maintenant que chaque chose que vous ratez vous donne plus d’expérience et de sagesse, que les expériences négatives que vous avez vécues dans le passé ne prédisent en rien du futur de votre entreprise. Les échecs sont des virgules, des temps de respiration, de pause et de rebond. L’idée est de vous en servir pour mettre un point final au fatalisme qui vous dicte que vous ne réussirez pas. Ne retombez pas deux fois dans le même travers, juste pour être certain que vous ne deviez plus le refaire ! Une expérience du type suffit. Rassurez-vous, il y a d’autres erreurs à tester… l

16. N’OUBLIEZ PAS QUE Les clients ont vos meilleures idées. 

Allons ! Un peu de décence. Le client est une personne significative de votre processus de création. Il ne doit pas être cantonné à son poste d’arrière-garde, celui de simple récepteur du produit ou du service. Les temps ont changé et le client n’a aucune raison d’être laissé à la marge. Lorsque vous commencez à intéresser un client avec votre produit ou votre service, il devient un évangéliste de votre marque. Outre le fait qu’il va prospecter autour de lui pour vous (on parle d’influenceurs), il peut vous conduire à avoir des idées innovantes auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé. De telles personnes peuvent également jouer le rôle de déclencheur, si vous n’osiez pas mettre sur pied une idée que vous avez eue et que vous jugiez trop décalée. Parce que le support que vous créez correspond aux besoins et aux attentes des clients que vous avez ciblés, ceux-ci vont en règle générale vous faire des retours positifs mais aussi critiques. Prenez-les comme elles viennent ! Consacrez-leur du temps. Ce sont autant d’idées en germe pour améliorer votre business car les clients attendent souvent toujours plus. Autant de challenges que votre entreprise doit prendre en compte pour s’améliorer et grandir ! Et puis, vous pouvez toujours les devancer en leur demandant directement ce qu’ils pensent de vos produits ou quelles sont les améliorations à y apporter. Voyons ! Ne soyez pas aussi timide !

17. Faites un bilan personnel avant de vous lancer.

La recette entrepreneuriale à cuisiner des projets réussis peut sembler facile ou ardue suivant les personnalités mais vous saurez vraiment si vous en êtes capable lorsque vous regarderez dans le frigo pour voir les ingrédients dont vous disposez. En d’autres termes, faites un point de départ exhaustif de vos compétences en mettant l’accent sur qui vous êtes, vos talents et ce que vous pouvez/savez/voulez faire. Cette première étape est un bon moyen pour éviter d’aller droit dans le mur. Entre l’idée de création et la mise en pratique, il y a un gouffre. Soit vous le franchissez avec brio, porté par votre élan et vos ailes surnaturelles, soit vous vous crashez au sol. Autant être sûr avant de sauter de ce qui constitue votre motivation et votre énergie. Posez-vous la question : « Avez-vous le profil pour créer ? » et commencez l’inventaire de vos connaissances qu’elles soient générales ou professionnelles. Récoltez les données sur votre situation actuelle, sur ce qui fait vos valeurs, vos motivations et même sur vos loisirs. Ayez une vision honnête de vous-même en mettant par écrit vos défauts, vos qualités, et votre vision pour l’avenir, les domaines dans lesquels vous vous sentez prêt à évoluer. Demandez la même chose à vos proches et comparez les données récoltées. Peut-être que certains points vous apparaîtront plus clairs. Et puis, pensez surtout qu’il n’y a pas qu’une seule recette pour entreprendre. Certains ingrédients de base sont nécessaires, c’est ce que le bilan personnel doit valider et mettre en lumière. Pour le reste, votre talent, le parcours entrepris et la participation d’autres personnes feront lever la pâte.

18. Ayez un reporting financier complet régulièrement.

Il ne suffit pas de savoir compter, encore faut-il le faire régulièrement. Le reporting financier vous permet de posséder une gestion saine de vos entrées et sorties mais aussi d’élaborer des prévisionnels et de valider des budgets indispensables au bien-être de votre entreprise. Les indicateurs à privilégier sont, en général, le niveau de rentabilité du projet, le coût de la réalisation et les bénéfices attendus. Une bonne gestion de ces indicateurs dans le temps et de manière régulière vous donnera des éléments de comparaison pour vous situer. Le reporting sera d’autant plus utile et impactant. Bien sûr, un des problèmes principaux pour de jeunes entrepreneurs (comme pour de plus âgés mais suivant la taille de l’entreprise, celui-ci peut toujours être délégué !) c’est que s’atteler à cette tâche n’est pas sexy ! Inutile cependant de recueillir trop d’éléments. Fixez votre attention sur les données essentielles. L’une des clefs est d’être réactif car le faire tous les ans ne sera pas suffisant. Le reporting financier est en général mensuel ou bimensuel et doit souligner des faits nouveaux, importants et exposés brièvement. Des solutions informatiques libres de droits peuvent être exploitées pour créer son outil personnalisé. Il peut aussi être fait sous Microsoft Excel. 

