En 2015, cap sur la bonne gouvernance !

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     03/03/15    
cap bonne gouvernance

Dans la vie de l’entreprise comme dans la vie en société, qu’il s’agisse d’une PME ou d’une multinationale, les questions d’éthique et de gestion deviennent fondamentales. Mieux, elles pourraient s’ériger en indicateur de la réussite économique et financière des sociétés. Celles-ci sont ici abordées sous le thème de la bonne gouvernance. 

La gouvernance d’entreprise : qu’est-ce que c’est ?

Au sujet de la bonne gouvernance, il n’existe pas encore une définition généralement admise. Toutefois, la référence de base en la matière (code de l’OCDE 1999 – référence en matière de gouvernance d’entreprise ), définit la gouvernance d’entreprise comme « l’ensemble des relations entre la direction d’une entreprise, son conseil d’administration, ses actionnaires et les autres parties prenantes. Elle fournit le cadre au sein duquel sont fixés les objectifs de l’entreprise et définit les moyens d’atteindre et de surveiller les performances ». A cela s’ajoute que la gouvernance d’entreprise pose le cadre de vie, les relations, le système, les processus et les relations humaines à travers desquels l’autorité est exercée. Bien que le cadre juridique duquel devrait dépendre ces mécanismes reste imparfait, il n’en demeure pas moins que la gouvernance d’entreprise joue un rôle de premier plan dans la réussite de l’entreprise, tant pour les PME que pour les multinationales.

Pourquoi même les PME et TPE sont concernées ?

Considérant le concept de base, la gouvernance d’entreprise pose le cadre des règles, des relations humaines et hiérarchiques ainsi que le processus dans et par lequel fonctionne l’entreprise. Par exemple, la gouvernance d’entreprise influence la façon dont les objectifs de la société sont fixés et atteints, comment le risque est surveillé et évalué, et comment la performance est optimisée. Les structures de gouvernance efficaces incitent ainsi les entreprises à créer de la valeur grâce à l’esprit d’entreprise, l’innovation ou le développement et fournit des systèmes de responsabilisation et de contrôle proportionnés aux risques encourus. Ainsi, la gouvernance d’entreprise entre dans le capital immatériel de l’entreprise et représente donc une valeur ajoutée certaine. De plus, la gouvernance d’entreprise accompagne également le changement des mœurs et des mentalités imposant une participation de tous les acteurs dans la vie de l’entreprise. Dans un tel contexte, il va de soi que les objectifs des entreprises passent de : « faire du profit uniquement »(viabilité court terme) à « l’entreprise a des droits et des devoirs vis-à-vis de la société et de toutes les parties prenantes » (viabilité long terme).

De la nécessité d’encadrement d’une bonne gouvernance d’entreprise

Un devoir d’éthique

Il convient de considérer une évolution éthique et innovante de la gouvernance d’entreprise allant au delà d’une évolution orientée profit et ce, à travers des actions dites de « Corporate Social Responsability », « corporate citizenship » ou encore « green business and eco-friendly industry », par exemple. Ces mesures incitent en effet les entreprises et tous ses participants à se préoccuper de tout ce qui concerne la vie de l’entreprise, son environnement, son capital humain.

Pour une valorisation humaine et immatérielle

Les principaux fondements de la gouvernance d’entreprise aujourd’hui tels que promus par les principes de l’OCDE insistent sur la nécessité d’établir des bases solides de gestion et de surveillance de bonnes pratiques à tous les niveaux de l’entreprise afin d’éviter tout risque lié au manque de transparence, à une mauvaise structure ou encore à un non-respect des Droit des actionnaires, des salariés et de toutes les autres parties prenantes. Il paraît également nécessaire de renforcer les dispositifs destinés à éviter les conflits au sein des entreprises et une plus grande parité. Ces réflexions impliquent d’engager et de respecter la diversité dans la composition des équipes suggérant la nécessité de disposer de qualités individuelles spécifiques (indépendance, compétence, expérience, etc.) mais aussi une plus grande diversité notamment en termes de genres, d’origines sociales et culturelles jugée comme pouvant contribuer à la qualité des résultats de l’entreprise.

Et un regain d’intérêts économiques

Un concept et une définition plus claire et homogène des principes de gouvernance permettent la création de valeur ajoutée (capital immatériel) en améliorant les performances par un management honnête basé sur les fondements de notre société. Enfin, un cadre global et plus participatif représente un gage de confiance supplémentaire pour les investisseurs favorisant ainsi les capacités d’emprunts, de partenariats ou encore les opportunités commerciales, toujours selon l’OCDE.

Parmi les pistes proposées, notamment dans le livre vert de la commission européenne basée sur les principes de bonne gouvernance de l’OCDE, il est jugé nécessaire de formaliser le processus d’évaluation de la performance et de la transparence des entreprises, notamment en définissant la participation des salariés et les relations humaines posées. Un auditeur externe peut être consulté dans le but d’évaluer les capacités et l’efficacité de l’entreprise et apporter des solutions.

La bonne gouvernance, d’un point de vue internationaliste

Force est de constater qu’aucun outil n’existe à ce jour afin d’apporter un cadre légal aux pratiques de bonne gouvernance. En effet, sont avancés les arguments liés aux différences d’ordre juridique selon les pays, aux différences de gestion et fonctionnement des places boursières, aux structures de propriété et acquisition et enfin des forces divergentes dues à l’Histoire, à la culture et aux différences de groupements ethniques d’un pays à l’autre. Autant de facteurs rendant difficile l’harmonisation d’un cadre juridique de la gouvernance à l’échelle internationale. Cependant, pour les optimistes, des forces convergentes demeurent, à l’image des codes de bonne pratique de gouvernance déjà existants, de la mondialisation croissante des entreprises, de la concentration globale des pratiques de vérification, de la mise en commun des travaux de recherches, publications et réunions régulières des experts internationaux, et ce, dans tous les domaines !

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