Le bilan comptable : une équation universelle

Thierry Goemans     13/11/15    
bilan comptable

Les entreprises multinationales comme la plus petite société locale partagent la même équation comptable : c’est le bilan. Voilà une bonne raison pour que tous les entrepreneurs s’intéressent à leurs comptes : parmi les nombreux dirigeants de PME/TPE d’aujourd’hui se cachent certains entrepreneurs vedettes de demain.

La situation financière de toute entreprise se mesure, à un instant « t », par trois indicateurs comptables fondamentaux, qui se résument à une égalité, que les comptables nomment « la balance » et sous sa forme la plus synthétique, « le bilan » :

Total de l’Actif = Capitaux Propres + Total des Engagements (ou dettes)

L’Actif : ce que l’entreprise possède.

En d’autres mots, l’Actif du bilan se compose des biens matériels et immatériels que l’entreprise a acquis au fil du temps. Les liquidités, les créances sur des clients, les stocks, les machines, les immeubles et la valeur d’un pas-de-porte sont des exemples de ce qu’on nomme les actifs d’une entreprise.

La valeur des actifs correspond à la somme des moyens mis à la disposition de l’entreprise pour être employés par elle. Ces moyens étant limités aux Capitaux Propres et aux Engagements de l’entreprise, voici notre équation vérifiée une première fois.

Les Engagements (ou dettes) : ce que l’entreprise doit à des tiers.

C’est assez simple : pour pouvoir exploiter des actifs, l’entreprise doit les acquérir. Elle doit donc de l’argent aux tiers qui lui procurent les ressources nécessaires au financement des actifs. Par exemple, les dettes de l’entreprise seront des loyers, des salaires à payer, des intérêts payés aux prêteurs, des impôts et taxes, etc.

Les Capitaux Propres : la mise par les propriétaires de l’entreprise 

A un instant, « t », les capitaux propres sont ce qu’il reste de la mise des propriétaires de l’entreprise, par différence entre la valeur des actifs et la valeur des dettes.
Comme la somme des actifs ne peut logiquement pas dépasser la valeur des ressources (que l’entreprise trouve en faisant des dettes qui viennent compléter l’apport des propriétaires), on peut aussi vérifier l’équation comptable fondamentale ainsi :

Actif – Dettes (ou Engagements) = Capitaux Propres

Les Capitaux Propres sont, in fine, la somme des investissements risqués par les propriétaires de l’entreprise, soit qu’ils aient versé des fonds pour acquérir des titres de propriétés de l’entreprise (actions ou parts sociales), soit qu’ils aient décidé de réinvestir leurs bénéfices acquis dans l’entreprise (au lieu de se les attribuer en les prélevant sur les liquidités disponibles).

Ensemble, les dettes ou engagements additionnés aux Capitaux Propres forment donc les ressources de l’entreprise : La somme de ces deux types de ressources constitue le Passif du bilan, selon la terminologie comptable.

En conséquence, on peut aussi exprimer notre équation tout simplement par :

Actif = Passif

Le Passif se définit aussi comme l’ensemble des ressources financières disponibles pour être employées par l’entreprise. On l’a vu, le Passif se compose, d’une part, des dettes contractées par l’entreprise auprès de tiers et, d’autre part, des fonds laissés par les propriétaires (ou actionnaires) à la disposition de celle-ci.

Le Bilan : présente la balance ou égalité entre Actif et Passif

Les profanes disent que le total de la colonne de gauche du bilan est égal au total de la colonne de droite. En effet, par convention, l’Actif (ou Emplois) est présenté à droite et le Passif (ou Ressources) à gauche dans la représentation d’un bilan.
En tenant compte des principes comptables de base et des quelques mots de vocabulaire explicités ci-dessus, l’entrepreneur averti se montrera plus à son avantage en expliquant que l’Actif de son bilan est égal ou « balancé » avec le Passif.

La vérification de cette balance est la clé de voûte de toute comptabilité en partie double. L’absence d’équité en la matière rend une comptabilité caduque et « à refaire ». En effet, l’équilibre entre Actif et Passif est maintenu en permanence parce que chaque opération commerciale ou patrimoniale affecte systématiquement au moins deux postes comptables de l’entreprise.

Exemples d’écritures comptables en partie double :

  • Quand l’entreprise emprunte à la banque, les liquidités disponibles (donc l’Actif) vont augmenter dans la même proportion que la dette contractée envers la banque (donc le Passif).
  • Quand l’entreprise achète un stock de marchandises, payables à crédit, l’Actif augmente de la valeur des achats, tandis qu’une dette envers un fournisseur vient augmenter également le Passif.
  • Astuce : qu’une entreprise achète des marchandises et les paie « cash », le poste « Stocks » de l’Actif augmente tandis que le poste « Liquidités » également, à l’Actif, diminue d’autant, préservant l’équilibre du bilan sans toutefois modifier aucune valeur du Passif.

Nous voici arrivé au bout de la démonstration de ce qu’est la comptabilité en partie double (ou à double entrée). Le respect de cette norme comptable légale (en France et dans la plupart des pays) s’appuie sur un plan de comptes comptables normalisé, pour permettre l’analyse et la comparaison des entreprises entre elles, selon des critères unifiés.

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