19. Réunissez-vous avec vos associés. 

S’associer ? Autour de vous les paroles fusent : « à deux, vous vous équilibrez », « Mieux vaut être seul que mal accompagné ! », « Ne le recrute pas en fonction de son carnet d’adresses »… Et tous les conseils sont bien de sage augure suivant les cas. Le nôtre ? Sachez gérer vos rapports en équipe que ce soit à deux ou plus. à l’heure du rush, difficile de trouver du temps pour vous concerter. Et pourtant, c’est bien dans ces moments que vous en avez le plus besoin, notamment si une pointe de rancœur commence à naître lorsque vous comparez votre travail à celui accompli par ceux qui vous épaulent. Mettez donc en place des rendez-vous réguliers, sans que cela ne tourne forcément à la réunionite ! 10-15-30 minutes pour se dire tout, pour évacuer le stress, pour se demander un avis mutuel et pour s’enguirlander aussi le cas échéant. Les choses doivent être dites pour pallier les problèmes le plus rapidement possible et passer à une autre étape. Un dialogue transparent est donc plus que nécessaire. Il faudra vous forcer pour ne pas éviter les questions concrètes tellement utiles à la communication et au bien-travailler ensemble. 

20. Payez vos impôts. Gérez avec attention l’administratif.

« Retard de paiement » est une expression qui vous parle ? Pour vous éviter de crouler sous la paperasse administrative au dernier moment, vous feriez mieux de vous organiser et de planifier vos missions – même si, en tant qu’homme de terrain, celles-ci ne vous bottent absolument pas ! Chaque jour, prenez du temps pour ouvrir vos correspondances, qu’elles soient e-mails ou courriers et classez-les selon l’importance et l’urgence qu’elles ont à être traitées. Dans la semaine, bloquez une tranche horaire pour gérer de manière régulière l’administratif. Imposez-vous un planning de travail et soyez discipliné pour faire le point sur la comptabilité grâce à des outils Internet ou matériels comme l’adoption d’un classeur-trieur avec 12 ou plus d’entrées qui vous permet de suivre chaque mois les dossiers importants à traiter. Anticipez le calendrier des échéances liées à la taille de votre entreprise que vous pouvez trouver sur un site comme www.net-entreprises.fr et planifiez vos tâches en vous appuyant sur ce calendrier. Vous ne pensez pas avoir les capacités requises, rien de grave ! Vous pouvez demander une formation auprès de cabinets conseil ou d’établissements publics. Vous pouvez également faire appel à un prestataire extérieur. Il est d’ailleurs vivement conseillé de vous attitrer un expert-comptable. 

21. Licenciement : pensez au collectif d’abord.

Ouh ! Le gros mot. Licenciement. Comment se séparer d’un collaborateur qui ne fait pas l’affaire ? C’est aussi l’aveu implicite d’un échec de part et d’autre. Pour n’importe quelle entreprise, un « divorce professionnel » est difficile à gérer. Alors que dire pour une petite société dont les membres se comptent sur les doigts des mains ? Surtout qu’un jeune entrepreneur n’a pas les moyens d’user des soins d’un RH et que virer – oups ! On veut dire renvoyer – un collaborateur est certainement un dépucelage en la matière, une période critique du parcours d’entrepreneur. Que ce soit pour faute, pour incompétence ou à cause du contexte économique. Dans chacun des cas, vous devez penser au bien du collectif, à votre équipe et votre société. Combien d’entrepreneurs n’ont pas souhaité licencier de peur de blesser leurs collaborateurs et se sont retrouvés par la suite à mettre la clef sous la porte de leur société pour raison économique ? En termes de licenciement, vous devez, le moins possible, rentrer dans l’émotionnel. 

