L’amitié dans le travail et plus si affinités…

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     28/03/14    
L amitie dans le travail et plus si affinites

Avec un tiers de nos journées passé au travail, il n’est pas toujours évident de faire abstractions de sa vie personnelle dans le milieu professionnel et il arrive parfois de mêler les deux. Qu’il s’agisse d’une simple amitié ou d’une attirance allant jusqu’au rapport sexuel, ces relations, si elles alimentent les potins à la machine à café ou pendant les pauses, peuvent cependant avoir des conséquences plus lourdes. Quel comportement adopter dans le travail ?

Mon ami collègue, mon pire ennemi

Si l’adage « ne pas mélanger vie privée et vie professionnelle » reste bien ancré dans le monde de l’entreprise, la proximité au travail et les évolutions des méthodes de management tendent à rapprocher les collaborateurs faisant de cette dernière un lieu favorable aux rencontres, allant parfois jusqu’à nouer de belles amitiés. En effet, les résultats d’une enquête INSEE estimaient à 20% les amitiés émanant de la sphère professionnelle.

Toutefois, celles-ci doivent reposer sur certains principes pour rester pérennes dans le temps et ne pas se transformer en putsch !

Tout d’abord, il convient de discerner si ce que l’individu définit comme une amitié repose sur de la sincérité ou s’il s’agit plutôt d’un lien simple de complicité, auquel cas elle peut engendrer de la déception, qui peut devenir source de mauvaise ambiance.

Cette atmosphère tendue peut également émaner d’autres sentiments que peut induire l’amitié au sein de l’entreprise. D’une part, les autres collègues peuvent être envieux de cette relation ou s’en sentir exclus. Il convient alors de déterminer un cadre pour que l’amitié ne soit pas un frein à la cohésion dans le travail, à la communication et à la bonne exécution des missions de chacun, c'est-à-dire qu’elle n’empêche pas d’aller vers les autres membres de l’équipe ou encore qu’elle n’engendre pas de la rétention d’informations, même inconsciente. D’autre part, un des deux protagonistes peut avoir des difficultés à s’adapter à la réussite de l’autre et s’avérer jaloux dans le cadre d’une promotion par exemple. Fixer des règles est alors essentiel pour bien définir où commence et où s’arrête l’amitié et être en mesure de s’adapter au changement.

Le travail doit donc rester la priorité dans le milieu professionnel pour limiter ces effets négatifs, dont les entreprises qui se sont dotées d’une véritable ambiance de proximité, conviviale et amicale, doivent particulièrement tenir compte.

Du fantasme au passage à l’acte

Là encore, les rapports sexuels entre collègues s’avèrent presque monnaie courante dans les entreprises, puisque selon différents sondages, entre 30 et 50% des salariés seraient passés à l’acte, dans les locaux de l’employeur. De plus, ils seraient tout aussi nombreux à s’en limiter à leurs fantasmes de peur que cela puisse nuire à leur carrière. En effet, bien qu’aucune loi française n’interdise d’avoir des relations sexuelles dans le cadre du travail, celles-ci sont cependant encore taboues et très mal perçues dans la sphère professionnelle. Dans la réalité, pour beaucoup de couples formés au travail, il est demandé à l’un des deux de bien vouloir s’effacer au profit de l’autre, pour des raisons de productivité par exemple.

Et moi patron dans tout ça ?

Si les comportements plus personnels entre collègues sont loin de faire l’unanimité, la situation est pire et dangereuse quand ceux-ci sont vécus avec un responsable. En effet, le manager se doit d’être exemplaire quant aux règles qu’ils imposent dans son équipe. Cela passe par le principe de l’équité entre les collaborateurs. Il doit ainsi éviter toute attitude amicale ou même de trop grande proximité vis-à-vis de l’un de ses subordonnés sous peine d’être taxée de favoritisme, de créer des tensions entre salariés empruntes de jalousie, de rompre le climat de confiance à son égard, ou encore de se décrédibiliser totalement.
Dans le cas de rapports physiques, les conséquences sont encore plus graves et le responsable prend le risque d’être confronté à des accusations de « promotion canapé » ou à des plaintes de harcèlements sexuels.