Comment financer la formation des dirigeants d’entreprises ?

Thierry Goemans     08/09/14    
formation

Comme leurs salariés, les travailleurs indépendants et les dirigeants d’entreprises ont la possibilité de récupérer une partie de leurs dépenses de formation. Voici des pistes pour lever les freins liés aux coûts de la formation des gérants, présidents et autres travailleurs non-salariés.

Tous ceux qui portent une startup ou une PME à bout de bras sont confrontés à la nécessité de prendre des décisions en permanence. Or, diriger une entreprise, c’est décider aussi sur des sujets parfois éloignés du cursus estudiantin du dirigeant.

La formation continue est parfois la solution, pour les dirigeants d’entreprise et les travailleurs non-salariés qui souhaitent renforcer certaines de leurs compétences. De nombreux programmes de formation professionnelle sont maintenant adaptés à ce type de stagiaires. Un tour sur internet suffit à identifier les programmes adaptés à ce public exigeant.

Financement de la formation des dirigeants d’entreprises et TNS.

On le sait, le prix de la formation peut être un frein. Certains patrons renoncent à se former ou préfèrent envoyer leurs salariés en stage, puisque la formation de ces derniers est prise en charge par des organismes paritaires qui redistribuent les cotisations obligatoires prélevées sur les salaires.

Les non-salariés l’ignorent souvent, mais une partie des cotisations sociales obligatoires qui grèvent leurs rémunérations est affectée au financement de leur formation professionnelle. Comme pour les salariés, des organismes existent, qui sont chargés de redistribuer ces cotisations sous forme de financement de la formation continue des non-salariés. Si vous êtes gérant majoritaire de SARL ou EURL, ou travailleur indépendant, en nom propre ou en EIRL, bref, si aucun contrat de travail ne vous lie à votre entreprise, il serait dommage de ne jamais profiter de ce qui suit :

Obtenir le financement de votre formation :

Les fonds d’assurance formation, chargés de redistribuer les cotisations prélevées sur la rémunération des non-salariés sont les suivants :
• L’Agefice pour les dirigeants non-salariés (TNS) du commerce, de l'industrie et des services,
• FIF-PL pour les travailleurs indépendants exerçant une activité libérale,
• FAFCEA pour les artisans non-salariés
• Vivea, pour les exploitants agricoles, entreprises de travaux forestiers

Un bon réflexe : contactez également votre Chambre de commerce ou la Chambre des Métiers de votre département pour connaître les subventions et aides applicables selon votre situation géographique. Des aides dépendent parfois de politiques locales (Région ou département).

Par ailleurs, le fisc accorde un crédit d’impôt formation pour la formation des dirigeants d’entreprise.

Ce crédit porte sur un maximum de 40 heures par an, valorisées au SMIC, ce qui correspond à une réduction d’impôt de l’ordre de 400 à 450 euros. Toujours bon à prendre !

Lors du premier contact avec l’organisme de formation.

Vérifiez d’abord que l’organisme de formation que vous sollicitez est « enregistré ». En effet, le monde de la formation professionnel est réglementé : seuls les cours dispensés par les organismes de formation officiellement reconnus peuvent être financés par les fonds d’assurance formation précités. Cette reconnaissance passe par l’obtention d’un numéro d’enregistrement délivré par une autorité publique qui répond à l’accronyme « Dirrecte ».

Exigez un service personnalisé

Certains centres de formations font des miracles et pourront vous aider à obtenir la prise en charge d’au moins une partie de vos dépenses de formation. N’hésitez pas à les interroger à ce sujet, lorsque vous sollicitez un devis. La réponse de vos interlocuteurs vous donnera une première indication quant à leur désir d'utiliser votre service.

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Thierry Goemans
Thierry Goemans

DAF indépendant et formateur en comptabilité