22. Vérifiez que vous margez. 

Il fait bon d’avoir des clients, même beaucoup de clients. Mais, qu’en est-il, si, en acceptant n’importe quel contrat, vous négligez votre marge au profit du nombre ? D’un côté, vous allez surcharger vos équipes, de l’autre il vous sera impossible de rentrer dans vos frais. Sans parler qu’il vous sera également difficile de remonter vos prix après les avoir fixés une première fois… Pour rappel, la marge commerciale correspond à la différence entre le prix des éléments vendus et le coût d’achat des marchandises. Au moment de la création, vous penserez à négocier avec vos fournisseurs et à augmenter la marge commerciale en diminuant le coût d’achat. Si vous repoussez cette étape, vous allez être amené, de toute manière, à faire un choix entre le quantitatif et le qualitatif, à un moment ou un autre. Avoir moins de clients peut vous rapporter tout autant qu’un plus grand nombre et une faible marge.

23. Apprenez à dire non.

La réalité est que dans votre emploi du temps chargé, tout vous apparaît comme essentiel. à cela s’ajoutent les demandes d’aides de collaborateurs ou d’autres entrepreneurs, la pression des clients, la vie de famille ou de couple que vous avez tant de mal à concilier et les amis qui n’osent même plus vous appeler. Votre temps n’est cependant pas flexible à l’infini. L’une des conséquences, outre celle, bien connue, du burn-out, réside dans la fragmentation de votre identité. En disant oui à tout, vous prenez le risque de vous épuiser, tout en omettant votre propre envie de faire les choses. Vous ne vous focalisez plus sur les points importants, vous prenez tout à égale mesure sans distinction. Hiérarchiser ses priorités, c’est aussi savoir dire oui et savoir dire non. Un exercice d’affirmation de soi mais surtout de recentrage sur vos buts et votre vision qui va vous permettre d’éviter les dispersions. Il n’y a rien d’égoïste à savoir dire non, c’est surtout la maturité qui parle.

24. Soyez honnête avec vous-même.

Lorsqu’un accident de la route survient sous l’effet de la drogue ou de l’alcool, c’est regrettable pour celui qui est en faute. ça l’est d’autant plus si des victimes extérieures sont à déplorer. Dans la vie, tout est question de responsabilité. Loin de nous, l’envie de vous plomber le moral, ni celle de prendre la place de la Sécurité Routière. Que vous soyez conducteur et/ou entrepreneur, il existe des garde-fous. Notamment celui de l’Alcootest : être cruellement honnête avec soi-même pour éviter d’aller droit dans le mur. D’autant plus, si vous managez une équipe. En tant que pilote, vous vous devez de ne pas la conduire sur la mauvaise pente. Apprenez donc à vous connaître, à déterminer quelles sont vos faiblesses et la manière dont vous pouvez les pallier (engager de nouvelles recrues, tisser des partenariats, externaliser certains domaines…). C’est indispensable pour mener à bien votre management, votre relation-client, vos partenariats… Votre business ne pourra être honnête et inspirer confiance que si vous l’êtes avec vous-même. 

25. Gare à l’implication émotionnelle, sachez-vous détacher. 

Depuis la création et le lancement de votre boîte, vous ne cessez d’entendre que ce qui vous fera tenir et avoir du succès, c’est votre passion. Loin de nous l’idée de vous faire entendre raison. Les personnes passionnées sont celles qui parlent le mieux de leur entreprise. Ce sont les entrepreneurs doués de passion qui ont assez de cran et de poigne pour croire en leur chance et qui font tout pour parvenir à leur fin. Le revers de la médaille, c’est qu’obnubilé par la passion, vous pourriez tendre à perdre votre esprit critique. Et ça se comprend. Des heures à choyer votre projet comme un nouveau-né. Qui aurait l’envie et même l’objectivité de dire qu’il n’est, au fond, pas si beau que ça ? C’est l’un des conseils les plus durs à donner et certainement l’un des plus difficiles à appliquer, parce qu’au fond, la passion ne se commande pas. Toutefois, soyez alerté et cultivez votre habileté à aiguiser votre esprit critique par rapport à votre propre projet. Essayez aussi de vous détacher un tant soit peu de votre business. Il ne fait pas partie de vous. Si vous échouez, c’est votre projet qui a raté et non vous qui en êtes un. Vous saisissez la différence ? Placez votre identité dans ce que vous êtes et non dans ce que vous faites.

26. Tendez à ne servir à rien.

Vous partez à l’étranger ? Pourquoi pas ! Absent pendant une semaine pour congé maladie ? Même pas peur ! Et en vacances ? Oui, eh bien quoi ! Votre credo à faire enrager tous les entrepreneurs qui vous entourent : « Personne n’est irremplaçable ». Loin de vous dédouaner ou de fuir les responsabilités qui vous incombent, vous savez comment autonomiser votre business pour le rendre flexible en toute occasion. Vous pouvez reconnaître au sein de votre équipe les personnes compétentes à qui vous pouvez déléguer certaines tâches, sans pour autant les assommer de travail durant le temps où vous vous absentez. Une entreprise qui tourne sans son dirigeant est une entreprise saine qui a appris à marcher sur ses deux pieds. Car, le succès, ce n’est pas de tout porter sur ses épaules et d’être le superman de votre entreprise. Mais bien d’apprendre à lâcher prise… Et l’idée que vous chérissez plus que tout est celle de savoir que l’entreprise peut faire mieux, même quand vous n’êtes pas là ! Un défi pour beaucoup d’entre nous ? 

27. Négociez ! La vente est nécessaire.

C’est l’une des parties redoutée ou occultée par certains des entrepreneurs. La vente est l’un des métiers du quotidien, avec la prospection de la clientèle, où le mental, la technique et le comportement jouent sur tous les fronts. Si vous n’êtes pas à l’aise sur ce point, sachez qu’être un bon commercial, si tel est le rôle que vous devez endosser, n’est pas inné et s’apprend à force d’exercices et de travail. Ce sont des techniques d’accroches à acquérir, des silences à respecter, un rythme à manier. Vous devez être persuadé que ce n’est pas vous qui avez besoin du client mais le client qui a besoin de vous. Vous lui proposez un produit/un service dont il a l’utilité. Vous devez faire main basse sur l’art de la négociation et être capable de sentir la dynamique des rapports de pouvoir entre vous et les autres participants de la négociation. Pour servir au mieux les intérêts des deux parties, vous devrez également être prêt à marchander, sans que cela ne tourne au marchand de tapis… 

28. Apprenez de ceux qui ont raté avant vous.

Préférez-vous payer lorsqu’on vous offre quelque chose de gratuit ? Pas toujours, n’est-ce pas ? Lorsque vous faites vos propres erreurs, vous en payez le prix fort, même si vous apprenez à travers l’épreuve du feu. Une étape importante, le plus souvent nécessaire. Certaines leçons coûtent pourtant bien moins chères… Ce sont les erreurs que d’autres ont faites avant vous ! Dans votre entourage, vous connaissez certainement des entrepreneurs qui ont liquidé leur entreprise, qui se sont séparés de leur plus proche collaborateur, qui ont perdu des opportunités gigantesques ou sont passés à côté de leur rêve. Tous ont des choses à vous dire, si vous voulez bien les entendre ! Vous pensez que des conférences sur le thème de l’échec, les problèmes de gestion ou d’associés ne vous concernent pas (encore) ? 1re erreur Sherlock ! C’est en vous entourant de ceux qui ont peiné avant vous, que vous éviterez les plus grossiers pièges et que vous serez davantage armé quand viendra l’heure de vos erreurs.

29. Ne négligez ni les subventions ni les concours.

Savez-vous que vous recevez 3 000 € de subvention pour créer/reprendre votre très petite entreprise dans la Nièvre ? Si entreprendre en Bourgogne serait pour vous un pis-aller, vous pouvez toujours trouver d’autres aides publiques auprès de l’état et des régions. Le site toutaide.com recense la base de données des dispositifs en place. Ne négligez pas non plus la participation à des concours à la création d’entreprise qui vous permettent de présenter votre projet, de vous faire des contacts mais aussi de gagner des prix et des aides. Ces dotations vous sont utiles pour le développement de votre entreprise. Dans la plupart des cas, elles prennent la forme d’enveloppes financières. Ces prix engendrent un cercle vertueux puisqu’ils moussent l’intérêt des médias pour votre entreprise, vous apportent de la crédibilité et rassurent vos partenaires et vos clients.

30. Ayez toujours avec vous un calepin pour noter vos idées.

Admettons qu’un calepin soit un peu démodé (et encore c’est le seul qui ne vous fera pas défaut si votre smartphone rend l’âme), vous feriez toujours bien d’avoir avec vous un outil pour noter vos (bonnes) idées. Elles peuvent naître n’importe où et surtout elles peuvent vous apparaître, au premier regard, futiles. Mais un carnet en main vous permettra de noter dans les transports en commun ou à la maison, les choses à intégrer dans votre to do-list de la semaine ou de conserver la prochaine innovation de votre boîte !

31. Restez poli et souriant en toute occasion.

C’est une leçon de savoir-vivre apprise depuis l’enfance mais parfois oubliée à l’âge adulte, dans le monde des requins du business où l’un des mots à bannir est « gentillesse ». Il est facile de reconnaître quand les personnes sont impolies. Les mauvaises impressions, tout comme les bonnes, peuvent avoir des conséquences dans la durée chez ceux que vous êtes amené à rencontrer ponctuellement ou plus quotidiennement - comme vos collaborateurs. Faites vos devoirs ! Vos leçons de bonne manière sont peut-être à revoir. En ce qui concerne les basiques : dites bonjour à la dame et au monsieur, avec le sourire et en étant irréprochable. Et si vous passez une mauvaise journée, maîtrisez vos émotions. Prenez le temps de parler et d’écouter les personnes qui viennent vous trouver. Si vous êtes pressé, faites-le leur comprendre avec douceur et fermeté (l’un ne contredisant pas forcément l’autre). Essayez de vous souvenir de détails des conversations passées. En appelant votre interlocuteur par son prénom ou en demandant des nouvelles de son mari la dernière fois alité, vous gagnez des points que ce soit commerciaux ou relationnels. Ne rentrez pas non plus dans des discussions de comptoirs, de potins et de ragots. Et puis l’un des must-do du moment en termes de savoir-vivre : ne répondez pas aux appels ni aux messages instantanés lorsque vous êtes dans une conversation, à moins que ce ne soit vraiment urgent…

32. Livrez exactement ce que vous avez promis, voire plus. 

Avez-vous déjà répondu à l’un de vos clients potentiels : « Je reviens vers vous demain en ce qui concerne le prix ! ». Et demain n’arrivant jamais assez tard, l’e-mail s’est noyé dans votre liste de priorités. Pourtant tenir parole doit être l’un des engagements de l’entrepreneur. Lorsque vous promettez quelque chose à un client, que ce soit une facture, une livraison, un suivi, vous devez répondre à ses attentes et si vous en êtes capable aller au-delà. Votre client voudrait le produit pour vendredi mais peut patienter jusqu’au lundi suivant ? Ne lui livrez pas ce qu’il attend le jeudi d’après. Vous faites bien de lui envoyer pour le début de semaine. Vous ferez mieux si vous employez un extra pour faire parvenir l’objet le vendredi. Soyez certain que votre client sera surpris de la diligence de l’exécution et qu’il va garder en mémoire ce que vous avez fait pour lui. En tenant vos engagements, même si vous êtes de jeunes entrepreneurs, vos clients n’auront pas de doute sur le professionnalisme qui est le vôtre. Ils n’auront pas non plus de regret de vous avoir fait confiance. Vous gagnez en crédibilité et en bouche-à-oreille favorable !

33. Pour inspirer votre équipe, racontez-leur une histoire.

Souvenez-vous, certaines histoires sont inoubliables. Et ce sont les meilleurs orateurs qui captivent le plus de monde. Utiliser le storytelling est essentiel pour le succès de votre entreprise auprès de vos clients, des investisseurs et des médias. Encore plus auprès de votre équipe ! C’est en leur racontant une histoire que vous allez motiver vos troupes ! Connaissez-vous les pouvoirs du storytelling ? L’Iliade et l’Odyssée est considéré comme un  des poèmes fondateurs de la civilisation européenne. Ce récit d’épisodes d’aventures mouvementées et trépidantes a fédéré toute une culture et influencé bon nombre d’artistes. Votre guerre de Troie, à vous, conduira votre équipe à se rassembler autour d’un même projet et d’une même vision ! Les histoires ont le pouvoir de vous faire voyager beaucoup plus loin que vous ne le pensez et de vous projeter dans l’avenir. En impulsant une aventure, vous êtes le leader  d’un nouvel air libre et en engageant avec vous une équipe, vous leur donnez de l’audace. Inspirés par votre passion et par l’histoire bien rôdée que vous leur avez préparée, vous allez attiser chez vos collaborateurs l’envie de participer à l’épopée et d’être bientôt maîtres avec vous de la narration. Alors, tous à bord ? 

34. A l’heure où vous avez du succès, faites attention à ne pas vous transformer en idiot. 

Certains naissent idiots. D’autres le deviennent. Avec l’âge, le temps, les regrets… ou l’argent ! Cela ne veut pas dire que certains ne sont pas déjà stupides avant de réussir (c’est l’idée du « MOI, JE suis entrepreneur) ou que le statut d’idiot s’acquiert en pack avec la réussite professionnelle. Mentionnons simplement le fait que c’est un risque, qualifié de plausible. Pour éviter le melon ou les souliers trop étroits, restez simple et attaché à l’idée que vous n’avez pas réussi tout seul. Continuez sur la lancée et les valeurs qui vous ont conduit jusqu’à la réussite, réussite qui n’est pas la fin d’une aventure mais tout simplement une nouvelle étape. Ne faites pas de l’appât du gain, votre seule motivation de carrière et ayez toujours l’esprit frais, vif et ouvert en étant capable de vous renouveler sans cesse et de savoir cibler vos faiblesses. Gardez enfin auprès de vous les personnes qui savent vous conseiller et vous critiquer. L’un des premiers remèdes à l’idiotie, c’est la capacité de se remettre en question ! 

35. Remettez tout en cause, même ce qui marche encore.

Malgré les défis que vous gagnez et même si vous êtes premiers dans plusieurs domaines, l’entreprise demeure un écosystème fragile soumis à la concurrence et aux différentes mutations. Pour assurer à votre société des lendemains qui chantent, vous devez vous remettre sans cesse en cause et ne pas laisser à d’autres le soin de défaire ce que vous avez patiemment tissé. Démodez-vous vous-même ! Soyez visionnaire et critique en anticipant ce que personne ne peut encore penser. Si vous échouez, vous devez vous remettre en question et ne pas chercher d’arguments qui vous déresponsabilisent. Acceptez vos erreurs et le fait que d’autres vous aient devancés. En mettant à plat, votre expérience, vous serez à même de penser mieux et bien la stratégie de votre prochain projet, et de vous remettre en selle avec brio.

36. Soyez conscient de la compétition.

Arrêtez de penser que vous êtes seul dans votre domaine ! Ce serait aussi catastrophique que de faire confiance au premier venu dans un Hunger Game. Autour de vous la compétition fait rage et vous devez en être conscient pour ne pas vous faire avoir. Vous avez fait une étude de marché avant de vous lancer ? C’est bien mais cela ne suffit pas ! Ne prenez pas trop facilement vos aises en compagnie des chiffres et des données qui vous assurent la pôle position de votre entreprise ou de votre produit. Tout marché évolue, certains plus rapidement que d’autres. Vous devez rester au courant de ce qui se passe et connaître les nouveaux venus dans votre secteur. N’ayez pas d’œillères ! En cernant les enjeux de votre marché, vous êtes plus à même de défendre les stratégies de votre société, de redresser le tir, de définir votre offre et de fixer des prix justes et compétitifs. Par rapport à la vente, vous apportez à votre client la preuve que vous connaissez le secteur et que vous proposez un meilleur produit que les autres. Raisons à l’appui ! 

37. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Ayez plusieurs partenaires commerciaux. 

Lorsqu’une entreprise se développe, elle a besoin de s’appuyer sur un réseau de bons partenaires et sur des fournisseurs fiables pour ses approvisionnements. Les raisons peuvent être de nouvelles opportunités à l’étranger, un besoin de diversification, une demande accrue soudainement… Quand vous abordez des marchés éloignés, vous devez être accompagné de partenaires locaux fiables qui importeront et distribueront vos produits à travers le pays. Jouez stratégique ! Même si la confiance doit être au centre de vos relations, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. En diversifiant le nombre de partenaires commerciaux, vous diminuez votre risque d’insolvabilité. Cela vous permet de mener une stratégie de diversification en développant une gamme plus large de produits et de prendre en compte l’ensemble des desideratas.

38. Souriez-vous ? C’est une bonne indication pour savoir si votre business vous rend heureux. 

Serrez les dents et sourire, est-ce vraiment la meilleure solution ? N’oubliez pas une chose, ce n’est pas le succès qui vous rendra heureux. Vous avez besoin d’être heureux d’abord et puis tout au long du parcours qui mène à la réussite…. Le sourire sincère est une bonne indication pour savoir si votre business vous sied. Prenez conscience du nombre de sourires que vous donnez par jour. S’ils ne sont pas assez nombreux selon vous, essayez de modifier la donne. Qu’est-ce qui a changé depuis le début ? Avez-vous perdu votre vision ? Recentrez-vous sur les points positifs de votre entreprise et de votre parcours. Sinon, mettez-vous en quête de la voie qui vous rend véritablement heureux et vous épanouit. N’arrêtez pas de la cherchez avant de l’avoir trouvé. 

39. Ayez trois tâches qui vous recentrent quand vous êtes distrait.

Procrastiner c’est beaucoup plus simple et beaucoup moins voyant que l’envie de se faire une petite sortie shopping un jeudi après-midi, un foot ou simplement regarder un film derrière son ordinateur. D’une page web à une autre, d’une pause clope à une discussion avec un collaborateur, d’un rendez-vous d’affaires annulé à un verre dans un bar…. Il n’y a qu’un pas qui n’est pas forcément l’apanage des salariés. être entrepreneur ne signifie pas toujours être libre de faire ce que l’on veut quand on le veut. Et quand l’envie vous prend de remettre à demain ce qui, pourrait être mené à bien aujourd’hui, il serait temps de se recentrer. Une étude a évalué à 12 minutes le temps de concentration maximum au travail et à 40 à 45 minutes en moyenne le temps de concentration d’affilée ! Pour vous remettre sur les rails de l’efficacité, adoptez des méthodes simples comme changer d’activité si ce que vous faites depuis un moment vous ennuie allégrement, prendre une petite pause ou boire un café ou une boisson énergisante quand vous sentez que le dynamisme nécessaire est vacant…. Si vous travaillez avec un associé, n’hésitez pas à vous motiver l’un l’autre plutôt que procrastiner à deux. Allons ! Vous croyez qu’on ne vous a pas vu ?

40. Stop au perfectionnisme !

Entre vos mains, votre produit. Vous le trouvez bien, pas excellent. De face, de dos, de profil… Il y a encore quelques détails à apporter, des finitions que vous seul voyez. Cela ne vous conforte pas dans l’idée de le lancer. Et pourtant, un produit fait vaut mieux qu’un produit parfait mais inexistant. Pour snober le perfectionnisme et la peur qui vous taraudent le ventre, pensez que l’objectif zéro défaut n’existe pas. En osant, vous allez certainement vous confronter aux avis de ceux qui auraient, de toute manière, fait mieux ou fait autrement. Ne prenez pas leurs critiques personnellement mais nourrissez votre réflexion de ce qui vous semble le plus pertinent. Votre produit, votre service n’est certainement pas parfait mais il s’améliorera avec le temps. Affranchissez-vous de vos peurs, de ce qui vous bloque et vous fait croire qu’aucune erreur ne vous est permise. Libérez votre potentiel, faites des erreurs, grandissez et améliorez votre produit pas à pas. 

41. Apprenez à développer votre charisme. 

Chez nos amis grecs, le charisme était une grâce particulière octroyée par les dieux à un être. Ils lui faisaient don d’un pouvoir spirituel hors-du-commun pour le bien-être de la communauté. Aujourd’hui, la signification du charisme est plus réductrice, c’est pour beaucoup d’entre nous un pouvoir de séduction et d’influence que les leaders ont naturellement mais dont manquent cruellement certains patrons. Pas de panique ! Tout le monde ne naît pas leader et tout le monde ne va pas en devenir un mais avec un peu de pratique vous pouvez découvrir et développer le charisme qui est en vous. Le corps est notamment la première clé. Si vous avez à pitcher face à un public, vous devez soigner votre posture en crédibilisant votre présence aux yeux de vos interlocuteurs. Une autre clé est les émotions que vous véhiculez et qui se transmettent par votre attitude. En jouant sur les silences, le rythme de votre discours, la passion, vous impactez de manière plus significative vos interlocuteurs… qui ne pourront que s’intéresser à vous ! 

42. Souvenez-vous qu’une entreprise est avant tout un groupe de personnes.

La grande vérité d’une entreprise c’est qu’elle n’est ni un bâtiment, ni simplement un business. Une entreprise regroupe des personnes avant toute chose. Et ce sont ces hommes et ces femmes qui créent la valeur des services ou des produits. Les dirigeants doivent soigner la qualité de leur management et ne pas porter leur regard uniquement sur la rentabilité de la société, si important que cela soit ! Les relations au sein d’une équipe impliquent davantage de conséquences que certains dirigeants ne le croient. Doutes, questions, frustrations, jalousies, problèmes personnels mais aussi bonne humeur, entente, liens professionnels et amicaux jouent une part importante de votre entreprise. Ces agrégats de personnalités et d’égo peuvent à la fois bâtir ou détruire votre société. Prenez donc soin des relations, tâchez de mettre en place des activités qui rassemblent et fédèrent vos équipes, même et surtout dans une entreprise de plus de 50 salariés. Jetez attentivement un regard au pourcentage de turnover et mettez en place un suivi pour comprendre ce qui peut être amélioré au sein de celle-ci.

43. Soyez une éponge !

à chercher l’inspiration autour de vous, vous ne faites plus le plein d’idées. Une seule solution pour y remédier ! Sortir des sentiers battus et ne pas rester cloisonné dans l’unique vision du monde tel que l’offre votre domaine. Il y a tant de facettes à voir et à polir. L’inspiration de votre nouvelle idée ou de votre prochaine innovation est quelque part par là. Pour la trouver, ouvrez grand vos yeux et mettez le monde à vos pieds (symboliquement parlant !). Faites-vous une liste de sites à visiter et de blogueurs à suivre le matin avant de commencer la journée. Cette revue du web doit absolument contenir des sites internationaux et nationaux portant sur les grandes lignes de l’actualité mais aussi des articles dans le domaine de l’high-tech et des nouvelles idées et technologies. Publicités, art, mode,… peuvent aussi vous inspirer et accrocher votre sensibilité. Parfois une phrase, un mot, un contexte ou une idée de l’autre bout du monde peuvent aiguiser votre esprit et faire émerger quelque chose de nouveau chez vous. Ne vous en privez pas ! l

44. Entourez-vous d’amis qui n’ont pas peur d’être honnêtes avec vous. 

Dans vos amis, vous comptez ceux qui vous ont présenté votre première copine, ceux qui vous l’ont volée, ceux qui répondent toujours présents la nuit, le jour. à chaque période de vie, son ami spécifique. Et pour l’aventure entrepreneuriale ? Vous devez vous entourer d’amis auxquels vous n’aurez pas peur de vous livrer. Ceux qui sont prêts à entendre, le bon, le mauvais et le reste. Ces piliers ne vous font pas défaut quand viennent les doutes, les peurs et les challenges. Certains ne se rencontrent qu’une fois par an, d’autres vous suivent tout au long de votre parcours. Ils jouent un rôle décisif dans votre expérience parce qu’ils vous parlent vrai. Sans détours. Sans blabla. Ces amis-là ne vous disent pas seulement que votre idée est exceptionnelle. Ils vous livrent leurs conseils pour l’améliorer. Et quand votre projet est nul, ils ne font pas semblant. Ces relations sont à cultiver plus que d’ordinaire.

45. Apprenez à faire confiance à votre équipe. 

Vous devez comprendre une chose en tant que dirigeant d’entreprise. Quand vous apportez votre confiance à votre équipe plus que ce qu’elle pouvait espérer, ses membres vont intensifier leur travail pour vous montrer qu’ils sont dignes de votre confiance. Un entrepreneur excellent n’est pas un super-héros, c’est une personne qui est capable de s’entourer des meilleurs, de déléguer les tâches et d’accorder sa confiance. Testez les membres de votre équipe en déléguant par étape certaines tâches et voyez comment ils s’exposent à la prise de risque. Faire confiance augmente la faculté et l’envie d’innover, de créer et de proposer de nouvelles idées. Et ce, même si vous managez une équipe virtuelle et à distance. Communiquez ouvertement et honnêtement avec chacun des membres et donnez-leur la liberté d’en faire tout autant avec vous. 

46. Brossez-vous les dents et prenez soin de vous. 

Il y a les détails qui tuent. Les cheveux non entretenus chez une femme et les racines qui repoussent après une couleur. Ou chez vous, messieurs, un pantalon de costume taillé trop court associé à des chaussettes de tennis blanches. L’habit a beau ne pas faire le moine et Steve Jobs était Donnez une note à cet article
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8 juin 2015 6
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